Samedi 12 avril 2008

Devoir de Roland.
Cinq en un.
Roland part en vacances et nous laisse une consigne par jour. Le temps manquant, j'ai utilisé cinq consignes à la fois.
La première pour nous dégoûter fut d'inclure les mots suivants : affût, secourir, improbable, télécommande, indubitablement, tâter, possible, souhait, martinet, sustenter, gaillard, orifice.
La deuxième : la phrase du début, la troisième la phrase finale, la quatrième utiliser les pages roses (débrouillez-vous avec Internet), la cinquième: le thème de la rupture (succinctement traité, désolée Roland).


Bien que dans l'obscurité la plus absolue, je sentais la rue qui s'éveillait. Je pouvais m'endormir. Je ne m'endormais jamais sans ce bruit de pas qui claquait au-dessus de ma tête, il me rassurait. Et dans la soirée je saurais comme d'habitude m'extraire discrètement pour aller chercher pitance et une bonne bouteille pour m'aider à passer ma nuit avec quelques convives trouvés dans les jardins de ville.
J'avais depuis un mois trouvé cette cave dans un immeuble ancien où je m'étais réfugié un jour de grosse pluie. J'avais profité du silence des vacances pour l'explorer, et avec un rossignol j'en avais visité les allées, puis les profondeurs. Et miracle, j'avais découvert ce trou noir tout vide du débarras habituel. Il sentait encore le charbon d'antan, une planche clouée en obstruait la trappe, mais j'en avais perforé un bout, l'orifice me permettant parfois de rester à l'affût des jambes qui couraient sur le trottoir et parfois me rincer l'œil de belles entalonnées dont le bas à résilles émoustillait le gaillard que j'étais encore. Ce n'est pas parce qu'on est pauvre qu'on n'a plus de désir.
Mais mon sommeil fut de courte durée. Des outils martelèrent mes tympans fragiles. Le problème dans ce refuge précaire est que je ne pouvais me montrer en plein jour car je courais le risque d'expulsion immédiate et pire une possible arrestation qui était d'autant moins improbable que je nichais dans un immeuble cossu, empli de bien pensants peu enclins à secourir le pauvre hère que j'étais. Et je dus patienter toute la journée et résister au souhait terrible qui me tenaillait de fuir cet enfer acoustique.
Quand l'heure des téléviseurs sonna, je me glissai hors de la tanière et comme je tâtai le mur qui me guidait jusqu'à l'escalier - j'évitais l'interrupteur pour ne pas éveiller la curiosité d'un quidam qui aurait quelque retard - je posai la main sur ce qui avait été creusé. Indubitablement, on avait préparé une tranchée, et ma main la suivit jusqu'au hall d'entrée et même jusqu'à la porte. Je supposai qu'ils installaient quelque fermeture à télécommande, ce qui me contraria car contre l'électronique mon rossignol ne pouvait rien.
Mais pour l'instant je devais sustenter mon estomac engourdi par la faim, je connaissais quelques poubelles riches pas loin d'ici. Quand j'eus récupéré les restes d'un repas de fête, c'était rare en ce moment, je me dirigeai vers le parc habituel où j'étais sûr de trouver mes potes. On connaissait l'astuce pour entrer, il suffisait de se glisser là où le grillage avait été scié discrètement et en se protégeant franchir la haie touffue.
Marcel et Constance m'attendaient. Constance avait dans la main un petit oiseau au bec recourbé qu'elle avait ramassé près d'ici. Je reconnus d'emblée un jeune martinet. Je lui dis qu'il était sans doute tombé d'un nid, et que cette espèce ne se posait jamais car elle ne savait pas s'envoler. Elle s'étonnait toujours de l'étendue de mes connaissances et me répétait sans cesse qu'avec le bagage que j'avais elle ne comprenait pas que j'étais dans la rue. Ce soir là, je ne sais pourquoi je m'épanchai un peu plus à cause sans doute du bon vin qu'avait trouvé Marcel. Je racontai longtemps ma vie d'avant, mon épouse, mes enfants, son départ un jour, si imprévu pour moi qu'il m'avait laissé abasourdi et déboussolé à jamais, la longue chute dans l'alcool et la perte de mon emploi, et les amis qui tournent le dos, et la déchéance qui s'installe. Et on pleura tous les trois lamentablement.
Quand ils furent trop fatigués pour pleurer encore et s'écroulèrent d'émotion autant que de fatigue je les laissai à leur lourd sommeil et rejoignis la rue. Quatre heures sonnaient au clocher voisin.
C'est alors que je les vis. Elle était toute chétive, toute jeune, et il la battait. Comme j'avais des restes chevaleresques je me précipitai sur lui, n'ayant pas vu le couteau qu'il tenait fermement. Elle hurla quand mon corps dans son élan fit trébucher l'homme, et elle en profita pour s'enfuir. Je sentis la lame entrer tendrement dans ma chair et m'écroulai. Il se dégagea et après quelques coups de pied dans ma tête qui sonnaient de mille feux, il partit à sa poursuite. Testis unus, testis nullus, me dis-je in petto. J'étais un témoin peu crédible, à la fliquerie personne ne me prendrait trop au sérieux, on chercherait le coupable dans mon milieu alors que je pouvais donner le signalement de ce brave saigneur que le costume chic classait forcément dans ce quartier rupin. J'étais une pauvre larve abrutie de bons sentiments, couillon une fois, couillon à jamais. Je me traînai jusqu'à l'immeuble mais ne pus ouvrir cette satanée porte, j'avais laissé le rossignol dans mon cabas oublié sur le pavé de la bagarre. Attendant dans le renforcement d'à côté, je m'assis en espérant qu'un fêtard rentrerait.
Je somnolais quand enfin le tintement de clefs me prévint. Je la vis s'ouvrit largement sur son hall de lumière, et me précipitai avant que le pêne ne s'enclenche, mais je m'écroulai incapable de l'atteindre.
Et la porte se referma.

 

  Ne me demandez pas la suite, Roland s'en chargera.

  Première suite de Roland: http://roland.ivy.over-blog art...
par polly publié dans : Jeux d'écriture communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Commentaires

Voila hier j'ai lu la fin chez Roland ! bises
commentaire n° : 1 posté par : vinnce (site web) le: 24/04/2008 06:04:06
Il contunue... c'est passionnant.
Bisous
réponse de : polly (site web) le: 24/04/2008 06:41:51
J'ai mis ma première "suite" en ligne à l'adresse suivante...
http://roland.ivy.over-blog.com/article-18934863.html

Bises
Roland
commentaire n° : 2 posté par : Roland Ivy (site web) le: 21/04/2008 17:25:39
J'ai vraiment aimé, il va falloir que je le signale.
réponse de : polly (site web) le: 21/04/2008 17:53:06
Bon ok, j'ai compris, je vais m'y coller.

Pour autant, je trouve que tu as travaillé comme un chef.

Ce qui me touche particulièrement, c'est la descente aux enfers de celui qui, a priori, n'avait pas à en arriver jusque là...

Je t'avertis quand j'ai pondu ma suite...
Bisous
Roland
commentaire n° : 3 posté par : Roland Ivy (site web) le: 21/04/2008 15:30:04
Génial.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 21/04/2008 17:47:47
Il joue les sales profs ? non non il faut faire ses devoirs , allez au boulot !! Bonne journée Martine , bises .
commentaire n° : 4 posté par : vinnce (site web) le: 18/04/2008 05:55:20
Ouais! même pas une appréciation personnelle sous ma copie.

Mais du coup avec ce texte j'ai une petite idée de scénario pour notre association vidéo... mais plus tard, je suis en plein tournage du prochain film.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 18/04/2008 06:49:17
Je viens de regarder chez Roland , pas de suite encore mais son article m'a bien fait rire , passe une excellente journée Martine , bises .
commentaire n° : 5 posté par : vinnce (site web) le: 17/04/2008 05:56:44
Il joue les sales profs!
:)))
Bisous Eric.
réponse de : polly (site web) le: 17/04/2008 07:14:26
Il a rendu les copies... Je suis morte de rire !

Passe une souce nuit, Polly !
commentaire n° : 6 posté par : Quichottine (site web) le: 17/04/2008 01:43:33
Oui, j'ai bien ri aussi!
Quel chenapan....
Du coup je suis allée tout lire tous les com' dans les exercices. Et bien, il a quand même eu de la chance qu'on ne soit pas si nombreux.
Bisous
réponse de : polly (site web) le: 17/04/2008 07:25:44
Je pense qu'il n'a regardé que le nombre de commentaires et non leur qualité !

Je suis morte de rire, tu vois... parce que je crois qu'il va être débordé
commentaire n° : 7 posté par : Quichottine (site web) le: 16/04/2008 12:27:56
Ben l'avait qu'à pas donner du travail, hein?
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 16/04/2008 15:31:09
Roland est rentré... mais il n'a fait qu'une brève apparition... il va devoir corriger nos copies...
commentaire n° : 8 posté par : Quichottine (site web) le: 16/04/2008 00:49:43
J'espère!
Je le trouve bien léger...paraît qu'on n'a peu travaillé ;)
réponse de : polly (site web) le: 16/04/2008 07:15:56
Faute de temps je reviendrais lire cet article avec plaisir.

Bien à toi
commentaire n° : 9 posté par : coldoll (site web) le: 15/04/2008 12:32:39
A bientôt alors.
réponse de : polly (site web) le: 15/04/2008 16:15:36
HS JE TE REPONDS ICI ...POUR MA PHOTO , il y a un lien ..je mets toujours un lien .J'ai une petit école  le ver lisant " je crois que tu étais passée un jour ...Bidudulle viens de faire un peu pareil sur ce blog avec orphéa , je n'ai rien à voir avec , il faut  le lui demander ...bises à bientôt
commentaire n° : 10 posté par : nymphea (site web) le: 14/04/2008 22:21:59
Ok, je croyais que tu étais la complice de Bigornette.
J'irai te voir.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 22:56:01
Je viens te donner des indices "Gladiator", "un homme d'exception", ou peut-être la dernière version de  "3h10 pour Yuma" ?... et tu devines, suivez mon regard ;-))) Bonne soirée Polly, gros bibis.
commentaire n° : 11 posté par : Joëlle le: 14/04/2008 20:10:41
Ben! ignare en acteurs hollywoodiens actuels, tu tombes bien!
Gros bisous.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 22:56:59
Le lien avec les parchemins est dans mes favoris...il est un peu plus long que les autres dans la liste....bisous...je verrai si je peux le remonter....bisous...
commentaire n° : 12 posté par : le bigorneau (site web) le: 14/04/2008 17:40:50
Je l'ai en marque page désormais.
Mais je n'ai toujours pas le nom de l'artiste.
Bisous, bisous.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 19:26:37
Mais non, il ne va pas les égarer... Juste les corriger au dernier moment...
commentaire n° : 13 posté par : Quichottine (site web) le: 14/04/2008 16:27:15
Ben, c'est quand le dernier moment?
Bisous Quichottine.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 19:27:18
Coucou Polly..pas de chance Orphéa a oublié de le noter ...par contre tu peux prendre l'image car j'ai supprimé le clic droit....gros bisous...et bonne plume...
commentaire n° : 14 posté par : le bigorneau (site web) le: 14/04/2008 13:46:25
Merci Bigornette. Mais j'aimerai connaître l'artiste.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 14:46:45
Pfff, je suis censée être en vacances ...

Moi aussi je reste sur ma faim, et l'heure n'a rien à voir la dedans ! C'est quand, c'est où la suite ?

bises
commentaire n° : 15 posté par : natpointg (site web) le: 14/04/2008 12:44:16
ben oui! et tes vacances?
Je n'écrirai pas la suite, par contre je vais reprendre l'idée pour un scénario... je crois que j'ai matière, donc il ne meurt pas, tu vois.
Quand il sera fini (pas avant juillet-août) je le mettrai en ligne.
Bises Nath, repose-toi.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 14:48:55
Je crois bien que Roland nous espionne en rigolant ! L'espiègle...
commentaire n° : 16 posté par : pb-r (site web) le: 14/04/2008 10:32:47
Roland n'est pas fiable, on lui rend les copies à temps et ils les laissent dans un coin, je suis sûre qu'il va les égarer... on se vengera.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 14:50:02
Bonjour Polly... Profite bien de tes vacances pour récupérer... Je te souhaite une très bonne journée ! Gros bisous !
commentaire n° : 17 posté par : camomille (site web) le: 14/04/2008 10:26:22
Je ne fais que ce qui me plaît, alors je récupère très vite.
Bisous Camo.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 14:50:38
Ah comme tu dis : on l'attend de pied ferme Roland !!! Le chameau qui vous a fait travailler pendant que lui se la coulait douce - moi j'ai refusé mais c'est vrai qu'il est presque impossible de faire bosser une Bernache qui veut pas ! quand je veux pas ...je veux pas ...LOL...tu paries que Roland prend la tempèrature chez toi ?...Bisous chère Polly  (hihihi)
commentaire n° : 18 posté par : La bernache (site web) le: 14/04/2008 09:51:14
S'il prend la température chez moi, il doit se les geler...
Mais j'espère que le gel ne l'empêchera pas de s'amuser.
Bisous Blanche. ;)
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 14:52:31
Avec impatience je vais attendre Roland alors , bonne journée à toi , bises .
commentaire n° : 19 posté par : vinnce (site web) le: 14/04/2008 06:31:35
OUI, on l'attend de pied ferme.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 07:36:45
Coucou Polly je venais te souhaiter une bonne soirée. Besitos Frangine
commentaire n° : 20 posté par : Feu Follet le: 13/04/2008 20:46:05
Merci ma Frangine.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 06:29:42
Un sacré défi que tu as relevé...pas mal cette idée de devoir de vacances... chapeau pour le texte....bisous et bon dimanche..
commentaire n° : 21 posté par : le bigorneau (site web) le: 13/04/2008 18:26:50
Un petit défi, je me suis surtout amusée.
Bisous Bigornette.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 06:31:13
c'est fou ce qu'on se laisse embarquer facilement dans tes histoires...Bravo !
commentaire n° : 22 posté par : gazou (site web) le: 13/04/2008 09:48:58
Merci Gazou, fidèle parmi les fidèles.
réponse de : polly (site web) le: 14/04/2008 06:32:00
Gros bibis du matin Frangine, je revenais m'imprégner de ton histoire, et s'il y a une suite tu en ferais des heureux ;-)))
commentaire n° : 23 posté par : Feu Follet le: 13/04/2008 07:44:50
Une suite?
...
Devine.
Gros bisous tendres.
réponse de : polly (site web) le: 13/04/2008 08:55:54
Bonjour Martine , aujourd'hui je peux aller chez Roland hier impossible , pas de suite aussi dommage  alors à toi de faire !!!!! bon dimanche Martine , bises .
commentaire n° : 24 posté par : vinnce (site web) le: 13/04/2008 06:33:19
Laisse-le revenir de ses vacances.
J'espère qu'il la fera.
Bises Eric.
réponse de : polly (site web) le: 13/04/2008 08:56:40
Tu viens de me faire découvrir un nouveau blog plein d'intérêt, des consignes marrantes à faire. Sympa comme tout ton texte mais j'aurais bien aimé que tu cases le squelette de mammouth !
commentaire n° : 25 posté par : Martine27 (site web) le: 12/04/2008 19:10:00
Ah là là! le mamouth j'ai vu. J'aurais pu faire en sorte qu'il se refugie dans le musée mais c'était lui donner une fin encore plus désespérante... Et puis après les os il aurait fallu qu'il rencontre les pavés de 68, à cause de l'événement historique, et puis ...
Bon, si je comprends bien faut que je l'écrive ce roman!
...
Un autre jour.
Bisous Martine.

réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 21:42:16
C'est toi Polly qui écrit une histoire aussi sombre ? je n'en reviens pas...en tout cas , chapeau ! le style roman policier ou série noire te convient bien à ce que je vois , tu y sembles très à l'aise et j'en suis très très amusée ... bisous souriants  ;-)
commentaire n° : 26 posté par : La bernache (site web) le: 12/04/2008 17:54:08
L'essentiel c'est que tu t'en sois amusée, je suis capable d'écrire surtout du noir de noir, ça c'est facile. L'humour c'est tellement plus subtil... Le jour où je sais je l'écris ce roman noir plein de rires.

Bisous plein Blanche.
réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 21:37:05

Triste vie des hommes...
La chute n'est jamais loin.
Nul ne peut prévoir ce qui peut arriver demain.

A travers ce texte je ne retiens qu'une chose: on peut tous un jour où l'autre se retrouver à la rue.

J'espère que pour la suite de l'histoire, Roland épargnera la mort à ce notre bonhomme. On l'emmenera à l'hosto et on nous le guérit hein.

Bise.

D.

commentaire n° : 27 posté par : Destinée (site web) le: 12/04/2008 17:44:40
Je le souhaite aussi, en tous cas je l'épargnerai... quoique avec cette putain de vie qu'il se trimballe, il l'a peut-être cherché ce poignard.
Mais c'est vrai personne n'est à l'abri de la rue, en tous cas de moins en moins vu que de plus en plus de foyers font des crédits seulement pour boucler leurs fins de mois.

Triste réalité.

Bisous Destinée.
réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 21:35:07
Sais - tu que, moi, je suis toujours impressionnée par les personnes qui savent écrire de la fiction !!!
Parceque, moi, j'en suis incapable !!!!

J'aimerais bien, justement, connaitre la suite !!!.....et meme les précédents !

Bisous!
commentaire n° : 28 posté par : chris (site web) le: 12/04/2008 17:23:54
Bah! La suite chacun se la fabrique... mais Roland a de la ressource, j'en suis sûre.
L'avant, oh! l'avant c'est une histoire banale, comme on en a autour de soi. La fiction c'est toujours ce qu'on puise ici et là, et en soi aussi.
Bisous Chris.
réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 21:32:19
hello! à moins que ce soit un problème OB le lien sur Roland ne fonctionne pas :-)
beau texte comme toujours plein de sensibilité et de réflexions sur notre chère société
big bisous
commentaire n° : 29 posté par : fab (site web) le: 12/04/2008 14:42:18
Mon lien était foireux, merci de me le signaler.
Le social est un puits sans fond...
Bisous Fab

réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 21:26:00
Bel écrit plein de vérité et de sensibilité. Dommage qu'il n'y ait pas une suite.
commentaire n° : 30 posté par : Loula (site web) le: 12/04/2008 13:12:08
Peut-être chez Roland. Qui sait?
réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 13:19:56
"Je sentis la lame entrer tendrement das ma chair et m'écroulai" en même temps que je lisais, j'ai senti la blessure à travers tes mots et les cris en dedans... une histoire pleine de réalisme et de vérités où tu nous as encore bel et bien embarqué, chapeau Polly, !... qu'il est  bon de "renaître" après s'être perdue dans tes lignes. T'embrasse plein.
commentaire n° : 31 posté par : Joëlle le: 12/04/2008 12:55:59
merci Joëlle pour ta lecture attentive. Le tendrement pourtant était paradoxal.
Bisous Feu Follet.
réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 13:22:07
Bonjour Pollly... Bon week-end à toi et bisous !
commentaire n° : 32 posté par : camomille (site web) le: 12/04/2008 12:21:44
hello Camo.
Bon week-end à toi aussi.
réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 13:22:42

Ben dis-donc, c'est super ! Moi, j'ai fait beaucoup plus court... On va dire que la porte s'est refermée beaucoup plus vite ! Je crois que Roland va avoir besoin d'un jour de congés supplémentaire pour tout lire ! Bon dim'... 

commentaire n° : 33 posté par : pb-r (site web) le: 12/04/2008 11:27:21
On va dire que ce sera sa punition...
Bises Patrice.
réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 12:18:19
Pas le courage de m'y coller , j'espère que personne ne m'en voudra - je reprends juste ma tournee des blogs sans plus - et j'écoute de la musique ...Ben oui...Bill entre autres ...Bisous chère Polly ( ici mistral glacé )
commentaire n° : 34 posté par : La bernache (site web) le: 12/04/2008 10:42:28
Oh! bien sûr que non je t'en veux pas, tu parles!
Bonne écoute...
Bisous plein.
réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 12:19:11
Tu peux toujours en inventer une avec les derniers devoirs...  Roland rentre demain et il a dit que c'était le dernier !

Tu as fait une belle page, Polly !

Bon dimanche...
commentaire n° : 35 posté par : Quichottine (site web) le: 12/04/2008 10:00:12
Les derniers devoirs???
Je ne crois pas.
Bon dimanche à toi aussi Quichottine.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 12:21:16
Et je reste sur ma faim , j'attends la suite avec impatience ,  beau texte sur la misére humaine .   Toujours un plaisir de te lire , bonne journée Martine .
commentaire n° : 36 posté par : vinnce (site web) le: 12/04/2008 08:46:21
Ben! y-a pas de suite, hein! A moins que Roland...
Bisous Eric.
réponse de : polly (site web) le: 12/04/2008 08:53:52

intro

Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.

 

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