En ce moment ça sent le roussi près de moi. J’ai en permanence cette petite odeur de brûlé qui chatouille les
narines.
Je cherche. Ce ne sont pas les bougies (elles ont fondu leur cire depuis belle lurette), ni l’ordinateur (on ne sait jamais, vérifiez le ventilateur de temps en temps), ni la voiture (elle sort
du contrôle technique) ni mes draps (on se demanderait bien pourquoi !), et le pire c’est que je suis la seule à sentir cette étrange cramé qui ne vient de nulle part.
Alors je me dis que je dois me calciner de l’intérieur, me consumer en somme, m'incinérer.
Vous avez un remède, vous, pour m’éteindre ?
En attendant, j’écoute Loïc qui a son copain Pierrot ...
Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.
Et que vogue le blog.

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