Azalaïs, son monde sensible
et poétique nous fait parfois tourner la tête, elle joue avec les mots avec un tel plaisir partagé, les malaxe, les retourne, les contourne, comme un sculpteur. Et ses propos touchent parce
qu’ils donnent du sens aux petits riens et aux grands débats. Toujours en doute, elle ne sait pas combien on est avide de ses textes, de son humour de ses clins d'oeil, de ses chemins de
traverse.
Le Bigorneau, chez elle aussi, nous retrouvons le plaisir des mots, de tous les mots. Elle en présente un et nous raconte tendrement son histoire personnelle, ses origines, ses déviances, ses particularités, sa famille. Parfois même elle en demande et nous fait une histoire avec tous. Un régal.
Bill Past John, le poète et musicien qui par sa sincérité nous étonne toujours et nous embarque loin sur ses océans intérieurs et extérieurs. Il sait mêler comme personne ses mots fragiles et jongle sur une corde sensible avec ses phrases décalées et la douceur de ses rythmes.
Camomille c’est de l’humour, une la joie
de vivre formidable, des coups de cœur et de colère aussi, et surtout curieuse de tout, elle nous promène chaque jour sur ces petites et grandes choses qui nous entourent et qu’elle approfondit
pour notre plaisir, et on parcourt ainsi terre, mer, ciel et en musique bien souvent .
Joëlle,
peintre, plasticienne, coloriste… un univers parfois classique avec ses coups de crayons qui tracent le tranchant d’un regard, l’amertume d’une bouche et qui dans ses tourbillons abstraits envoie
une musique rythmée et fort engageante. Sa palette est variée, celle que je préfère tonne dans les rouges passionnés.
Oncle Dan, c’est le décalage assuré, toujours dans l’humour, parfois dans la dérision, et une danothèque qui vaut son pesant d’inventions lexicales. Il sait comme pas deux détourner les consignes d’écriture et nous réjouir à chaque fois. Parfois il dessine ou détourne des photos comme son lierre littéraire.
Nath et ses bluettes propose aussi du rire. Elle chronique du bout des lèvres de petites scènes délicieuses qui appuient sur les petites interrogations de la vie, aux dernières nouvelles elle parlait de ces astucieux inventeurs de bien être, et quelquefois ce sont les mots d’enfants avec leur regard lucide sur les grands. A consommer sans modération.
Tilk, ah ! Fernando… difficile à présenter, il nous arrache le coeur avec ses collages très particuliers, ses poèmes qui résonnent au creux de sa déchirure et qui brisent nos réserves. Un sincère qui avec peu de mots, peu de colle, peu de papier crée de fulgurantes émotions.
Vinnce, c’est un regard tendre, doux et attachant. Photos couleur, ou noir et blanc, les thèmes en sont variés et accompagnés d’une citation amusante, ou sombre, ou pertinente, ou coquine, et parfois d’une chanson au gré de sa fantaisie. Grâce à lui, tous les matins je prends mon café devant un paysage différent, que du plaisir.
Voilà, Corneille est passé, je les ai classés par ordre alphabétique, et je regrette de n’avoir pu nommer tous les autres qui sont en lien sur ce blog :
Aurore, Domi, Cath, Chana, Edith, Fabienne, Gazou, Jovial, Juliette, Jean-Michel, Lilounette, Loula, Petite Momie, Roland, Sidonie, et compagnie, sans compter ceux que je
vais voir sans faire de bruit.
Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.
Et que vogue le blog.

dernières empreintes