« On dit que dans le cyberespace il existe un blog maudit, malheur à celui qui le lit, malheur à celui qui y dépose un commentaire, sa vie ne sera plus jamais la même, il sera à jamais prisonnier de la malédiction virtuelle… Les rumeurs les plus folles circulent à propos de ce blog. C’est une histoire que les blogueurs se racontent le soir en chuchotant sur leurs claviers…Beaucoup croient que ce n’est qu’une légende car ils ne l’ont jamais lu mais moi, je sais qu’il existe vraiment… »
Cyberspace, blog, virtuel…. Ben voyons ! Comme ils me cassent, on dirait, sur la gazette des blogs. Pourtant je l’aime bien ce blog ! Je ne lui ai jamais fait de mal et lui non plus. Là, je suis pas trop content.
Moi, j’ai rien fait, je jure. Et on me condamne comme ça pour le plaisir du jeu. Une légende ? N’importe quoi ! A vrai dire, je ne sais pas s’il cause vraiment de moi, parce que depuis quelque temps je me fais discret. Et c’est qui celui qui m’a vu ? L’ose pas dire son nom ! Trouillard ! Moi, je suis pas méchant, juste énervé parfois.
Je vous explique :
J’ai juste eu un moment de rage tout au début quand je ne savais pas me dépatouiller avec OB. Il m’en a fallu du temps pour organiser un espace agréable et gentil et
puis j’ai eu un commentaire pas très sympathique, et puis deux, et puis trois. Je ne comprenais pas, je ne les connaissais pas, moi, ces gens-là. Que me voulaient-ils ? Mon blog était ce
qu’il était, avec des boules de pétanque qui se la jouaient doucement sur un cochonnet tranquille. Je traçais des trajectoires, et de temps à autre je montrais mes meilleurs biberons en vidéo
cool. On a le droit d’être fan de pétanque, non ? Et c’est une vraie passion plus que de la boule lyonnaise (désolé Captain Lily) parce qu’à la pétanque on
s’engueule pour de rire, et j’aime bien ça, m’engueuler pour le plaisir. J’embêtais personne, moi, je partageais, c’est tout !
Et ces gugusses sont arrivés avec leur grande moquerie, leurs sarcasmes déplacés, et leur perversité parce qu’ils me laissaient des trucs pas racontables sur les boules.
Moi, je suis pas méchant mais quand on m’énerve un peu, j’encaisse mal. Alors je suis allé sur le leur et j’ai fait à l’identique. Pardi ! J’allais pas me laisser enfoncer un cochonnet dans la gorge. La guerre était déclarée.
Quand il y a guerre, il y a stratégie. Je me suis mis comme un dingue à fréquenter les forums, les chats, toutes les combines pour maîtriser un maximum de connaissances afin de gérer efficacement mon blog.
Et j’ai réussi à faire des manipulations assez crash, genre je mets un commentaire chez quelqu’un et il peut plus s’en défaire, un commentaire bien salé si possible. Je sais faire sauter comme rien le modérateur. Facile !
Chez moi, ça bougeait aussi du coup. On venait l’écume baveuse sur le clavier m’insulter. Comme je ne joue pas qu’à la pétanque et que je suis un grand chasseur de palombes, je sais la patience qu’il faut pour l’affût, et j’affûtais mes armes informatiques.
Et j’ai visé.
Mais je ne m’attendais pas au résultat. Ben ça non !
J’avais sûrement bidouillé de travers. Les blogueurs les plus avertis ne devaient pas en revenir. Impossible désormais pour eux de publier, de se balader chez les autres, coincés dans leur écran plat. Je les ai vus s’agiter dans leur prison virtuelle à faire des gestes de SOS. Moi-même je ne savais pas revenir en arrière. Alors j’ai arrêté. J’en avais atteint six. Pas plus promis, que six ! Et voilà qu’on m’accuse de détraquer tout le monde ! Je me demande d’ailleurs toujours s’ils sont encore dans leur écran, je n’ose plus aller voir, ni même aller voir personne, sauf la gazette, silencieusement, en passant par des chemins de traverse, sans déranger le monde, j’avais pas envie que les quatre mignonnes qui s’en occupent soient à leur tour enfermées dans leur blog. Remarquez à quatre, on peut faire une belote.
D’une certaine manière je suis coincé aussi, j’ai essayé de supprimer mon blog, mais voilà, il refuse. Il s’ouvre dès que je branche l’ordinateur, un vrai pot de colle. J’ai bien essayé sur des ordinateurs d’amis, mais depuis que ces derniers ne s’ouvrent que sur mon blog, ils me haïssent.
Pourtant je vous jure j’étais pas un méchant gars, mais je crois bien que j’ai mis un peu la panique partout. Enfin, vous voyez bien je n’ai pas fait grand-chose, alors pourquoi me maudire comme ça ? Je me suis juste vengé un peu et comme je ne suis pas un grand informaticien, j’ai pas su effacer. Et je ne peux plus le faire parce que mon blog il est coriace à fond, comme s’il avait une vie propre, et ça je contrôle pas.
Sinon, vous pensez bien, je l’aurais fait. Quoique !
Je vais aller lire ce qu’on dit de moi, et je vous souhaite que ça ne m’énerve pas.
Morbleu, par ma foi, on tombe là de Charybde en Sylla. Oups quelle spirale infernale. Pis que le net au temps de
Cavalier ZZZZZZZZZZZZ
Tiens y’a Z dans ZaZou, BiZou
Il est 1h du mat..Je flane sur les blogs..J'arrive de celui du bigorneau en ayant lu ton com.Ton article m'a presque fait peur...J'ai eu envie de me sauver...Je me suis presque demandé comment on pouvait diriger les blogs des autres..Et pis, les coms me rassurent..Ouf.....Bien écrit.....
Il faut toujours mieux exterioriser sa colère plutot que de la garder pour soi... Beau travail... Bon week end
(site web)
le: 29/02/2008 15:11:17 Si tu savais comme j'ai détesté la boule lyonnaise ! (par chez nous, c'est un sport qu'on essaye au lycée...) La pétanque marseillaise a une autre saveur, je suis bien d'accord avec ton blog ! :-)
La magicienne Globisse doit pouvoir arranger les choses pour ton blog qui n'a fait que se défendre... mais pas sûr qu'elle délivre de méchants commentateurs ! ;-)
J'aime beaucoup ce que tu as fait de ce blog maudit. Tu as l'art de trouver les bonnes idées et de les écrire !
Je crois qu'on a tous eu sur nos blogs des commentaires désagréables ou agressifs... Je me demande quel intérêt y a t-il à laisser un commentaire de ce genre, si je n'aime pas un blog, j'en sors et n'y retourne pas...
Mais tous les bloggeurs ne sont pas si respectueux, certains font de la critique acerbe leur "fonds de commerce" parce qu'ils n'ont rien de mieux à raconter... Et ça c'est plutôt pathétique...
bises
Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.
Et que vogue le blog.

Bises.
Merci Sido, je commençais à être mal là.
Bisous.