Mardi 20 novembre 2007



1

Elle porte un manteau rouge, trop petit, un de ceux trouvé dans les ventes de charité, élimé et démodé. Elle le serre autour de son corps frêle. Adossée au mur du bâtiment, elle regarde deux fillettes de son âge jouer à la marelle. L’une, plutôt boulotte, saute d’une case à l’autre en léchant une sucette avec plus d’application qu’elle n’en met pour éviter les lignes qu’il ne faut absolument pas mordre. L’autre, attentive à l’erreur que pourrait commettre son amie, tourne entre ses doigts le bout d’une tresse blonde. Sa camarade réussit pourtant à revenir. Elle lance le palet qui glisse trop loin.
 

- A toi, Marielle ! soupire comme désenchantée la petite gourmande.

 

Le palet de Marielle atteint sans faute la case quatre. Un, deux, trois saute-elle. Cinq, six. Elle pose les deux pieds, chacun d’un côté d’une ligne sur le sept et le huit, puis virevolte et se retrouve en sens inverse. Six. Au cinq elle ramasse son palet. Trois, deux, un, terre.

 

L’autre regarde toujours, presque fixement. Dans son regard comme une envie. Mais ni Marielle, ni sa compagne ne prêtent attention à la fillette solitaire dont la toison dense et brune frissonne sous les coups glacés du vent.

 

L’heure se fait plus sombre. Les deux amies se retirent et disparaissent dans l’entrée B de l’immeuble C de la cité Denfert-Rochereau.

 

Le petit manteau rouge s’agite. De sa poche apparaît un galet lisse. Elle le pose sur le un. Facile. Elle saute d’un pied sur le deux, le trois. Elle est lourde, maladroite, elle cherche l’équilibre. Elle termine son parcours, elle recommence. Peu à peu, elle s’allège, son saut gagne en souplesse, elle se réchauffe. Trois : les tremblements s’atténuent, le palet obéit.

 

Elle s’absorbe dans son jeu, oubliant le décor, les façades grisâtres, le froid plus vif, les passants pressés qui s’éclipsent dans leurs montées, tous ces inconnus vus chaque jour et restés étrangers. Elle oublie. Elle joue. C’est magique.

 

Les réverbères donnent à la scène une lumière violente et étrange ; ils éclairent crûment mais les silhouettes en deviennent plus opaques. Celle de l’enfant ressemble à un oiseau qu’une aile blessée empêcherait de voler. Elle ne voit pas l’ombre massive et titubante qui s’approche de la marelle. C’est un homme, plutôt grand, vêtu d’une vareuse grise et d’un pantalon de velours trop large ; il porte de travers sur des cheveux touffus et broussailleux une casquette de marin.

 

            Le galet vient d’atteindre le ciel, elle court à sa rencontre à cloche-pied. La grosse main de l’homme saisit l’enfant par l’arrière de son manteau l’empêchant d’atteindre ce ciel tant désiré. Elle ouvre la bouche, surprise, effrayée, comme pour un cri qui ne vient pas. Il lui tord le bras, elle se disloque à le suivre mordant ses lèvres pâlies. Ils disparaissent dans l’allée D de l’immeuble C de la cité Denfert-Rochereau.

 
 
 
 
 
2
 

Ce mercredi-là, le soleil est plus chaud, le vent a cessé de s’engouffrer dans la cour. Trois fillettes occupent leur temps dans le maigre espace réservé aux loisirs.

 
- Alice tu as mordu ! s’écrie Marielle.
 

Alice rit en protestant. Elle retire un instant la sucette de sa bouche, et en équilibre précaire se moque de sa compagne blonde.

 

- Tu vois tout, hein ? mais là tu te trompes, j’ai même pas effleuré la ligne ! demande à Karine.

 

- Elle a raison, j’ai bien vu, s’exclame Karine, toi t’es mal placée pour voir le talon, il a pas touché.

 

Alice fait une grimace à Marielle qui veut dire sans doute «  ah ! tu vois ! ». Marielle, vexée, réplique méchamment :

 

- Mais tu baves! Je comprends pas comment tu fais pour sauter et téter en même temps !

 

Karine éclate d’un rire frais, ses joues se creusent de contentement. Alice, boudeuse, recale la sucette entre les dents et poursuit son parcours. En face d’elle, arrive une petite silhouette rouge, elle dit :

 

- Tiens voilà Sandra la muette qui vient nous épier !

 

Les regards des fillettes se tournent vers celle qui avance à petits pas, qui s’arrête une seconde, affolée soudain par la convergence dont elle fait l’objet, puis se redresse et rejoint le mur qui lui sert de reposoir et d’observatoire.

 

- Elle pourrait jouer avec nous, on ferait deux équipes, propose Karine.

 

- Peuh ! tu sais bien qu’elle est pas capable de dire deux mots sans bégayer. Même le maître ne tire rien d’elle ! répond Marielle.

 

- Elle peut quand même jouer, si on lui proposait ? insiste l’enfant rieuse.

 

- Pas question ! dit Alice, elle est bête et sale ! puis en chuchotant pour n’ être entendue que de ses camarades, elle ajoute «  de plus elle pue ! ».

 

Karine hausse les épaules. Elle semble ennuyée pour Sandra, pour cet isolement dans lequel tout le monde la tient, mais elle se tait.

 

- Cette fois tu as mordu ! j’ai pas rêvé ! crie Marielle.

 

Alice reconnaît son erreur et cède le jeu à Karine.

 

Un jeune garçon roule vers le petit groupe. C’est un vieux, il a bien une douzaine d’années. Il glisse avec adresse sur ses rollers. Il atteint la marelle et envoie volontairement le palet gicler plus loin d’un coup de patin ajusté. Les filles crient et tentent d’attraper son sweat trop large. Et de l’une qui rate de justesse la manche, et de l’autre qui, trop malhabile, ne peut saisir le large pan de chemise qui passe pourtant à sa portée. Il s’amuse ainsi quelques minutes à éviter ces obstacles vivants et coléreux. Tel un chevalier téméraire et fier qui combat la loi des méchants, il s’enroule sous des coups qui veulent le tuer, il s’écarte au dernier moment du mortel fer de lance que présente le bras d’une des gamines, il se déploie, donnant l’élan vers l’ennemie qui apeurée fait un pas de côté. Il rit. Il entend à peine leurs vociférations menaçantes. C’est le jeu. Elles le poursuivent, courent derrière l’espiègle qui s’enfuit, sachant qu’elles ne peuvent rien contre la vitesse qui chaussent ses pieds.

 

- J’l’dirai à maman que tu nous embêtes, crie Marielle.

 

Le gamin se retourne et fait de la main un petit geste qui montre à ce petit bout de femme combien elle l’effraie et s’esclaffe :

 

- Cours toujours sac à puces ! tu fais pas peur à ton géant de frère !

 

- Fais le fort va ! devant papa tu riras moins, sale bête !

 

Marielle, encore pleine de rage, rejoint ses amies. Le jeu reprend, mais on sent qu’elles ne sont plus si attentives. Karine a l’air rêveur, Alice lèche avec plus de force son bonbon acidulé. Un peu plus loin, Sandra a comme un sourire.

 
 
 
 
 
 

Les jours passent, immobiles. Le même décor renouvelle les mêmes jeux. Le petit manteau rouge, toujours appuyé au mur, regarde obstinément les comparses qui s’amusent d’une case à l’autre.

 

- Voilà Julien, s’exclame Karine arrêtant de jouer.

 
- Mais il est à pied ! remarque Alice.
 

Marielle s’étonne. Elle voit arriver son frère, les mains dans les poches, l’insolent sourire aux lèvres. Elle se rapproche de ses camarades et leur murmure de manière saccadée et rapide qu’elles peuvent aujourd’hui se venger de tous ses misérables tours.

 

- Alice, tu te débrouilles pour passer derrière lui, t’es la plus forte tu le maintiens solidement avec les bras. Karine et moi on se charge de t’aider . On va se régaler !

 

Pendant un instant, elles font semblant de rien. Elles attendent sournoisement qu’il arrive assez près pour déclencher l’offensive. Karine lance le palet trop fort. Il cogne le pied de Julien qui se penche pour le ramasser. Alice le pousse par derrière et l’enfant se retrouve nez contre terre. Il tente de se relever mais les trois commères sont très vite sur lui. Marielle la première lui arrache sa casquette et lui maintient le front sur le goudron. La large Alice en califourchon sur son dos cahote comme sur un cheval. Seule Karine n’ose rien, sinon de tenir les jambes sur lesquelles elle s’est assise. Marielle tire les oreilles, pince le cou et chahute heureuse le pauvre animal. Après la colère de s’être laissé prendre comme un débutant, après des soubresauts de révoltes, des cris insultants, Julien maintenant leur conseille de cesser, puis se met à gémir doucement.

 

Alors se produit un événement inattendu. Sandra se jette sur Marielle, lui tire les tresses jusqu’à ce qu’elle cède et libère le frère vaincu. D’un puissant coup de pied, qu’on n’aurait pas attendu d’un corps si chétif, elle pousse la grosse Alice. Karine étourdie se lève spontanément. Marielle se saisit d’un bras de Sandra, l’obligeant à se retourner vers son poing qui lui bondit dans le ventre. Julien, redressé, retient le bras de sa soeur l’empêchant de donner un autre coup. Il s’empare d’une des mains de Sandra et l’entraîne loin de cette arène.

 

Toutes les trois, assises, défaites, se taisent. Leur silence est étonné. Leur proie s’est échappée. Marielle la première réagit.

 

– Elle ne perd rien pour attendre. Je l’aurai bien au tournant cette sale fille !

 

Karine lui demande à quelle astuce elle pense pour régler ses comptes car Sandra semble si indifférente à tout et à tous qu’il sera difficile de la blesser.

 
- On verra bien.
 

Elles se lèvent et comme pour signifier que l’incident est clos, se remettent à jouer. Un, deux, trois. Quatre et cinq. Six. Sept et huit. Retour entre ciel et terre.

 

La lumière du jour atténue ses reflets. Les trois amies jouent encore. Marielle voit s’approcher la silhouette d’un homme à la vareuse grise. Il va passer près d’elle dans quelques secondes. L’homme ne marche pas toujours très droit, il a quelques pas incertains qui l’obligent à sortir les mains des poches. Il passe bientôt près des enfants, jette un regard sur elles mais ne dit rien. L’odeur fétide de la vinasse atteint les narines des fillettes qui grimacent derrière son dos. Marielle dit à haute voix, comme si elle répondait à la question d'une des deux autres :

 

- Sandra ? Mais tu sais bien qu’elle court toujours les garçons. Tiens ! En ce moment je sais même qu’elle est avec Julien.

 

Alice et Karine regardent Marielle avec une stupeur non feinte. Alice, plus vive à comprendre que Marielle tient peut-être là sa vengeance, réplique :

 
- Ah ! tu crois ?
 

- Je te le prouve quand tu veux, t’as qu’à me suivre.

 

L’homme entend. Il ne peut pas ne pas entendre. La voix de Marielle est distincte, d’une tonalité suffisamment élevée. L’homme entend mais n’arrête pas sa marche. Il oscille peut-être un peu, à peine plus. Il se dirige de ce pas lourd et incertain vers l’entrée D de l’immeuble C de la cité Denfert-Rochereau.

 
 
 
 
 
 
 
4
 

La nuit : une de ces nuits noire et épaisse, sans lune, brouillée par une couverture nuageuse dense. Près de la porte D, deux véhicules dont les gyrophares reflètent alternativement du bleu, de l’orange sur la façade sombre, attendent. Au quatrième étage les fenêtres sont éclairées. Le cri d’une femme se mêle au cri d’une autre. L’animation dans l’allée D prend quelque ampleur. Une petite forme noirâtre apparaît et supplie un uniforme bleu de ne pas lui faire du mal, qu’il n’est pas vraiment méchant, un peu rude, mais pas méchant. Elle tient la manche du policier qui tente de se dégager. Il est lié déjà par des menottes à un homme qui porte une vareuse grise. Tout ce monde s’extirpe de la porte D : la petite femme d’abord qui ne lâche pas la manche galonnée ; le policier ensuite, agacé, ses lèvres sont sévèrement pincées, son sourcil abaissé, son corps tendu ; l’homme enchaîné sort presque dans le même temps, suivi de près par un autre policier. Ils pénètrent dans la voiture bleue. La femme a un dernier cri vers le véhicule qui disparaît. Elle reste là. Elle attend, les bras serrés. Deux silhouettes blanches sortent à leur tour avec, entre eux, le brancard sur lequel gît un petit corps. Il bouge à peine ce petit corps recouvert ; on a jeté sur lui, rapidement, un manteau rouge. Une bouteille suspendue au-dessus dispense son goutte à goutte. Ils l’installent dans l’ambulance, la petite femme noirâtre y pénètre à son tour.

 

Le silence revient. Les fenêtres s’éteignent. Peu à peu la cité se recouvre de son mutisme nocturne. Au loin, un clocher sonne deux heures.

 

Cependant une petite lucarne est restée allumée. Elle veille au troisième étage de l’allée B. Un visage blond collée sur la vitre semble figé. Les yeux immenses interrogent la nuit. Ils cillent comme pris dans un étau d’incompréhensible peur.

 
 
par mpolly publié dans : nouvelles communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Commentaires

c'est tellement "horrible" que ça pourrait être vrai!
big bisous
commentaire n° : 1 posté par : fabienne (site web) le: 21/11/2007 22:37:08
Horrible comme la vie peut l'être parfois. Bises à toi Fabienne.
réponse de : mpolly (site web) le: 22/11/2007 07:08:26
ben, si ça vient tout seul, chapeau bas , de diou .....ce sera quoi quand ta petite flemme aura disparu ? je sens que ça va décoiffer
Bill
commentaire n° : 2 posté par : Bill Past john (site web) le: 19/11/2007 18:51:03
C'est pas ça, j'aime pas recorriger, c'est pourquoi j'ai dans les tiroirs des tas de trucs impubliables! ça marche ou non, en somme.
réponse de : mpolly (site web) le: 19/11/2007 18:55:44
Voilà le genre de texte qu'on cherche désespérement sur la toile, des bouts de rien, tout s'assemble comme de l'impressionisme, une écriture qu'on voit trés travaillée et retravaillée, des être vivants, du talent dont on aimerait prendre la force !
Bises
Bill
commentaire n° : 3 posté par : Bill Past john (site web) le: 19/11/2007 12:00:04
Je ne sais pas si c'est très travaillé! Quand j'écris ça vient un peu tout seul. Je me relis, et je change par ci par là deux ou trois choses, et puis je suis très paresseuse... Merci pour ce que tu dis, j'aime bien l'idée d"impressionisme".
réponse de : mpolly (site web) le: 19/11/2007 12:33:34
Quel talent! 
Cette Polly...
Honnêtement, je reste sans voix. 
Je viens de t'ajouter chez moi. J'aimerais que d'autres viennent d'écouvrir tes mots. 

Bises

PM
commentaire n° : 4 posté par : PETITE MOMIE le: 17/11/2007 20:57:47
Merci Petite Momie, je dois mettre à jour les miens aussi, car je découvre tellement de talents vrais, et tu en fais partie.
réponse de : mpolly (site web) le: 17/11/2007 22:40:51
c'était tres beau, tres intense... merci...je reviendrai^^
commentaire n° : 5 posté par : nea (site web) le: 17/11/2007 19:12:21
Merci de ton passage.
réponse de : mpolly (site web) le: 17/11/2007 19:17:19
Non elle n'est pas finie ton histoire... Que devient la pauvre pitchoune et puis tu peux faire savoir ce que le vilain père devient, il y en a des choses à dire ou plutôt à écrire... grrrrrrr !  Amicalement !
commentaire n° : 6 posté par : camomille (site web) le: 17/11/2007 16:38:25
Oui, je sais. J'ai écrit une suite, mais elle ne me va pas. Alors... plus tard si j'ai le courage.
PS: l'enfant est sauve dans ma suite. Es-tu rassurée?
réponse de : mpolly (site web) le: 17/11/2007 16:49:20
Les enfants sont beaucoup plus cruels qu'on ne le croit et contrairement à certains je suis persuadée que la cruauté  n'est pas réservée aux quartiers défavorisés , simplement, ailleurs on la voit moins ! Cette histoire m'a boulerversée, elle me rappelle tant de choses !
commentaire n° : 7 posté par : Azalaïs (site web) le: 17/11/2007 10:24:27
Bien sûr que non, la cruauté n'est pas réservée aux quartiers défavorisés. Et si les enfants sont cruels c'est qu'ils ont des modèles. Merci de ta lecture. Bonne journée Aza.
réponse de : mpolly (site web) le: 17/11/2007 10:59:44
Triste parallèle entre la marelle et la destinée de Sandra. Poignante métaphore de la vie. La vie est en quelque sorte un jeu de marelle avec ses joies, ses peines, ses blessures, ses trahisons.
L'empêchant d'atteindre ce ciel tant désiré  ne présageait vraiment rien de bon! 
Bien à toi.
commentaire n° : 8 posté par : Inès (site web) le: 17/11/2007 09:16:20
Bien lu, Inès, très pertinente ta remarque. Bises à toi.
réponse de : mpolly (site web) le: 17/11/2007 11:15:58
Outre l'écriture fluide et exquise, cette histoire est très triste et cruelle. Je ne sais pas si c'est ainsi qu'il fallait comprendre mais j'ai l'impression d'un coup monté qui a dégénéré en drame.
Bien beau texte, bien belle plume.
Bon week-end Polly
commentaire n° : 9 posté par : Chana (site web) le: 17/11/2007 09:13:36
Tu as fort bien compris. L'insouciance fait parfois des ravages. Bon week-end à toi aussi.
réponse de : mpolly (site web) le: 17/11/2007 11:15:02
Un magnifique récit qui décrit une part de vie dans les cités, où  l'on devine la misère , le chômage, qui plonge l''homme ivre à martyriser ... un suspense jusqu'au bout avec des mots aisés qui courent sous ta plume .
Bon week-end
commentaire n° : 10 posté par : lilounette (site web) le: 17/11/2007 07:29:00
Merci et bon week-end à toi aussi Lilounette.
réponse de : mpolly (site web) le: 17/11/2007 08:10:51
magnifique tableau de la bêtise ordinaire
on en a des frissons .. bravo !
commentaire n° : 11 posté par : Josette le: 16/11/2007 22:38:17
Merci de ton passage. La bêtise, oui, et la souffrance ordinaire aussi.
réponse de : mpolly (site web) le: 16/11/2007 23:00:04
moi aussi, et j'enferme le vieux pour 30 ans!!!!
commentaire n° : 12 posté par : croc (site web) le: 16/11/2007 20:48:27
Mais on le soigne le vieux! on ne peut pas le laisser dans sa misère... quoique!
réponse de : mpolly (site web) le: 16/11/2007 21:03:40
Bonsoir Polly, je veux la suite stp tu ne vas pas me laisser languir, quel magnifique façon de transcrire cette histoire, tenue en haleine du début à la fin... Tu dois avoir été "magicienne " dans une vie antérireure... Pauvre "bouchon" qui a été martyrisée par son père je suppose ! Fais une suite spt, s'il le faut je me mets à genoux... Bonne soirée et j'attends,j'attends, j'attends ! Bisous amicaux !
commentaire n° : 13 posté par : camomille (site web) le: 16/11/2007 20:13:56
Quelle suite? Elle n'est pas finie mon histoire?
réponse de : mpolly (site web) le: 16/11/2007 20:34:20
j'ai lu d'une traite, prise au piège de tes mots. Saurons nous ce que devient la petite au manteau rouge?
commentaire n° : 14 posté par : croc (site web) le: 16/11/2007 18:55:58
Moi, je la sauve. Et toi?
réponse de : mpolly (site web) le: 16/11/2007 20:05:07

juste pour vous...


Sur les conseils de
Quichottine, j'ai créé une page juste pour vous.
Si vous n'avez pas le temps, ou que le billet ne vous intéresse pas, ou que vous n'avez pas envie pour l'instant, vous avez peut-être quelque chose à me murmurer...
cest
ici.

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Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.

 

Et que vogue le blog.


 



Ceux qui luttent ne sont pas certains de gagner, mais ceux qui ne luttent pas sont déjà sûrs d'avoir perdu.





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