Jeudi 24 janvier 2008



Pour les impromptus, le thème de la semaine: la fragrance des mots.
Comme Rimbaud avait donné des couleurs aux voyelles, on pouvait s'en sinspirer pour leur donner des odeurs.

Aspergez-vous de votre parfum préféré, mes voyelles sont nauséabondes.



A
d’épicéa, abri odorant sur un flot gras de mousse qui écoeure les cœurs égarés sous les piques, senteurs fades moisies d’humidité chagrine d’un malheur qui se cache.
 
E

enflé d’églantiers qui entêtent de senteurs le printemps de ceux qui n’ont d’aromes  que le béton armé, et de floraison le massif imposant au rond-point d’un quartier empli de ses pétales.

 
I

de l’if inodore qui orne le cimetière où s’invitent aussi des fleurs artificielles, des plaques de regrets et des fientes d’oiseaux sur les dalles glaciales de marbre zébré de gris.

 
O

comme l’eau du canal emboucanée d’un marché qui flétrit son cours de poissons, de fruits, de viande qui pourrissent, et de poches en plastique quand surgit au détour le noyé de la veille.

 
U

tel la vasque nauséeuse d’un matin de colère quand la nuit fut d’enfer, les mots vomis empuantis d’amer, les coups trop vigoureux, le sang âcre sur l’émail et la mort juste au bout.




par polly publié dans : vous avez dit poésie? communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
ajouter un commentaire commentaires (15)    recommander
Voir tous les articles

juste pour vous...


Sur les conseils de
Quichottine, j'ai créé une page juste pour vous.
Si vous n'avez pas le temps, ou que le billet ne vous intéresse pas, ou que vous n'avez pas envie pour l'instant, vous avez peut-être quelque chose à me murmurer...
cest
ici.

intro

Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.

 

Et que vogue le blog.


 



Ceux qui luttent ne sont pas certains de gagner, mais ceux qui ne luttent pas sont déjà sûrs d'avoir perdu.





pageàmoi

fasiladoré

dernières empreintes

bouclieràmoi

Sceau1.gif  0042813

recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
Blog : Jeux sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus