Dès l’enfance il se construit, brique après brique.
Une gifle, un coup, maman qui me détruit.
Adolescent il s’endurcit, enduit sur enduit.
Un baiser, un rejet, la trahison qui se poursuit
Adulte une plume plus douce ouvre un huis.
La rencontre, un amour qui se construit.
La plume est trop légère et s’enfuit.
Un cri, une douleur, la fermeture se rebâtit.
Le cœur s’entend à peine tout rétréci.
Les claques de la vie, le mur s’épaissit.
Doublées triplées les briques.
Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.
Et que vogue le blog.

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