Mercredi 16 avril 2008
Republication, faute de temps malgré les vacances. 
 

1
Etrange. Etrange ce lieu de nulle part. L'homme posa son sac à dos au sol sur le talus. Il observa ce manque d'horizon, ces nuages de fumée qui noyaient on ne sait quel sommet, on ne sait quelle montagne. Il devinait derrière les collines d'autres collines. Il devinait d'autres bosquets, d'autres champs, d'autres bois et jusqu'à l'infini un désert de mousse herbeuse. Il contemplait le ciel entre le gris et le bleu, seul territoire qui lui semblait connu avec ses moutonnements blancs, ses auréoles grises, son soleil frais en cet après-midi automnal. Ce ciel encombrait l'espace. Il s'assit à côté de son sac, ses grandes jambes de randonneur repliées sous lui. Il alluma une cigarette. Plissant les yeux, son regard chemina un bref instant sur la chaussée bombée qui disparaissait trop vite. Il ne savait où. Depuis des heures qu'il avait emprunté cette étroite départementale, cherchant un abri chez un habitant pour la nuit, il n'avait trouvé nulle maison, nul hameau, pas même un mur derrière lequel s’abriter. Pourtant les lignes téléphoniques et électriques aboutissaient forcément chez quelqu'un. Un cheval hennit derrière lui. Il se leva, s'approcha des barbelés et caressa l'encolure de l'animal qui montrait son ravissement en tendant le cou. Il se glissa dans le champ.
- M'acceptes-tu près de toi ? demanda-t-il. Il souriait car la bête semblait comprendre, elle frotta son museau sur le buste de l'homme. - Tu as faim peut-être ? Pourtant tu as là une herbe appétissante.
Il ouvrit son sac, en extirpa une poche. Il élargit l'ouverture pour saisir un vieux morceau de pain qu'il tendit à l'animal. Ensuite il chercha une surface plane et propre, étendit une toile fine et plastifiée et s'allongea en tête à tête avec le gris du ciel.
  2 - Maman, je suis fatiguée, s'exclama une petite voix de fillette. - Encore un petit effort Marianne. On va sûrement arriver quelque part, alors on téléphonera à Papy. Il viendra nous chercher. - Mais tu sais pas où on est! dit l'enfant avec agacement. - Bon! On se repose dix minutes. J'ai encore des biscuits dans mon sac.
Toutes deux couchèrent leur bicyclette sur le talus qui avait été une heure plus tôt le siège de l'homme errant. Elle ouvrit un paquet de petits beurres et le donna à la fillette. Elles grignotaient toutes deux en silence quand le hennissement du cheval dérangea leur repos.
- Oh! Qu'il est mignon! s'exclama l'enfant, tu crois que je peux le caresser?
Avant d'attendre la réponse de sa mère elle tendit la main vers l'encolure qui s'étirait vers elle. Elle gratta le col et de l'autre main frotta le nez. Le cheval s'approcha plus près, cherchant de son museau le cou tendre. Elle recula un peu surprise, peut-être un peu effrayée. La mère observait la scène le visage attentif, le muscle tendu, prête à intervenir s'il donnait quelque signe d'agressivité. Mais apparemment il ne voulait que tendresse. C'est alors que surgit derrière lui une longue silhouette masculine, la face barbue, l'oeil clair et le sourire accueillant.
- Bonjour. Vous êtes peut-être du coin ? demanda-t-il. - Oui et non, répondit la femme. Etes-vous le propriétaire de ce tendre animal ?
- Absolument pas. Figurez-vous que je suis perdu. Je cherchais une maison pour passer la nuit et la seule présence que j'ai trouvée est celle de ce cheval. Peut-être pourriez-vous m'aider ?
- Pas vraiment, répliqua la fillette, nous sommes perdues aussi. Ca fait des heures qu'on cherche une pancarte pour nous dire où on est! - Incroyable! Nous voilà alors tous trois égarés! s'exclama l'homme. - Egarés, égarés, peut-être pas, dit la mère. Il suffit de retourner sur nos pas.
Il regardait l'enfant dont la moue signifiait nettement le peu de confiance qu'elle manifestait envers le propos de sa mère. Lui non plus n'était pas si sûr qu'un demi-tour eût suffi. Il s'interrogea tout haut, habitué sans doute, à soliloquer dans ses promenades solitaires.
- Bizarre tout de même qu'elles se soient arrêtées justement là! - Que dites-vous ? demanda la mère. - Excusez-moi, je pensais tout haut! Pourquoi vous êtes-vous arrêtées justement ici? - J'étais fatiguée, ça faisait trop longtemps qu'on roulait, répondit Marianne. - Moi aussi j'étais fatigué, juste à cet endroit! Et il fera bientôt nuit! - Nous sommes parties tard, expliqua la mère. Il devait être trois heures trente, pas loin de quatre heures. Je ne me suis pas souvenue que la nuit tombait plus vite désormais. Et d'ordinaire Marianne est une bonne pédaleuse. - Vous habitez loin ? - Aux Charmailles, c'est un petit village où on passe nos dimanches. C'est à vingt kilomètres, c'est ce que j'ai à mon compteur. Et vous, que faites-vous ici ?
Il l'observait, elle avait bien la trentaine. Petite et musclée, elle avait l'air d'être une femme décidée et solide, peu encline à s'effrayer. Elle ne manquait pas de charme, son visage présentait quelque irrégularité, plein de taches de rousseur, mais une bouche aux lèvres bien dessinées et de larges yeux verts le rendaient agréable et sympathique. Une coupe au carré au niveau de l'oreille mettait en valeur l'ovale du menton et donnait plus de chair à des joues plutôt creuses.
- Je passe mes vacances ainsi, à marcher dans les campagnes. C'est ma façon à moi de prendre pied dans le monde rural. La ville m'asphyxie! Et généralement je dors chez l'habitant. Ce n'est pas par économie, je gagne assez bien ma vie, c'est surtout pour rencontrer des gens. Des gens comme vous. - Je m'appelle Béatrice et ma fille Marianne. Enchantée de rencontrer un de ces marcheurs! Je croyais que ça n'existait que dans les pays exotiques. Il souriait, d'une belle denture étincelante entre les poils noirs de sa barbe. On ne pouvait lui donner d'âge. Quelques rides pourtant ourlaient le coin de l'oeil. - J'ai pas mal baroudé! L'Inde, la Jordanie, le Sahara. Mais de temps à autre j'aime assez rester avec mes compatriotes. Je m'appelle Jean-Yves. Le cheval hennit en gambadant loin d'eux. Il disparut très loin au fond du champ. La fillette émit un soupir déçu. - Dommage ! Tu crois qu'il va revenir ? - Je ne sais pas, je ne l'avais pas revu depuis votre arrivée. Il est venu m'accueillir et puis il est parti. - On fait demi-tour, soupira Béatrice. Tu es prête Marianne ? - Il va faire nuit d'ici une petite heure. Serez-vous rentrées chez vous? s'inquiéta Jean-Yves. - Normalement oui! - Et pas normalement? demanda la fillette, je sais qu'on est perdu! Tu sauras retrouver la route dans la nuit?
Béatrice baissa les yeux d'incertitude., évoqua son père qui penserait peut-être à un enlèvement et alerterait les secours, tout ce souci… Elle hésitait. Jean-Yves lui proposa de s'installer avec lui. Il avait une couverture de survie, quelques vivres, le dessus d'une toile de tente avec ses piquets. Il suffisait de tout préparer avant l'obscurité, car sa lampe de poche n'avait plus de pile.
- Dis oui, maman. Pour une fois qu'on dort dehors!
Elle le remercia pour cette aimable invitation et accepta comme soulagée de cette proposition. La fillette heureuse cria: "C'est l'aventure!", "c'est l'aventure!"...
    3 Sous la toile improvisée, la fillette dormait recouverte d'une fine couverture de survie. A ses côtés, Béatrice cherchait une position confortable. Jean-Yves, les mains sous la tête, le corps détendu murmura: - Vous avez froid ? - Non, pas vraiment, le sol est dur. Ca n'a pas l'air de gêner Marianne. Elle s'est endormie très vite. Vous n'avez pas sommeil ?
Il ne répondit pas. Absorbé par la pensée de l'étrange situation. Voilà trois êtres perdus dans un lieu inconnu. Seul un cheval par intermittence occupait les lieux. Pas un seul moteur n'avait dérangé leur solitude. Ils semblaient enfermés dans une prison naturelle. Le cheval n'avait plus donné signe de vie. Où était-il passé? Quel havre avait-il atteint pour les oublier ainsi? Et cette route qui gondolait à l'infini ? Même dans le désert il n'avait jamais ressenti une telle impression d'isolement. Ce paysage n'avait pas d'issue. Il était clos, sans début, ni fin. Une enclave de nulle part. Demain, avec le jour, ils trouveraient sans doute la clé. Tous les trois s'étaient laissés guidés par le tracé de la départementale, ils n'avaient vu aucune pancarte, aucune borne kilométrique. Il avait marché, elles avaient pédalé, occupé chacun à faire encore un pas, à donner encore un tour de roue... Mais pourquoi trouvait-il cela si étrange. Il ne ressentait pas de peur, elles non plus n'avaient pas peur, Marianne avait beaucoup ri pendant le frugal repas, ils l’avaient laissé dévorer la petite boîte de germon, et son sommeil était lourd d'une saine fatigue. Mais quelque chose de particulier l'étreignait, un tiraillement cérébral, un malaise diffus : il ne maîtrisait pas la situation, voilà ce qui l'agaçait. Il avait toujours su exactement où il était et tout à l'heure en consultant sa carte il n'avait pas trouvé cette route. De plus sa boussole donnait des indications fantaisistes, l'aiguille virevoltait à droite à gauche, indécise. Elle était sans doute cassée. Il s'en persuadait. Pourtant la veille, elle fonctionnait très bien, et ce matin encore quand il avait décidé de bifurquer à l'est, elle n'avait manifesté aucun signe d'usure. Béatrice interrompit ses pensées.
- Que faites-vous dans la vie ? - Je cherche, répondit-il distraitement. - Vous cherchez ! Vous cherchez quoi ? - Tout! Le sens de tout ça! Pourquoi on est là cette nuit à discuter alors qu'on ne se connaissait pas ce matin.
Il se tourna vers elle, appuya la tête sur sa main. La nuit n'était pas complètement noire. Il ne distinguait ni ses yeux, ni son visage, mais la silhouette était nettement découpée.
- Excusez-moi, dit-il, je vous réponds un peu à côté. C'est vrai que je cherche. Je cherche des informations sur l'histoire géologique de la Terre. Je travaille essentiellement sur des carottes glaciaires et avec mon équipe on élabore des théories. - C'est passionnant! - Si on veut. On se sent parfois bien seul devant l'étendue de son ignorance. On a l’impression d’être un peu icarien. - Que voulez-vous dire ?
- Que la vérité nous brûle souvent les ailes comme Icare, qu’on y croit et puis, patatras ! On s’effondre. Que les sciences sont encore dans les langes. Qu'on sait encore trop peu de choses. Que devant nous tout reste à faire. Que je ne sais pas si c'est bien utile! Mes réponses vous conviennent ?
- Imparfaitement. Vous avez l'air bien compliqué! - Déformation professionnelle! A force de toujours vouloir tout expliquer, on ne sait plus rien alors on se repose des questions sur le sens de tout ça. On manque parfois de nez, on fait des erreurs, et aussi que le progrès n’a pas apporté du bonheur. Et vous, que faites-vous?
- C'est plus prosaïque. Je tente d'aider des gens qui sont en difficulté. Je suis assistante sociale.
- C'est plus prosaïque mais encore plus complexe!
Ils laissa tomber sa tête sur son bras et ferma les yeux, non par fatigue, mais pour entendre la nuit. Au loin, une chouette répondait à une compagne. D'autres nocturnes criaient, il ne les identifia pas. Rien d'inquiétant. Une campagne, la nuit, normale. Sauf, et il s'en rendait compte maintenant, qu'aucun ronflement de voiture ne les atteignait. C'était rare, c'était exceptionnel, sinon lorsqu'il dormait en refuge, sur des hauteurs inaccessibles à tout véhicule. Il se leva pour regarder le ciel. Sans doute apercevrait-il quelques clignotants d'avion? Mais il était couvert, deux ou trois étoiles scintillaient pauvrement à travers le voile, la lune, fin croissant, n'osait pas briller non plus. Il se recoucha. Béatrice demanda la voix déjà endormie:
- Avez-vous entendu quelque chose ? - Non mais je trouve ce silence anormal!
Il se reprocha aussitôt ses paroles. Il allait l'inquiéter inutilement. Autant qu'elle dorme. Il veillerait.
- Quel silence ? Vous n'entendez pas les hibous ? - Si, bien sûr! Je suis fatigué, je vais essayer de dormir. Vous aussi, dormez.
Elle se tourna et se roula sur elle-même. Jean-Yves observa la silhouette enroulée près de lui. Elle lui plaisait bien et il ne se reconnaissait pas de rester avec elle comme un vieux copain des jours anciens. En temps habituels il aurait déployé tout son charme pour lui tenir chaud. Il comprit soudain qu'il était inhabité. Vide de désir, vide de sensations, vide de sentiments. Vide de vie. Etait-ce cela la mort: avoir l'impression d'exister et ne plus rien éprouver? Etait-il mort? Vraiment? Et elles? Etaient-elles mortes aussi, au même moment? Et où? Et quand? Non, il délirait encore, il se laissait porter par la brume opaque qui occupait cet espace particulier. Quelle magie se dégageait de ce lieu? Quelle magie opérait sur eux pour les empêcher de s'orienter? Cet arrêt obligatoire, suspendu dans le temps, avait-il un sens?
Et brusquement il s'endormit comme assommé par des questions trop grandes pour lui.   4 - Alors, c'est décidé, vous faites demi-tour? - Oui, c'est plus raisonnable répondit Béatrice. Et vous? Etes-vous sûr de continuer par là ? - Oui, je poursuis vers l'est, ou ce que je crois être l'est! Marianne embrassa Jean-Yves sur les deux joues. Béatrice s'approcha de lui et lui tendit la main en le remerciant. - Bonne route, et passez nous voir. Vous avez notre adresse. - Promis, à bientôt. Ils se saluèrent d'un dernier geste large et se tournèrent le dos.         5
Seize heures cinq. Jean-Yves reconnut le décor. Seize heures cinq, exactement comme hier. Il s'assit sur le talus. Exactement comme hier. Il savait qu'elles arriveraient, toutes les deux, épuisées. Exactement comme hier. Le ciel avait la transparence grise, le ciel avait la liberté pour lui, le ciel se moquait assurément de ce bout de terre coincé sur lequel il venait de s'écrouler, abattu. Le cheval vint, hennissant. Exactement comme hier.
- Où avais-tu disparu?
Aucune réponse. Pourtant, Jean-Yves aurait parié qu'il lui parlerait. Il venait d'atteindre la certitude qu'il avait, à un moment donné, franchi une ligne invisible qui l'avait conduit dans une autre dimension.
- Je n'ai plus de pain à te donner. Et moi je meurs de faim. J'ai ramassé des châtaignes mais il faut les faire cuire.
Il décida de préparer leur arrivée. Il entassa autour de quelques pierres des brindilles et du petit bois pas très sec. Il rapporta des branches et avec son briquet alluma un feu qui prit dans l'instant. Il s'étonna encore, comme s'il fallait s'étonner, que malgré l'humidité le bois s'enflammât si vite.
Elles arrivèrent à pied, poussant les bicyclettes, pleurant. Elles arrivaient en sens inverse de leur départ. Tout comme lui, elles avaient bouclé un parcours. - Vous êtes là ? A vrai dire je m'y attendais, dit Béatrice. - Ne pleure pas Marianne. Nous allons manger des châtaignes grillées, car je suppose que tu pleures de faim, demanda Jean-Yves. - Oui, dit-elle d'une voix presque inaudible.
- Je ne comprends pas, dit Béatrice d'une voix égale presque atone, pourquoi ne nous sommes-nous pas croisés ? Et nous n’avons vu personne. Juste un lapin, et une hermine perchée sur un caillou et qui avait l’air de se moquer de nous.
- Mystère! Moi non plus je ne comprends pas. Mais je vous attendais. J'avais cette certitude que vous alliez arriver. - J’ai peur, c’est comme l'apolytpique, ajouta l’enfant. - C’est quoi ? demanda Jean-Yves. - Je crois qu’elle veut dire « apocalyptique ».
Le cheval revint. Il tendit le cou à Marianne ravie de le revoir. Elle le caressa, s'accrocha farouchement à son col. Et Jean-Yves lui ordonna:
- Ne le lâche pas! Surtout tiens-le bien, qu'il ne parte pas. Il s'approcha du cheval à son tour et le caressa, frottant sa barbe contre le nez. Béatrice aussi vint caresser l'animal. Comme si lui seul pouvait exorciser le sortilège.
- Ne le quittons pas des yeux. Il va bientôt partir, nous devons nous tenir prêts à le suivre. Aussi vite que possible.
- Et les vélos ? - Prenez le vôtre, je prends celui de Marianne. Passons-les sous les barbelés. Vite.
Il cala son sac sur les épaules, souleva la roue avant de la petite bicyclette. Béatrice était prête aussi. Marianne lâcha le col du cheval. Il hennit, et partit sur la gauche, au petit trop. La fillette courait, derrière elle le couple à large foulée avançait. Le cheval s'arrêta, se retourna et patienta quelques secondes. Quand Marianne l'eut rejoint, il trotta à nouveau.
- On dirait qu'il nous attend, constata Béatrice. - Où nous emmène-t-il ? Béatrice regarda son compagnon et découvrit sur ses traits fatigués la même angoisse. Dans le champ, les silhouettes rétrécissaient à vive allure, puis disparurent.   Sur la petite route départementale, un moteur de tracteur bourdonnait.

photo de Bruno
Voilà, Rom la photo à laquelle tu pensais.
             
Par mpolly - Publié dans : nouvelles - Communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Commentaires

Ton texte comme d'habitude est super, je me suis prise dans son piège, en quête de découvrir la fin de l'aventure .. et j'ai vu la photo ..très belle aussi !
Bises
Commentaire n° 1 posté par lilounette le 22/04/2008 à 16h17
Sûr, c'est un piège, mais je n'ai pas su la suite.
Bisous Liloou.
Réponse de polly le 23/04/2008 à 07h06
je te découvre...
je repasserai prendre le temps de m'imprégner de ce "court-métrage" qui m'a l'air bien sympathique
A pluche
Cécile
Commentaire n° 2 posté par Cécile le 21/04/2008 à 16h09
Et je ne suis pas déçue de mon voyage chez toi.
à bientôt.
Réponse de polly le 21/04/2008 à 18h22
je te découvre...
je repasserai prendre le temps de m'imprégner de ce "court-métrage" qui m'a l'air bien sympathique
A pluche
Cécile
Commentaire n° 3 posté par Cécile le 21/04/2008 à 16h09
Je n'avais pu le lire la première fois. Je  suis  heureuse que tu es remis ce texte, je le découvre et j'aime beaucoup. Je reviendrai m' imprégner de cette ambiance quelque peu déroutante. Bisous
Commentaire n° 4 posté par Loula le 21/04/2008 à 13h31
déroutante pour sûr, je ne sais même pas où ils vont.
Et toi?
Bisous Loula.
Réponse de polly le 21/04/2008 à 14h10
Bonne journée Frangine il fait soleil j'espère que chez toi aussi.
T'embrasse fort avant de filer au galop
Commentaire n° 5 posté par Feu Follet le 19/04/2008 à 17h33
Sacré cheval!
Bisous.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 17h51
c'est toujours avec plaisir que je relis tes textes tant ils sont bien écrits et dégagent une atmosphère particulière
Commentaire n° 6 posté par Solange Aussiette le 19/04/2008 à 17h00
Je suis ravie qu'une relecture ne te gêne pas.
Bisous Gazou.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 17h52
Je n'ai pas pu tout lire... Mais je repassserai dès que possible. Les lettres en gras de Mme La Bernache m'ont interpellé... mais je ne connais pas Bill.
Bon week'...
Commentaire n° 7 posté par pb-r le 19/04/2008 à 16h40
Dommage que tu ne le connaisses pas... peut-être reviendra-t-il.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 17h51
De passage pour te lire...
Et me remplir de tes mots.
Je suis si vide.
Bien à toi
Commentaire n° 8 posté par Inès le 19/04/2008 à 15h36
Tu en as pourtant de si beaux et si forts en réserve.
Bises Inès.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 17h53
Pas de musique ! Plus de musique ! Donner ce que demandait la sécurité je l'ai fait = RIEN ! découragée ?...en colère ?...envie de tout foutre à la corbeille ?...envie d'essayer encore ? pour des prunes ! Je viens de le faire - MARRE et plus que MARRE ! Un tort lui a-t-il été porté pour qu'il agisse ainsi ?...en fin de compte , si tout n'est pas rétabli (musique avec promesse de la laisser ) je vire tout ! autant je l'aime de tout coeur ce Bill , autant je n'ai pas vocation à être marionnette ! les beaux textes ne manquent pas , ni les belles musiques ...Un cadeau que l'on reprend constament ça s'appelle comment Bill ???????????????????????????????????
J'espère qu'il va te lire à défaut de venir chez moi ,parce que mon adresse il l'a et pour l'écouter j'ai pris tous les risques sur Internet, aucune garantie de sécurité ! Qui a mes coordonnées ???  Merci Bill ça fait plaisir !!! Tu ne seras pardonné que si tu reviens , sinon je vais garder le souvenir d'un homme qui s'est bien moqué . Tu peux nous écrire !
Pardon chére Polly mais il y a des choses qui ont du mal à passer. Moi quand je donne , je ne reprends pas !!!
Commentaire n° 9 posté par La bernache le 19/04/2008 à 14h53
je comprends ta colère, elle cache tristesse et déception.
Et je partage ta tristesse.
T'embrasse ma Blanche.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 15h31
Bonne journée Polly ! Gros bisous !
Commentaire n° 10 posté par camomille le 19/04/2008 à 11h25
Toi de même Camo, bisous plein.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 12h52
Etrange situation...mais où ce cheval les emmène-t-il ?...
Joli récit ,j'en ai aimé l'atmosphère - je me suis fait la réflexion que si l'homme n'avait pas été tenté par la présence de la Femme , c'est tout simplement et normalement , parce qu'il y avait la petite fille avec eux...enfin voilà  ;-)  Bises chère Polly
Commentaire n° 11 posté par La bernache le 19/04/2008 à 10h26
Tu crois que ça ôte le désir la présence d'une enfant qui dort.
ça retient, mais pas dans la tête. : )
Je ne sais pas où il les emmène, peut-être au paradis. Est-ce que tu crois qu'il y aura de la musique, tu sais celle qui est dans nos coeurs et qu'on ne peut écouter aujourd'hui?
Je t'embrasse Blanche.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 12h55
petite analyse du jour : pourquoi choisi t'on de republier tel ou tel texte plutôt qu'un autre? :-))
big bisous
Commentaire n° 12 posté par fab le 19/04/2008 à 10h04
Je mets les textes ui me portent le plus dans l'instant... celui-ci avec ce vide qu'il laisse me parlait plus qu'un autre.
Bisous Fab.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 12h56
Bonjour de Canton en Chine,merci pour ton passage,pour répondre à ton comm, c'est jamais personne responsable, mais toujours quelqu'un,et tout le monde s'en fiche,je vois que toi aussi tu est d'accord avec ce groupuscule de RSF. bonne journée et bon week end :0059: bye A bientôt sur http://dany.enchine.over-blog.com/
Commentaire n° 13 posté par :0038: Dany :0059: le 19/04/2008 à 03h52
Et oui il y a des responsables toujours et des coupables.
RESF s'étend, en Belgique vient de naître l'association, les conditions de rétention et de départs forcés sont aussi sauvages qu'en France.
A bientôt Dany

PS: j'ai fait une confusion, RSF et RESF.
RSF a assez de gouaille pour se défendre sans moi, mais les JO ça fait plus de 10 ans que je ne suis plus, ce n'est pas du sport, c'est du fric. Par contre RESF a besoin de tous les combattants à l'heure où en France de nauséabonds relents pétainistes s'intallent.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 06h56
J'ai relu avec grand plaisir ce texte dont je me souvenais parfaitement...Une adaptation ?
Bisous, Bruno
Commentaire n° 14 posté par Bruno le 19/04/2008 à 00h09
Adaptation qui n'a pas marché, souviens-toi.
Bisous.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 06h59
Je viens juste te dire au revoir avant de partir pour l'île de Ré! Bonnes vacances à toi aussi! bises!
Commentaire n° 15 posté par Azalaïs le 18/04/2008 à 21h51
Amuse-toi bien Aza et repos.
Bisous.
Réponse de polly le 19/04/2008 à 06h59
Passionnante ton histoire ! Le côté paisible qui brusquement se transforme en quelque chose d'étrange, comme un univers parallèle. Va-t-il y avoir une suite ?
Commentaire n° 16 posté par Martine27 le 18/04/2008 à 18h59
Non pas de suite, je ne saurais quoi écrire... je m'interroge encore sur leur étrange aventure.
Réponse de polly le 18/04/2008 à 19h32
Chére POLLY , je prendrais tout mon temps demain pour venir te lire comme il faut - aujourd'hui un peu dépassée par des tas de trucs à régler - je pense à toi , je n'ai même pas eu le temps d'écouter Bill , je vais le faire  présent - je t'embrasse - j'ai mis dans mes liens un dessinateur qui m'a scotchée tout de suite ,un rebelle : GOLOV - va voir si tu peux - j'ai lu qu'il avait été censuré sur Tchatcheblog et ça je ne supporte pas - il est donc chez moi à présent , la plateforme qui m'a accueillie étant infiniment plus respectueuse de ses blogueurs .
Commentaire n° 17 posté par La bernache le 18/04/2008 à 18h55
Je ne comprends pas ces censures... et on se croit en démocratie!
Je vais aller visiter son univers.
Bisous Blanche.
Réponse de polly le 18/04/2008 à 19h34
Tu as bien fait... de la republier !

Commentaire n° 18 posté par Quichottine :0010: le 18/04/2008 à 18h15
Toi, je sais que tu l'avais déjà lu.
Réponse de polly le 18/04/2008 à 19h34
Un peu à la pause le matin , un peu à la pause le midi  et un peu à la pause maintenant , même si j'ai relu ça m'a fait passer une belle journée , et la photo vraiment beaucoup de charme . Il manque une petite fin quand même non ? je vais en parler à Roland !!!!  Bonne fin d'aprés midi Martine , bises .
Commentaire n° 19 posté par vinnce le 18/04/2008 à 15h26
Ah!
Il manque une fin... fais confiance à ton imagination, je crois que Roland est débordé.
Bonne soirée à toi.
Réponse de polly le 18/04/2008 à 18h05
Me revoilà, oh la la quelle histoire ! et finir sur la photo de Bruno c'est la p'tite cerise sur le gâteau comme on dit ;-)
Je ne sais pas de quand date cet article ma Polly mais ce que je sais c'est que l'émotion n'est jamais la même à la lecture de tes écrits... Celle d'aujourd'hui m'a emmené sur une sorte de flottement, d'interrogations, oui une atmosphère bien particulière... J'ai beaucoup aimé  le "j'écoute la nuit" ça résonne bien entre mes oreilles et sais-tu que lorsqu'un Cheval pose son nez dans le cou, ça revient à un câlin et que parait-il c'est à pleurer de douceur ;-)))))
Commentaire n° 20 posté par Feu Follet le 18/04/2008 à 15h23
à pleurer de douceur, ça je sais. J'habite à la campagne, les chevaux tout près de ma maison veanient quémander les calins. (et du pain...)
Réponse de polly le 18/04/2008 à 18h07
Bonjour Polly... Je viens de te lire sur ton espace perso et j'ai beaucoup aimé, je me suis retrouvée parfois, quand le cerveau ne veut pas suivre ce que l'on commence à lire.... Bonne journée et gros bisous, pour ce texte je reviendrai à tête reposée....
Commentaire n° 21 posté par camomille le 18/04/2008 à 11h10
Merci Camo d'avoir franchi la barrière... ce texte tu le connais je pense.
Gros bisous.
Réponse de polly le 18/04/2008 à 11h49
Et bien... moi qui te parlais de mes gros sabots,elle est belle cette photo avec ce Cheval (de feu ?). Je dois filer-là mais je reviens lire tout ça, il me faut prendre le temps et tu écris si bien ma Polly... A toute
Commentaire n° 22 posté par Feu Follet le 18/04/2008 à 10h35
Clin d'oeil au Cheval de feu. ; )
Réponse de polly le 18/04/2008 à 11h50

étonnée de ne pas avoir laissé un commentaire à la première lecture car je m'en souviens très très bien ..de cette histoire.

Commentaire n° 23 posté par gazou le 18/04/2008 à 07h36
Alors peut-être t'avait-elle déroutée...
Bise.
Réponse de polly le 18/04/2008 à 07h50
Envoutantes ces retrouvailles perdues... C'est toi le cheval qui nous propulse dans ces lieux inopinés ! C'est avec plaisir qu'on s'y retrouve :)
Commentaire n° 24 posté par schizozote le 02/10/2007 à 12h36
Moi ? le cheval? oh! mais qui te l'a dit?
Réponse de mpolly le 02/10/2007 à 20h43
remarquable !
Commentaire n° 25 posté par juliette b le 29/09/2007 à 22h20
merci, je suis touchée.
Réponse de mpolly le 29/09/2007 à 22h26
La longueur de ce texte a un peu freiné mon élan tout d'abord. Mais je ne regrette pas du tout d'être allé jusqu'au bout, bien au contraire :-) Etrange, déroutant, agréable à lire. Merci pour ce bon moment.
Commentaire n° 26 posté par Mamour le 29/09/2007 à 15h33
Merci Mamour d'avoir eu le courage, je sais bien que sur l'écran un texte long ce n'est pas le pied, et je ne sais pas trop faire dans le court... enfin si pour demain j'ai limité les dégâts.
Réponse de mpolly le 29/09/2007 à 17h06
Je viens de me faire embarquer dans ton histoire, un vrai régal.
Bravo, vraiment ! Et l'aventure continue ! ;-)
Commentaire n° 27 posté par Claire Ogie le 29/09/2007 à 13h36
J'espère bien que l'aventure continue parce qu'avec ce foisonnement on ne peut que se réjouir... y-a pas d'exo pour la semaine prochaine?
Réponse de mpolly le 29/09/2007 à 17h04
C'est génial ; Au début j'ai cru que j'étais retombée dans la mare au diable  et puis non ! C'était bien plus passionnant ! Merci pour cette histoire ! Avant d'aller au lit ça va me motiver pour la prochaine !
Commentaire n° 28 posté par Azalaïs le 28/09/2007 à 21h34
merci de comparer avec Sand pour qui j'ai beaucoup d'admiration.
Réponse de mpolly le 30/09/2007 à 11h29
ça me fait penser à une photo !

bises,

rom   
Commentaire n° 29 posté par Grorom le 28/09/2007 à 18h33
Tu as de la mémoire! Gros bisous à mon musicien préféré.
Réponse de mpolly le 28/09/2007 à 19h44

juste pour vous...


Sur les conseils de

Quichottine, j'ai créé une page juste pour vous.
Si vous n'avez pas le temps, ou que le billet ne vous intéresse pas, ou que vous n'avez pas envie pour l'instant, vous avez peut-être quelque chose à me murmurer...
c'est
ici.

intro


Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.

 

Et que vogue le blog.


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parce que les méthodes policières pour vos enfants, c'est aussi ça: écoutez....

 
Ceux qui luttent ne sont pas certains de gagner, mais ceux qui ne luttent pas sont déjà sûrs d'avoir perdu.







L'argent-dette
si vous avez une petite heure devant vous et que vous voulez comprendre ce que représente l'argent aujourd'hui, je vous conseille une petite visite sur ce site:
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