Vendredi 9 mai 2008

 

 

La salle s'alluma doucement. Sur l'écran du cinéma se déroulait le générique. Quelques rares spectateurs sortaient. Deux jeunes filles attendaient encore. L'une d'elles reniflait. L'autre, les yeux humides, retenait sa respiration. Elle tendit un mouchoir à sa compagne et s'exclama:

-  C'est nul ces films qui jouent sur l'émotion!

- Mais tu pleures aussi!

- Ouais! Allez partons! Ces histoires me renversent!

Elles se levèrent; celle qui s'exprimait ainsi était longue, fine, très blonde. Elle ajouta:

- Tu crois qu'on peut aimer aussi loin... comme elle ?

- Moi, ce que je voudrais c'est qu'on m'aime comme elle aime, et pas l'inverse, répondit la petite brune, car finalement il est sauvé grâce à elle et il continue de vivre... tranquille le mec!

Elles quittèrent la salle poursuivant leur discussion.


Dans la même salle, occupée par quelques passionnés, la même jeune fille blonde mâchait un caramel dans l'attente du lever de rideau. C'était un cinéma de quartier, comme il n'en existe plus guère, avec balcon et vieilles lanternes. A deux fauteuils d'elle, un monsieur âgé la regardait. Elle le sentit et se tourna vers lui.

- Vous connaissez ce film ? lui demanda-t-il.

- Oui.

- Alors, si vous revenez, c'est que vous avez aimé, n'est-ce pas?

- Peut-être. Je veux vérifier si j'ai tout bien compris comme je pense... En fait, il m'a bouleversée, avoua-t-elle.

- Ce n'est pas triste, j'espère.

- Si, terriblement.

- Oh!

Il se tut, l'expression un peu inquiète de ses yeux amusa la jeune fille.

- Mais c'est du cinéma! Il faut pas prendre tout ça très au sérieux!

Il ne répondit pas, la dévisageant avec un bon sourire. Il réajusta les lunettes qui avaient glissé sur le nez. Il observait l'impatience de la jeunesse qui se manifestait par des petits mouvements secs de la tête.

- Que signifie ce titre anglais, vous le savez ?

- "En brisant les vagues", ou quelque chose d'approchant. Break  veut dire casser, et wave c'est la vague. Mais je ne suis pas très douée en anglais, on peut sûrement traduire autrement. Ca pourrait vouloir dire "en franchissant les ondes" !

- Et vous savez pourquoi ce titre ?

- On en reparle après le film, dit-elle plus bas car l'obscurité s'étendait doucement et les premières images apparurent sur l'écran.


Deux heures plus tard, dans la salle qui se vidait une jeune fille tendait à un vieil homme un mouchoir. Elle pleurait aussi et se mouchait sans pudeur.

- J'aurais pas cru que je pleurerais encore! C'est affreux ce film ! et pourtant il me fascine. Et j'aurais pas cru non plus qu'un vieux monsieur pouvait pleurer! dit-elle en nettoyant le pourtour de ses yeux.

Il ôta ses verres, essuya les dernières larmes et réajusta sa monture.

- Je suis très ému. Très très ému. Et surtout ne me consolez pas en me rappelant que ce n'est que du cinéma !

Ils se sourirent. Elle se leva. Il se dressa difficilement sur des jambes encore chancelantes. Elle lui tendit la main pour l'aider. Il s'en saisit le temps de s'assurer un bon équilibre. Lentement, côte à côte, ils sortirent de la salle.


Ils n'arrivaient pas à se quitter. Ils marchaient sur le trottoir. Elle se forçait à ralentir le pas. Quand elle avançait trop vite, elle s'arrêtait, se tournant vers lui. Ils discutaient. Il était plus petit qu'elle, ou plus courbé. Elle serrait ses bras contre elle pendant qu'il laissait ses mains s'agiter au gré de ses paroles. Ils atteignirent un abribus. Ils s'installèrent sur le banc.

- Et les Italiens ! Du très grand cinéma! s'exclama-t-il.

- Fellini.

- Oui, et Antonioni, et De Sica. Ah! De Sica!

- Le voleur de bicyclette.

- Pour une très jeune fille vous en savez beaucoup, dites donc!

- Mon père était passionné.

- Etait ? demanda le vieil homme, le visage soudain attristé.

- Je me suis mal exprimée, rectifia-t-elle. Mes parents sont divorcés. Il vit en Guyane. Je ne l'ai pas vu depuis deux ans.

Elle se leva comme si la discussion devenait gênante pour elle. Il regardait cette haute silhouette qui avait du mal à s'éloigner. Il dit:

- J'ai une vidéothèque bien fournie. Si vous voulez en profiter, je vous prêterai tous les films que vous voulez.

- Oh, merci!... Euh !... "Délicatessen", vous connaissez? J'adore ce film et je voudrais bien le revoir.

- j'adore aussi! Quand le voulez-vous ?

- Demain. On se retrouve ici, à la même heure, d'accord ?

Il fit un signe de tête affirmatif. Avant de partir elle ajouta:

- Je m'appelle Laure.

Il se leva.

- Charles, à votre service, dit-il en se courbant légèrement comme on salue une princesse.

Elle eut un bel éclat de rire et s'éloigna la démarche joyeuse. Il la suivit un moment du regard puis traversa la chaussée, s'engageant dans une direction opposée.



Tous les jours, vers dix-sept heures, on apercevait une jeune fille blonde échanger avec un vieil homme des cassettes de films.

- Formidable! Vous en avez d'autres de lui ?

- Je les ai tous, j'ai un petit faible pour Clint Eastwood.

Ils restaient-là, sous l'abribus, à discuter cinq minutes, dix minutes, parfois plus. Laure arrivait souvent avant le vieil homme, le lycée était à deux pas. Elle s'asseyait et attendait. Ce soir-là, elle attendit plus longtemps. Elle regarda sa montre, se leva, observant le bout de la rue où généralement il apparaissait chétif et branlant. Elle soupira en se laissant lourdement tomber sur le banc. Plusieurs bus étaient passés. Un jeune garçon d'une dizaine d'années s'approcha timidement d'elle.

- C'est toi Laure ?

- C'est moi, répondit-elle surprise.

- Je viens de la part de Monsieur Charles. Il ne peut pas sortir, il a pris froid. Il m'a donné ça pour toi.

Il lui tendit un paquet. Elle le remercia. L'enfant s'éloignait déjà quand elle le rappela.

- Hé ! tu peux me donner son adresse. Tu lui diras que demain j'irai le voir.

- Il habite dans mon immeuble, allée 4, rue Grenelle, c'est par là-bas, tu connais?

- Oui, j'ai une amie qui habite cette rue. Merci.


Laure frappa à la porte. Des pieds traînants vinrent lentement à sa rencontre. Charles ouvrit. Un gros mouchoir à carreaux sur le nez, il s'excusa de son mauvais état. Elle pénétra dans la pénombre de l'appartement. Elle s'étonna devant les étagères chargées de livres ou de cassettes.

- Et vous vous y retrouvez parmi tous ces livres, tous ces films ?

- Bien sûr ils sont classés. Je tiens un registre. Il est là, en bas. Vous pouvez vérifier. Prenez-le.

Elle tira le registre, un lourd classeur. Elle s'installa près de la fenêtre, dans un fauteuil confortable et l'ouvrit. Visiblement impressionnée, elle leva le nez sur le visage fatigué mais souriant de Charles.

- Waouh! Ca m'épate. 833 films! Comment avez-vous fait ?

- Au fil du temps...

- C'est le titre d'un film de Wenders ?

- Exact. Très beau film.

- Très lent!

- On vit dans un monde où tout va trop vite. Justement, ce genre de film nous permet de prendre le temps.

Elle ne répondit pas, absorbée par les titres qui défilaient à longueur de page. Son doigt s'arrêtait par moments, sa mémoire en fixait les mots. Il la regardait, attendri par les gestes avides de la jeune fille. Elle levait parfois la tête, les yeux rêveurs, ou curieux, ou rieurs. Elle s'exclamait de connaître celui-la, d'avoir découvert celui-ci avec un tel ou une telle, d'avoir tant ri  ou pleuré sur tel autre. Elle s'étonnait aussi d'en connaître si peu. Enfin elle reposa le classeur.

- Je veux que vous me guidiez. Il y a tant de films que je ne connais pas. Par quoi dois-je commencer ?

- Je crois qu'il faut que tu regardes les plus grands d'abord. Si tu commençais par Citizen Kane ?

- De ce très cher Orson! Okay! Mais je veux ma leçon avant.

- Ta leçon ? Sûrement pas! Tu regardes et on en parle. Je préfère ainsi.

- Je voudrais être mieux préparée, surtout pour des films qui me motivent absolument pas. Je suis si paresseuse! Juste un bout d'idée...Allez, faites un effort.

Elle prit une moue si enfantine qu'il ne put résister et céda en riant à la pression de Laure.

- Alors juste le début d'un commencement d'un bout d'idée!



Chaque jour, Laure frappait à la porte de Charles. Charles ouvrait et dans son petit appartement si encombré d'images et de mots soufflait un air de jeunesse. Elle exprimait son enthousiasme ou sa déception.

- Et la scène où il enlève sa chemise pour caresser le piano de la femme aimée, c'est fabuleux.

- Ce geste-là est une trouvaille géniale. On comprend d'un coup que cet homme à l'apparence frustre cache une grande sensibilité, on saisit alors tout son amour. Jane Campion a trouvé l'image juste. Je pense que seule une femme pouvait avoir cette idée-là.

Il en fut ainsi pendant quelques mois. Mais un matin, Laure trouva porte close. Elle revint le soir. Elle revint le lendemain. Elle s'avisa auprès des voisins. Personne ne sut rien lui dire. Monsieur était un homme tranquille, discret, sans histoire. Elle revint plusieurs fois, pendant trois jours. Le troisième jour, les traits tirés par l'inquiétude, elle vit la porte entrebâillée, elle la poussa. Une femme d'une cinquantaine d'années rangeait des albums dans une valise.

- Bonjour, dit Laure d'une petite voix chevrotante.

- Qui êtes-vous ?

- Je suis Laure. Que se passe-t-il ? Pourquoi  Charles n'est plus là ?

- Je suis Marguerite, sa soeur. Il m'a parlé de vous, de vos heures passionnantes... Il a eu un malaise cardiaque. Il est à peu près remis mais il restera encore une ou deux semaines à l'hôpital.

- Je peux le voir ?

Marguerite hésitait. Il faudrait qu'elle le lui demande. Il était très fatigué, il avait besoin de beaucoup de repos. Il faudrait lui promettre de ne pas trop parler. Laure tendue, promit.



Elle le trouva assis dans le parc. Le menton appuyé sur le pommeau d'une canne. Il ne la vit pas arriver. C'est l'ombre qu'elle fit sur lui qui l'éveilla de sa torpeur.

- Laure! Quelle gentille surprise!

- Votre soeur ne vous avait pas prévenu ?

- Si. Mais je ne vous attendais pas si tôt. C'est tellement désagréable de venir voir un malade.

Elle haussa les épaules. Ce n'était pas un malade ordinaire. Elle lui rappela leurs nombreux rendez-vous, elle lui rappela leurs heures passionnantes à parler ciné.

- Et...vous me manquez, ajouta-t-elle hésitante.

Il planta ses yeux gris dans les pupilles sombres de la jeune fille. Un large sourire illumina soudain le visage amaigri et terne.

- Toi aussi, tu me manquais.

Embarrassée, elle détourna le regard et remarqua posé sur une chaise un des albums que Marguerite avait rangés dans la valise.

- Ce sont tous vos souvenirs?

Il prit sur les genoux le vieux livre usé et l'ouvrit. Des photographies jaunies, écornées, de tous formats apparaissaient au fil des pages. Sa main tremblante s'arrêta sur l'une d'elles. Un portrait de femme  l'occupait toute entière. Il tourna l'album vers Laure.

- Seulement ce souvenir-là.

- Qu'elle est belle!

- C'était ma femme.

Ils ne dirent rien pendant quelques minutes, ils partageaient un lien nouveau, celui de l'image prise il y a longtemps, de ce chignon blond épinglant une chevelure soyeuse, de la clarté de ce regard presque distant, de ce sourire presque triste.

- Nous étions jeunes mariés...Elle était déjà malade. Je l'ai accompagnée jusqu'au bout...mais je n'ai pu, comme l'héroïne de "Breaking the waves" la sauver. Pourtant je l'ai cru, je l'ai cru de toutes mes forces...

Les épaules de Charles s'affaissèrent. Laure se taisait, mais son silence était plein d'attention. Elle caressait le contour du visage blond sur la photographie chérie. Il leva à nouveau les yeux sur Laure et sourit timidement.

- Pauvre Laure! Je ne suis pas très délicat avec vous. Vous faites déjà preuve d'amitié en venant me voir et voilà que je vous accable avec mes souvenirs!

- Pas du tout. Je trouve au contraire que c'est une preuve de confiance formidable, et j'en suis très touchée. Vous ne vous êtes jamais remarié ?

- Eh!... mais je vous attendais ! dit-il dans un éclat de joie.

- Ah! Si j'étais plus vieille, répondit-elle, je vous épouserais sur l'heure.

Leur rire réveilla quelques oiseaux qui pépièrent plus fort. Ils se levèrent en même temps. Charles s'appuya sur le bras de Laure. Sous l'autre bras elle portait précieusement l'album.

- Je crois, je suis persuadé que ma femme m'a accompagné tout au long de ma vie. Je l'ai sentie souvent près de moi. Et je suis sûr qu'elle m'attend.

Devant le silence de Laure, il ajouta

- Vous ne me croyez pas, n'est-ce pas ?

Il s'arrêta, et se tourna vers la jeune fille. Elle dit:

- Ce que j'aime chez vous c'est que vous ne me prenez jamais pour une gamine. Vous me considérez comme une personne et c'est rare chez les adultes, ils ont souvent tendance à penser qu'on sait pas ce qu'on fait, qu'on comprend rien... Et vous êtes là à attendre une réponse de moi, et ça vous paraît important.

- Oui, ça l'est.

- Je vous crois. Je crois que vous avez éprouvé ce sentiment-là. Peut-être vous a-t-il empêché de refaire votre vie, d'aimer quelqu'un d'autre.

- Mais pas du tout! Au contraire, j'ai aimé chaque seconde. Je suis devenu, grâce à elle, quelqu'un de parfaitement lucide sur le temps. J'en ai goûté la moindre parcelle, et aujourd'hui encore c'est ce que je fais, ici, avec vous. Et c'est merveilleux parce que du temps je n'en ai plus beaucoup devant moi.

- Gardez-vous encore un peu. J'ai besoin de vous.



Ils prirent l'habitude de se rencontrer dans le parc. Le cinéma devint un sujet de conversation secondaire. Elle parlait d'elle, il parlait de lui. On les voyait souvent rire. Elle apportait parfois des revues qu'ils feuilletaient ensemble, ou encore quelque gâterie qu'ils dégustaient avec gourmandise. Quelquefois au détour d'un propos, tel ou tel film surgissait de la mémoire de Charles.

- Exactement comme dans "Cinéma Paradiso". Je ne manquais aucune séance. Les spectateurs n'avaient jamais honte de rire fort, de pleurer fort, d'applaudir, de conseiller les héros, de les traiter d'imbéciles ou de les prévenir d'un danger. On apportait sa chaise, et c'était comme une veillée, la magie en plus. Et on en parlait pendant des semaines.


Ce jour-là, il n'était pas sous leur arbre. Elle s'avança vers la porte d'entrée quand Marguerite en sortit. Elles se regardèrent. Laure comprit avant que rien ne fût dit. Les yeux noyés qui l'observaient ne trompaient personne.

- Ses derniers mots sont pour vous.

- Ses derniers mots ? Vraiment ? Les derniers ? il n'y en aura plus jamais ?

Le petit visage de l'adolescente se crispa brusquement. Elle mit la main devant sa bouche pour empêcher les cris. La soeur de Charles la prit dans ses bras.

- Chut ! il n'aimerait pas vos sanglots. Il vous lègue sa vidéothèque à une condition.

Laure leva le nez, des larmes plein les joues.

- Toute sa vidéothèque ?

- Toute.

- Quelle condition ?

- Que vous preniez aussi les livres.

Derrière les pleurs surgit le rire. Marguerite la regarda perplexe.

- C'est...voulut expliquer Laure dans un hoquet...c'est...que je ne suis pas très bonne lectrice, et c'était un sujet de discorde. Il voulait que je lise aussi. C'est un grand malin! Je vais être obligée maintenant.

Elle baissa la tête, soudain intimidée devant l'évènement.

- Je peux le voir, murmura-t-elle.

- Si vous voulez.

Elles disparurent dans le bâtiment.



Laure se dirigeait vers le cinéma du quartier. Elle semblait plus âgée. Peut-être était-elle un peu plus voûtée, comme si elle portait quelque charge sur le dos. En passant devant l'abribus, elle regarda leur banc et s'arrêta les yeux écarquillés. Charles l'attendait, le visage serein, débarrassé de la dernière fatigue, rayonnant. Elle voulut traverser mais dut attendre que le passage fût libre. Quand elle s'avança vers lui, son sourire la quitta. Il avait disparu. Elle s'assit, décomposée.

Dites-moi au moins que vous l'avez retrouvée. Faites-moi un signe, n'importe lequel que je comprenne qu'elle vous attendait, dit-elle.

Un passant s'arrêta, personne n'a l'habitude d'entendre soliloquer autrui, puis il continua son chemin devant le regard noir que lui lança Laure. Juste un signe. Allez, faites un effort... je vous promets de lire...tiens! Je vais lire Madame Bovary. D'accord ? Alors dans l'abribus où pas un brin d'air ne passait ce jour-là, où la chaleur estivale s'était engouffrée pesamment, une brise fraîche et forte fit voler les cheveux fins de Laure. Elle frissonna, peut-être de joie, car son visage levé vers le haut des arbres souriait, émerveillé.

 


 

 




 

par polly publié dans : scénarii communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
ajouter un commentaire commentaires (30)    recommander

Commentaires

C'est une très belle histoire, moi qui ne lit jamais les post un peu long, (manque de temps) je suis restée scotchée jusqu'à la fin......
commentaire n° : 1 posté par : miriel (site web) le: 15/05/2008 15:19:17
Alors grand merci pour ta lecture. C'est vrai que le blog n'est guère propice aux histoires un peu développées.
réponse de : polly (site web) le: 15/05/2008 19:30:53
Deux mots : MERVEILLEUSE cette petite nouvelle, et que de TENDRESSE !
commentaire n° : 2 posté par : sido (site web) le: 15/05/2008 09:56:48
Tu as reçu cinq sur cinq la tendresse que j'ai voulu entre deux personnages qui normalement n'auraient pas dû se rencontrer. Je suis sûrement une grande sentimentale, on ne se refait pas, et le bout de ma lorgnette imagine plus souvent les bonnes vibrations plutôt que les mauvaises.
réponse de : polly (site web) le: 15/05/2008 10:35:17

merci de ton message, volga est la compagne de Petrus, c'est un bouvier bernois
J'ai continué à regarder ton blog, c'est un délice de se promener dans ses pages, sincèrement bravo
gros ronrons de petrus

commentaire n° : 3 posté par : jaldane (site web) le: 12/05/2008 17:08:17
Merci pour le ronron, il va câliner ma soirée.
réponse de : polly (site web) le: 12/05/2008 21:03:31
Bonne journée Polly... Bisous !
commentaire n° : 4 posté par : camomille (site web) le: 12/05/2008 12:15:41
Bonne soirée Camo. Bisous plein.
réponse de : polly (site web) le: 12/05/2008 21:04:37
Ce texte est magnifiquement écrit, bouleversant, émouvant, où l'amitié de ces deux êtres qui, au départ, semble si impossible, devient très forte. Cette amitié a permis au vieil homme de vivre encore  des moments merveilleux à la fin de sa vie,  et à Laure de découvrir que la sagesse de l'âge permet de vivre autrement en apportant la connaissance.
Polly, ton style, ton écriture sont captivantes. J'attends le moment où un roman verra le jour. Je serai une des premières à me le procurer.
Bisous
commentaire n° : 5 posté par : Loula (site web) le: 12/05/2008 11:31:25
Ben! euh! pour le roman... je ne sais pas pourquoi j'ai un blocage page 32! Va savoir!
En tous cas merci pour ton long com', oui, le vieil homme est mort heureux, et la jeune fille a grandi à le fréquenter.
Bisous plein Loula.
réponse de : polly (site web) le: 12/05/2008 11:58:07
Alors voilà, moi j'arrive par ici en suivant un lien au hasard, et je me trouve embarquée dans cette jolie histoire, à mi-parcours les larmes sont déjà là (ben voui, suis émotive moi !) en appréhendant une fin que je ne veux pas...
Et pis me voilà à la fin, justement, le rimmel sur les joues, à la recherche désespérée d'un mouchoir, et avec la tête d'un panda probablement...
Merci pour cette belle histoire, merci, vraiment.
commentaire n° : 6 posté par : Je Rêve (site web) le: 11/05/2008 13:07:30
Quand on est comme toi, et comme d'autres qui ont laissé des com' ici, je ne me fais moins de souci sur la nature humaine. Merci pour ta tête de panda, jadore les pandas.
réponse de : polly (site web) le: 11/05/2008 13:23:52
Passe une très bonne journée Polly... Sous le soleil évidemment parce qu'ici il fait de brèves apparitions mais la chaleur n'est pas encore au rendez-vous... Bisous
commentaire n° : 7 posté par : camomille (site web) le: 11/05/2008 11:35:20
J'ai déjà fait mon tour de vélo, hum! que c'est bon de souffrir :)
Je vais dodo ménant, suis vannée grave. Bisous Camo.
réponse de : polly (site web) le: 11/05/2008 13:25:41
Il s'en passe des choses sous un abribus... Charles est magnifique, mais rare. Laure est simplement belle, mais certainement encore plus rare... Ou bien je ne fréquente pas les mêmes lignes. Mais il est vrai que je ne prends jamais le bus...
Ce texte est superbe, parce qu'on est dedans... Qu'on connaît la fin, qu'on ne veut pas y croire, mais qu'on va au bout...
Un régal.
C'était bien le vélo ?
commentaire n° : 8 posté par : pb-r (site web) le: 11/05/2008 10:39:44
Charles est rare, mais tu sais je n'aurais pas su l'écrire si je n'en connaissais pas au moins un.

Super bien le vélo, je commence à avoir la forme et les fesses s'y font!

réponse de : polly (site web) le: 11/05/2008 13:30:56
bonsoir, ma chère Polly...
Une merveille cette histoire...
vraiment bouleversante et si magnifiquement écrite !
Comment n'ai-je pas eu l'idée de venir plus tôt chez toi pour lire attentivement !
quel plaisir...
à très bientôt, crois-moi...
je t'embrasse amicalement
jean-marie
commentaire n° : 9 posté par : jean-marie (site web) le: 10/05/2008 23:17:01
Ah! te voilà, je suis ravie de ton passage. Merci pour les compliments, je t''embrasse aussi.
réponse de : polly (site web) le: 11/05/2008 07:09:33
Tu as vraiment le chic pour créer des atmosphères et tes personnages sont plein d'humanité. Bravo pour ce très beau texte
commentaire n° : 10 posté par : Martine27 (site web) le: 10/05/2008 18:55:28
Merci de l'avoir apprécié et d'en dire tant de bien.
Bise.
réponse de : polly (site web) le: 10/05/2008 19:46:13

un texte magnifique comme rarement j'ai lu dans les blogs
je suis admiratif..
besos
tilk

commentaire n° : 11 posté par : FERNANDO BRONCHAL (site web) le: 10/05/2008 17:13:16
Que répondre, je suis toute chamboulée.
Besos Fernando.
réponse de : polly (site web) le: 10/05/2008 19:47:22

On dit que c'est l'imagination qui perd les batailles mais en fait, la raison sans l'imagination, le soleil sans la lune, la terre sans l'eau, les sommets sans les grottes, ne produisent que de l'insignifiant.
Félicitations pour ton papier, assemblage de travail et de talent.

commentaire n° : 12 posté par : Hervé (site web) le: 10/05/2008 13:56:25
là, je ne sais plus quoi répondre, j'ai l'habitude de toujours laisser une réponse, mais voilà trois com' successifs si élogieux que j'en suis presque gênée. Juste ajouté que sans imagination pas de com' comme le tien.
réponse de : polly (site web) le: 10/05/2008 19:50:56
Bonjour Polly... Quand je te dis que c'est un roman qu'il te faut faire je ne me trompe pas... Tu n'es pas faite pour les écrits courts, trop d'imagination !  Je te souhaite une bonne journée ensoleillée, ici temps mitigié mais frais... Bisous !
commentaire n° : 13 posté par : camomille (site web) le: 10/05/2008 10:51:10
Comment trop d'imagination! :)) On n'en a jamais assez.
Je t'embrasse Camo.
réponse de : polly (site web) le: 10/05/2008 19:52:47
Je suis très émue,je viens de découvrir ton histoire...je la relirai...C'est un beau cadeau...merci beaucoup!
commentaire n° : 14 posté par : gazou (site web) le: 10/05/2008 08:46:25
Alors j'ai bien fait de la publier.
Merci Gazou.
réponse de : polly (site web) le: 10/05/2008 10:19:48
il n'y a pas que dans les cinémas qu'on pleure.. oserais je avouer que j'ai du sortir mon mouchoir... t'as pas honte dit alors qu'il fait si beau!! vraiment un texte très très touchant et une vidéo qui fait fleurir les sourires
big bisous
commentaire n° : 15 posté par : fab (site web) le: 10/05/2008 08:06:08
Mais tu pleures de plaisir, n'est-ce pas?
Bisous doux Fab.
réponse de : polly (site web) le: 10/05/2008 10:21:51
Je reviens m'installer dans la salle et regarde la scène de fin... oui une belle histoire, et celle de Laure allez on tourne mais dans la tête ;-))) T'embrasse plein Frangine
commentaire n° : 16 posté par : Feu Follet le: 10/05/2008 07:43:08
Tu sais bien qu'on ne tourne pas que dans la tête... ;)

Bisous plein Frangine.
réponse de : polly (site web) le: 10/05/2008 10:20:50
Bonjour Martine , je me souviens plus , " Cinema Paradisio " c'est pas avec Philippe Noiret ? je pense l'avoir vus ..  bonne journée , bises
commentaire n° : 17 posté par : vinnce (site web) le: 10/05/2008 06:13:53
oui avec un Philippe Noiret très tendre, plein de verve et plein d'espoir pour le Petit qu'il a sous son aile.
Bises Eric.
réponse de : polly (site web) le: 10/05/2008 07:00:31
Il est un peu trop tard, mes pauvres zyeux sont fatigués... Je n'ai lu que le début. J'espère avoir un peu de temps demain... J'espère...
commentaire n° : 18 posté par : pb-r (site web) le: 10/05/2008 02:05:20
Comme tu peux, sinon un autre jour.
Repose-toi.
réponse de : polly (site web) le: 10/05/2008 05:30:44
J'ai vu ce film magnifique et je m'en rappelle très bien... ce n'est pas sans une certaine émotion que je revois ces images. Trop trop bien Frangine ;-)))
commentaire n° : 19 posté par : Feu Follet le: 09/05/2008 20:21:28
Je l'ai vu plusieurs fois, dont l'intégral. Un Philippe Noiret merveilleux... et une histoire tendre, si tendre.
Merci Frangine.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 22:18:54
ça rend meilleur de voir tous ces baisers mis bouts à bouts ! L'eglise n'a pas gagné dans cette histoire, quand on voit ce que le cinéma nous balance , je me reprends à rêver à tous ces films si tendres et si naïfs! c'est sans doute parce qu'il a beaucoup pleuré en regardant vivre tous ces héros de cinéma que Charles a gardé cette âme si jeune et qu'il a su accueillir l'émerveillement de Laura! C'est une très belle histoire qui me fait penser justement à un film avec Emmanuelle Béart et Michel Sérrault
bises (je cherche toujours désespérément un texte pour les mains de Joëlle et pourtant elles me plaisent tellement ! trop peut-être!)
commentaire n° : 20 posté par : Azalaïs (site web) le: 09/05/2008 20:16:58
Le film avec Béart et Serrault, c'est Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet, encore un film que j'ai beaucoup aimé, et que je revois volontiers.
Le cinéma actuel a aussi de belles perles, et récemment j'en ai vu de très bons. Mais j'évite souvent les grands machins hollywoodiens (quoique j'ai vu un remake trop bien de 3h30 pour Yuma).
Je pense que Monsieur Charles a effectivement gardé toute sa fraîcheur ainsi est-il capable d'entendre cette toute jeune fille.

Tu vas trouver pour les mains. J'en suis sûre, en jardinant, tu vas trouver.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 22:24:24
Tu vois, je n'avais pas pris le temps de regarder la vidéo. J'avais besoin de temps, d'un moment de silence, de solitude, pour finir de penser à ton texte, à cette si belle amitié, à ces échanges qui ont permis tant et tant de tendresse, d'affection entre deux êtres qui n'auraient sans doute jamais pu se rencontrer sans toi.

Là, tu vois, c'est un film que je n'ai jamais vu. Je vais essayer de le trouver. Je voudrais en savoir davantage.

Merci...
commentaire n° : 21 posté par : quichottine (site web) le: 09/05/2008 18:26:52
C'est "cinéma paradiso" de Guiseppe Tornatore. Un film magique autour du cinéma, une belle histoire entre un projectionniste (Philippe Noiret) et un jeune garçon du village qui sera interprété adulte par Jacques Perrin.
A voir absolument.
Le problème c'est qu'en version française, il n'y a pas l'intégralité. Je ne sais pourquoi ils ont supprimé environ 40 minutes, et ça change beaucoup de choses.
Mais même sans cette longue coupure, c'est un film qui me touche beaucoup. J'espère que tu le trouveras.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 19:25:10
Chére Polly , je me contente de t'embrasser pour ce soir - je vois que ton texte est très long et comme je désire en profiter pleinement , je prendrai le temps demain , inch'Allah !
Tu vois Polly , mon tout petit amour chocolaté est né ce matin...rien de mieux pour écarter les pensées désabusées et parfois tristes au sujet des défections...ça les remets à leur place - celle de l'inutile sur lequel il ne faut surtout pas s'attarder ! Je te le dis parce que je te sais aimante par nature , donc plus sujette à avoir le coeur parfois en marmelade . Zoubis attentifs
commentaire n° : 22 posté par : La bernache (site web) le: 09/05/2008 17:47:27
Génial, les petits pieds sont sortis.
Moi, je 'ai pas la chance d'avoir cette joie encore. et c'est vrai, comme tu dis ça remet les pensées où elles doivent rester. Et comme j'ai ma Fille (adpotive) au Liban et je l'attends, je suis un peu inquiète même si elle me rassure par mail, là encore je connais les priorités.
Quant à la défection de Bill, j'y pense tous les matins, c'est pourquoi je me balade chez tous ceux que j'aime, histoire de vérifier que vous êtes là, mais désormais je relativise.

Fais de gros calins tendres au bébé.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 19:10:50
Merci...très bonne fin de semaine.
commentaire n° : 23 posté par : khanouff (site web) le: 09/05/2008 16:44:47
à toi aussi, Khanouff. Bises.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 19:14:14
Je sais pourquoi... tu vois, c'est parce que ça me fait toujours ça quand c'est beau.
commentaire n° : 24 posté par : quichottine (site web) le: 09/05/2008 15:16:29
alors je sais qu'on est plusieurs, je n'ai jamais honte de pleurer sur un livre, sur une musique, sur un film.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 19:13:38
Et pourquoi je pleure, moi ?
C'est qu'une histoire, non ?

Ce pourrait être un très beau film...

Ce sont des mots... magnifiques !
Merci.
commentaire n° : 25 posté par : quichottine (site web) le: 09/05/2008 15:14:51
merci.
qu'ajouter... je suis émue, voilà.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 19:12:47
Toujours très longs tes écrits... Il faut que je me dépêche je vais chez le toubib à 14 h donc je reviendrai lire... Bonne journée à toi et l'inspiration va revenir... Je pense plus à une lassitude qu'à un manque d'inspiration... Bonne journée ensoleillée pas comme chez moi pluie et fraîcheur... Bisous Polly !
commentaire n° : 26 posté par : râleuse (site web) le: 09/05/2008 11:05:25
Tu as sans doute raison, la lassitude. Le souci c'est que je n'écris presque plus.
Donne des news.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 13:14:46
C'est très émouvant, très touchant, toujours comme le sont tes récits
Je suis persuadée que l'amitié est une grande amoureuse, voilà ,c'est bref mais çà veut dire beaucoup de choses
Il suffit de penser ... autour de moi, je peux connaître cela !
Bisous et bonne journée
commentaire n° : 27 posté par : Lilounette (site web) le: 09/05/2008 10:31:03
Merci Lilou, j'apprécie ce que tu dis, et je pense aussi que l'amitié peut naître de cette façon un peu imprévisible.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 13:12:10
L'amitié est une forme d'amour et on peut le sentir à travers cette relation à travers tes mots, ta sensibilité tellement belle Polly... ces deux-là se sont bien trouvés, le déroulement de ce morceau de vie m'ont gonflé le coeur Frangine.
Bisous plein
commentaire n° : 28 posté par : Feu Follet le: 09/05/2008 08:58:31
Bien sûr que l'amitié est de l'amour... je suis heureuse de t'avoir gonflé le coeur, parce que cette nouvelle je l'avais oubliée dans mes tiroirs, ou n'osais pas la sortir.
Bisous doux mon Feu Follet.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 10:14:02
Merci pour ce moment d'émotion...
commentaire n° : 29 posté par : carie (site web) le: 09/05/2008 08:35:17
Bonjour Carie, et merci de laisser un commentaire aussi sympa.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 10:11:43
Quelle magnifique histoire , tu vas nous faire pleurer aussi ! Vraiment félicitation Martine , bonne journée .bises
commentaire n° : 30 posté par : vinnce (site web) le: 09/05/2008 05:59:17
C'est une rencontre émouvante, c'est vrai. Mais cette histoire n'est pas triste, l'amitié ne l'est jamais même si la vie parfois fait défaut.
Bisous Eric.
réponse de : polly (site web) le: 09/05/2008 07:03:23

intro

Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.

 

Et que vogue le blog.



 




pageàmoi

fasiladoré

dernières empreintes

bouclieràmoi

Sceau1.gif  0042813

recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus