L’océan impuissant à taire le chagrin,
Le pont bleu où ne roule plus la Ford défoncée
installé dans les pages inoccupées
Chagrin malin qui cherche à oublier
l’enfant silencieuse qui lisait dans la guerre
et les balles dorées fichées dans l’enfer.
Chagrin mêlé au silence fragile
qui ombre l’oeil cerné de bleu
La musique au bord des lèvres
Sur le fil des envies, des lambeaux
les grands cœurs, les sourires
Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.
Et que vogue le blog.

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