Des envies qui tournent sur la piste comme mille valses à mille temps, un tango si charmant, un rock ébouriffant.
Des envies qui caressent l’oreille comme dix chants à dix voix, un tendre et simple blues, un timbre grave et doux.
Des envies qui chauffent les méninges comme un texte à deux mains, une envolée de vers, un phrasé musical.
Et le monde qui tourne de travers, une envie de le remettre à l’endroit.
Des envies qui dévorent des pages comme mille recueils réjouissants, un roman qui mène dans les hommes, une Marika qui vient de Srebrenica.
Des envies qui emplissent mes yeux, comme dix ballets éblouissants, un film décapant, un spectacle de baobab.
Des envies qui enivrent ma peau comme une main de velours, un geste lent et bon, un baiser de lutin.
Et le monde qui tourne de travers dix envies de le remettre à l’endroit.
Des envies qui partagent mes joies, comme mille éclats émerveillés, un regard étonné et rieur, un cœur qui bat de bonheur.
Des envies qui effacent les peines, comme dix doigts de fée, un vœu de paix et d’amitié, un océan d’amour.
Des envies qui tuent les armes, comme un abri pour les petits, une chaumière chaude et douce, une récolte partagée car il n’y a pas d’étrangers sur
Terre.
Et le monde qui tourne de travers, mille envies de le remettre à l’endroit.
Qui a envie, propose ses envies....
Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.
Et que vogue le blog.

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