Billet ramassé sur un trottoir, l'équipe de
choc demandait de nous en inspirer, utiliser des figures de style, et citer le contenu.
- Et tu l'acceptes !
- Tu ferais quoi ?
- T'as vu cette injonction : « hors de question qu'une fille dorme ici !» ? Et un garçon il peut dormir ? Et si ce papier n'était pas tombé de ta poche, si je ne le ramassais pas sur tes pas,
dans cette flaque, je ne savais rien... Je peux pas dormir chez toi alors.
- On va à l'hôtel.
- T'es cinglé ! T'as pas les moyens, ni moi.
- Chez toi.
- Peux pas, tu sais bien mes vieux.
- C'est pareil pour moi.
- C'est pas tes vieux ! Et regarde ce papier rose ! Ridicule ! Et « vas » avec un s ! ça passe le concours bientôt ! Faudrait que ça soigne son écrit !
- Parce que toi t'en fais pas de fautes peut-être.
- C'est pas pareil, je ne veux pas être prof, et moi au moins je connais mon impératif. Mais ça ne me viendrait pas à l'idée de l'utiliser pour un pote.
- Un pote, faut pas exagérer. Une collocation, c'était à prendre ou à laisser.
- ...
- On fait quoi ?
- ...
- T'as pas une idée.
- Si.
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- Mets le son plus fort.
- Tu crois ?
- Oui.
- Ça tourne en rond... entrera, entrera pas. ?
- Parle pas si fort.
- T'es couard mon Julien! va pas te virer quand même !
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- Tu pourrais frapper avant de pénétrer dans ma piaule ! On t'a pas appris la politesse.
- J'avais dit pas de fille...
- Nan ! t'avais dit pas dormir ! Elle va pas dormir.
- Et.. heu ! vous faites quoi ?
- Ben, tu vois on regarde un Bambi. C'est pas de notre âge peut-être?
j'aime bien ce genre de texte...en plus c'est bien écrit
tilk
Joli exercice de style.
J'ai programmé quelques notes sur mon blog mais je vais fermer les commentaires car je pars précipitamment(décision hier soir, départ jeudi prrochain) du Maroc vers la France dans des conditions indéterminées et je ne sais pas le temps que j'aurais pour le blog.
Tu peux me joindre par mon livre d'or ou par mel.
Bonne journée
A bientôt.
Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.
Et que vogue le blog.

Très joli, et réussi, exercice d'écriture!!
Bon mercredi