Jeudi 24 avril 2008
 
Pour ceux qui partent et nous laissent pantois, dans l'immense vide de leur départ.
Et pour Alain qui a eu un coup de doute, un coup de blues et qui je sais adore Peter Gabriel.










in this proud land we grew up strong
we were wanted all along
I was taught to fight, taught to win
I never thought I could fail

no fight left or so it seems
I am a man whose dreams have all deserted
I've changed my face, I've changed my name
but no one wants you when you lose

don't give up
'cause you have friends
don't give up
you're not beaten yet
don't give up
I know you can make it good

though I saw it all around
never thought I could be affected
thought that we'd be the last to go
it is so strange the way things turn

drove the night toward my home
the place that I was born, on the lakeside
as daylight broke, I saw the earth
the trees had burned down to the ground
don't give up
you still have us
don't give up
we don't need much of anything
don't give up
'cause somewhere there's a place
where we belong

rest your head
you worry too much
it's going to be alright
when times get rough
you can fall back on us
don't give up
please don't give up

'got to walk out of here
I can't take anymore
going to stand on that bridge
keep my eyes down below
whatever may come
and whatever may go
that river's flowing
that river's flowing

moved on to another town
tried hard to settle down
for every job, so many men
so many men no-one needs

don't give up
'cause you have friends
don't give up
you're not the only one
don't give up
no reason to be ashamed
don't give up
you still have us
don't give up now
we're proud of who you are
don't give up
you know it's never been easy
don't give up
'cause I believe there's the a place
there's a place where we belong

par polly publié dans : humeurs communauté : La gazette des blogs
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Mercredi 9 avril 2008

 

Billet ramassé sur un trottoir, l'équipe de choc demandait de nous en inspirer, utiliser des figures de style, et citer le contenu.


 

 

- Et tu l'acceptes !
- Tu ferais quoi ?
- T'as vu cette injonction : « hors de question qu'une fille dorme ici !» ? Et un garçon il peut dormir ? Et si ce papier n'était pas tombé de ta poche, si je ne le ramassais pas sur tes pas, dans cette flaque, je ne savais rien... Je peux pas dormir chez toi alors.
- On va à l'hôtel.
- T'es cinglé ! T'as pas les moyens, ni moi.
- Chez toi.
- Peux pas, tu sais bien mes vieux.
- C'est pareil pour moi.
- C'est pas tes vieux ! Et regarde ce papier rose ! Ridicule ! Et « vas » avec un s ! ça passe le concours bientôt ! Faudrait que ça soigne son écrit !
- Parce que toi t'en fais pas de fautes peut-être.
- C'est pas pareil, je ne veux pas être prof, et moi au moins je connais mon impératif. Mais ça ne me viendrait pas à l'idée de l'utiliser pour un pote.
- Un pote, faut pas exagérer. Une collocation, c'était à prendre ou à laisser.
- ...
- On fait quoi ?
- ...
- T'as pas une idée.
- Si.



---------

 

 


- Mets le son plus fort.
- Tu crois ?
- Oui.
- Ça tourne en rond... entrera, entrera pas. ?
- Parle pas si fort.
- T'es couard mon Julien! va pas te virer quand même !


------


- Tu pourrais frapper avant de pénétrer dans ma piaule ! On t'a pas appris la politesse.
- J'avais dit pas de fille...
- Nan ! t'avais dit pas dormir ! Elle va pas dormir.
- Et.. heu ! vous faites quoi ?
- Ben, tu vois on regarde un Bambi. C'est pas de notre âge peut-être?


 


 

 

 

par polly publié dans : humeurs communauté : La gazette des blogs
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Dimanche 6 avril 2008

Ce cadeau a 16 ans aujourd'hui,
pour lui je republie ce billet,
pour lui murmurer une fois de plus
 combien il est un bonheur de chaque instant.






Elle ne voulait pas le croire, ne pas penser. Sa balade en Norvège la ramenait bizarre, avec un étrange chaloupé dans le corps, elle qui ne craignait pas la mer. Ni l’air, ni la terre.

 

Elle ne voulait pas savoir, pas tout de suite, pas encore. Les vacances s’étiraient et l’évidence se précisait.

 

Avant l’arrivée, elle tendit le doigt vers la pharmacie. Nécessité. Le sol français sous ses pieds, la maison qui se rapprochait.

 

Dans les sièges, à l’arrière, les deux grands sagement lisaient, ou jouaient, ou dormaient. 

 

Ils posèrent les valises, déchargèrent le coffre. La tête dans les nuages elle prépara le repas. Elle avait pratiqué ce test d’infortune. Elle saurait tout à l’heure.

 

Le cœur qui bat.

 

Elle savait. Erreur de calcul, erreur de juillet. La lune a parfois de drôles de dérapages.

 

Elle savait avant. Les seins qui gonflent, les déjeuners norvégiens à ras la nausée. Les odeurs de poissons impossibles à supporter, alors qu’elle les choisit toujours dans ses menus.

 

Elle savait avant de l’avant. Quand elle rêvait de ce troisième, elle connaissait déjà son prénom de garçon. Il surgissait au détour d’un lever, elle qui venait de langer le dernier.

 

Et le temps avait passé, et les garçons grandissaient, et la vie. Quarante ans est-ce bien raisonnable ? Lui, il avait les arguments. Elle, elle est perdue dans ses songes. Tu fais comme tu peux.

 

Que pouvait-elle ? Le combiné du téléphone en main, elle pleurait. C’était impensable cette table d’opération, ce geste médical. Elle pleurait. Elle recommençait le lendemain et la communication établie reposait l’appareil. Elle pleurait.

 

Elle dit : je le désire.

 

Il dit : tu as choisi.

 

Les mois passèrent dans une joie insoupçonnée, les grands qui rêvent tout haut, le dernier surtout qui attendait ce petit frère. Et le père attentionné.

 

Il arrive. Même pas un pleur. Juste ses grands yeux ouverts sur le ventre tout chaud de sa mère. Juste ce bonheur immense qui chavire ses parents. Juste les bras de ses frères qui le bercent et dont les sourires éclatants inondent le berceau d’une douce chanson d’amour.








par mpolly publié dans : humeurs communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Mardi 19 février 2008


En balade au bord d'un des lacs, j'ai pris quelques clichés pour vous faire partager la beauté du site, et même si je ne suis pas douée pour la photo, le paysage se suffit à lui-même.

undefinedParce qu'il fait si bon d'être au bord de l'eau.

undefinedGlissent, glissent les palets de glace.

 
undefined                                                                                                                                                                    lac de Laffrey.

Chemin silencieux où se taisent l'hiver les rires des nageurs.


par polly publié dans : humeurs communauté : La gazette des blogs
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Lundi 4 février 2008


Allez chez Bill.

Moi, son cadeau musical  j'adore.

Alors prenez le temps de l'écouter

et laissez lui une goutte de  vos impressions.

par polly publié dans : humeurs communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Samedi 29 décembre 2007


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par mpolly publié dans : humeurs communauté : La gazette des blogs
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Mercredi 26 décembre 2007


En ce moment ça sent le roussi près de moi. J’ai en permanence cette petite odeur de brûlé qui chatouille les narines.
Je cherche. Ce ne sont pas les bougies (elles ont fondu leur cire depuis belle lurette), ni l’ordinateur (on ne sait jamais, vérifiez le ventilateur de temps en temps), ni la voiture (elle sort du contrôle technique) ni mes draps (on se demanderait bien pourquoi !), et le pire c’est que je suis la seule à sentir cette étrange cramé qui ne vient de nulle part.


Alors je me dis que je dois me calciner de l’intérieur, me consumer en somme, m'incinérer.

Vous avez un remède, vous, pour m’éteindre ?

 





 

En attendant, j’écoute Loïc qui a son copain Pierrot ...

par mpolly publié dans : humeurs communauté : La gazette des blogs
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Mercredi 19 décembre 2007

Je publie ce récit inspiré d'une tranche de vie réelle et avec l'accord de la maman et de la jeune fille.

Elle est différente.

Elle s’appuie sur le mur du collège, toute fluette, toute fermée.

Elle est belle avec sa chevelure blonde et bouclée, ses petites lunettes stylées, ses bonnes joues d’enfant.

Mais on se moque d’elle, la joufflue, binoclarde et autres gentillesses.

Elle a 15 ans, mais en parait moins. Une amie discute avec elle. Elles sont isolées. Elle sourit rarement, son amie la déride parfois, elles aussi s’amusent au dénigrement des autres, de tous ces balourds.

Elle est seule parmi les élèves de sa classe, l’amie a rejoint un autre rang.

L’an dernier, elles ont fait des fugues ensemble, la maman de son amie a demandé qu’elles soient séparées. L’an dernier déjà, son comportement révolté dérangeait, mais c’était un comportement presque acceptable tant il ressemblait à celui d’une adolescente.

Elle pénètre silencieuse dans cette salle d’ennui, et ne relâche pas son attention parce que cette année elle a promis.

Elle écoute, répond aux questions sans rechigner. Quand les exercices sont terminés, quand elle a de l’avance, quand elle écoute la leçon, elle ouvre son agenda et dessine. Des visages, des paysages, un animal, un arbre, selon l’humeur, selon l’heure, selon les dires.

Elle est seule et ne parle à personne. Le professeur passe, plante son regard sur l’agenda, elle ne bronche pas, elle attend la réprimande qui vient. L’énervement de l’adulte ne l’atteint pas, elle est au-delà. Son regard est froid, pénétrant, il désarçonne l’adulte.

On ne l’aime pas. Personne. Ni les surveillantes, ni la CPE, ni les administratifs. Personne, à peine quelques copines. Trois ou quatre les meilleurs jours.

Sauf chez elle, sa mère, sa sœur la complice, son tout jeune frère, son beau-père. Et son père quand elle le retrouve. Parfois.

Elle est l’aînée. Elle en a trop entendu derrière le dos de sa mère, elle en a trop vu de ces manigances d’adultes, et sa mère confiante, si confiante, si joyeuse. Si elle savait sa mère combien elle se laisse avoir, embobiner, manipuler.

Elle jamais.

Elle les regarde avec ses petites prunelles de myope. Dures, sans concession. Lucides trop lucides pour ses 15 ans. Ils ne supportent pas les adultes qu’on les déshabillent de la sorte, qu’on perce en eux les fragilités, les manques, les incertitudes.

Elle n’a pas confiance en eux. Elle les glace. Surtout les plus inquiets, les plus arrogants, les plus prétentieux.

Alors le conseil de classe, sur un bulletin plus qu’honorable, écrit « avertissement pour le comportement qui nuit aux résultats ».  Sa mère ne comprend pas. Sa mère est inquiète, elles discutent beaucoup toutes les deux. Elle raconte aussi que depuis plusieurs jours, de petites cinquièmes en passant près d’elle l’injurient, la menacent, sa tête ne leur revient pas, c’est tout, c’est juste ça. Elle ne les connaît pas, elle hausse les épaules, ça leur passera rassure-t-elle, d’autres qu’elle subissent les mêmes tourments.

Et pendant cette récréation, une dizaine de ces minettes lui tombe dessus, la frappe au visage, donne des coups dans le ventre. Ses lunettes tombent. Elle crie. Une surveillante arrive dispersant la troupe. Elle la saisit par le bras et dit :

- Tu l’as bien cherché !

 
par mpolly publié dans : humeurs communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Mercredi 12 décembre 2007

Consigne de Paroles Plurielles: écrire une lettre de jalousie sans utiliser la lettre "u".


Frérot, 

On m’a volé mes billes

Et c’est toi.

On m’a volé mon livre

Et c’est toi.

On m’a volé ma bicyclette

Et c’est encore toi.

On m’a volé ma mère

Et c’est toi.

On tente de me voler mon amie

Et c’est toi.

 

Toi, frérot, toi, l’impossible, le terrible, le méchant jamais content.

Toi, petit frère, le sinistre cabotin à faire des cabrioles dans mon jardin de fille.

T’es le pire de la famille, même l’aîné n’a jamais cassé mes rêves, il me laissait travailler, il me laissait peinarde, jamais il ne m’a traitée comme toi, frérot, ras la terre, ras les racines.

C’est toi constamment, si fort à venir défaire mes espoirs, à rigoler de mes tares, à cambrioler mes tiroirs.

 

Cependant je me venge, frérot. T’es coincé, maladroit, désespéré, je casse ton désir, je piétine ton destin, je ne serai pas ta complice mais ton ennemie intime.

 

Car vois, frérot, comme je sais te rabaisser, te piétiner, te voler.

Marie est mon amie, elle apprend combien mon frère est laid, malodorant, ignoble. Je raconte tes fanfaronnades, tes victoires faciles avec des filles faciles, tes petites combines, ton trafic, tes sales histoires avec les flics et compagnie.

 

Marie m’aime et me croit.

 

Je me régale, frérot, tes billets de je t’aime, jamais elle ne les lira car je les mange et c’est si bon.

 

Maintenant je ris de t’imaginer avaler cette lettre.

Je te honnis et me barre avant de te voir revenir me casser le nez. Marie part avec moi.

 

A jamais, j’espère.

Tchao, frérot.

 Etoila



PS: Pour rassurer les lecteurs, je n'ai pas de frère et j'adore ma soeur.

par mpolly publié dans : humeurs communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Lundi 12 novembre 2007


ciel-du-matin-3.JPG




ciel-du-matin-4.JPG

 

 

Ce matin le ciel était en désordre.

Quelle nuit avait-il passé ? De quelle passion se levait-il ?

 

Les dentelles roses qu’il soulève s'enroulent dans d'orageux ébats.

 

Le ciel a du talent et ma plume pâlit face à l’émotion qui surgit.




par mpolly publié dans : humeurs communauté : La gazette des blogs
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intro

Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.

 

Et que vogue le blog.



 




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