Mardi 29 avril 2008

En attendant que l'inspiration revienne, je ressors des tiroirs ce baiser...
Bonne lecture.

 
 
 Parfois, un nuage encercle le sommet du Dôme bleu. Il se reflète alors dans les eaux transparentes du lac. Rarement, ce reflet forme les deux lèvres charnues d'une bouche entrouverte qui s'interroge sur le mystère du monde. Si, par tristesse, une fine pluie auréole la surface grise de l'eau, ce sont mes larmes : les pleurs d'avoir égaré à jamais ce baiser que je ne donnerais plus.

 

 Il fut un temps où j'eus vingt ans. Vingt ans et l'espoir, vingt ans et la foi. La foi en un avenir radieux d'amour.

 

 Le jour de sa première apparition j'étais prêt à plonger pour ma nage quotidienne qui me menait au milieu du lac. Là, sur le dos, je cessais tout mouvement. L'eau me portait, généreuse, et je contemplais le ciel qui prenait les couleurs de sa journée. Souvent de gros moutons nuageux se dorlotaient encore avant le lever du vent. Le ciel de mon enfance est un ciel occupé, bruyant, étonnant par ses brumes et ses colères estivales. C'est ici que je récitais la musique, que je me remémorais toutes les arias de mes opéras préférés.

 

 Ce matin-là, j'entendis des pas casser les fougères. Je me cachai derrière les roseaux. Jusqu'à ce jour personne n'avait dérangé ma baignade: la pêche restait interdite ici, et je venais toujours très tôt. Elle surgit de l'épaisseur fraîche d'un petit bois de saules. Elle surgit, la démarche assurée de ceux qui savent porter leur beauté. Elle se déshabilla aussitôt, sans s'inquiéter de la température de l'eau. Elle ôta le fin tricot de coton, laissant le plaisir poindre au bout de ses seins ronds et lourds. Pendant ces quelques secondes où elle mariait son corps à la sauvagerie du lieu, j'eus le temps d'admirer le dos droit, les épaules solides et les courbes charnues qui s'offraient impudiques au soleil levant. Elle eut un geste d'un charme fou lorsqu'elle remonta ses lourds cheveux bruns en chignon sur une nuque que j'aurais voulu frôler de mes lèvres brûlantes. Elle entra avec prudence dans l'eau, s'aspergea le ventre, le visage, les épaules puis plongea. Elle allait d'un crawl tranquille, droit devant. Petit point flottant, elle continuait infatigable. Je me levai, transi. J'approchai du petit tas que formaient ses effets, en saisis la courte jupe et enfouis le nez dans son parfum. La magie poursuivait son long empoisonnement. Imprégné d'elle, je me retirai, la tête à l'envers.

 

 Tous les matins de cet été-là, je l'attendais. Tous les matins, le même rituel se renouvelait, immuable. Et, moi, dans le froid de mes roseaux, je grelottais de désir. Elle était femme, je n'avais connu que des jeunes filles. J'étais plutôt bien bâti, je plaisais. Les amourettes se succédaient, sans grande importance. Les filles s'offraient avec tant de facilité que je ne gardais d'elles que peu de souvenance. Je ne saurais les décrire, nos plaisirs étaient trop rapides, nos étreintes ne comblaient que le corps. L'amour en moi demeurait vierge. Vaste territoire inoccupé.

 

 Je la regardais dévoiler des rondeurs qui me bouleversaient. Elle prenait tant de joie à cet exercice matinal. Elle était libre ici, sa peau se livrait tout entière aux caresses du lac. Elle me ressemblait, je les connaissais bien ces fiançailles charnelles. Depuis ma plus tendre enfance je m'y soumettais avec délectation.

 

 J'inventais son histoire. Je la voyais mariée, mal mariée. Prise dans une vie conjugale sans saveur, ennuyeuse à souhait. Prisonnière d'une brute qui ne savait pas apprécier et trouver sur elle les voies de son évidente sensualité.    

 
 
 

 Un jour, je la suivis. J'avais médité longuement sur la meilleure manière de le faire sans attirer son attention. Je ne voulais pas détruire l'harmonie du matin. Elle devait rester dans la certitude de sa solitude.

 

 Elle remonta le petit chemin des saules. J'attendais. Je savais qu'elle ne pouvait emprunter qu'une seule route pour rejoindre les premières maisons. Je savais aussi qu'elle était à pied, aucun moteur n'avait ronflé à mes oreilles jusqu'à ce jour. J'émergeai du bois. Je vis sa silhouette avancer d'un pas allègre. Ses cheveux humides dansaient sur le dos. Le soleil qui perçait plus fort jouait ses premiers reflets sur les gouttes qui habillaient encore ses longues jambes. Son allure était vive. Je pressai le pas de peur de la perdre. Elle s'arrêta une minute, dégageant de la sandale un gravillon inopportun. J'eus l'impression qu'elle m'observait derrière son bras tendu vers le pied. Je m'arrêtai, figé, mais elle reprit son avance. Elle logeait au village, je la vis pénétrer dans un gîte que je connaissais bien. Je pouvais désormais l'imaginer dans la maison, dans la chambre, dans le lit.

 

 A partir de ce moment, je passai souvent devant l'habitation. Je découvris, amèrement, deux petites têtes brunes jouer dans le jardin. Je croisai une fois un homme. D'âge mûr, il affichait une musculature aussi puissante que la mienne. Il était grand et élancé. Il n'avait rien de l'ogre que j'avais imaginé. Je m'abstins de revenir rôder dans le village. J'étais trop déçu. Je ne voulais plus rien apprendre qui altérerait l'image que je voulais me forger.

 

 Les matins me restaient. Je commençais à échafauder des plans pour la rencontrer. Mais je restais paralysé dans mes roseaux. Ma fascination empêchait toute tentative d'approche. En révélant ma présence, je risquais de rompre le fragile lien qui m'unissait à elle. Alors je retardais chaque jour le moment fatidique où je la perdrais.

 

 Un soir de fête au village, je discutais, attablé avec quelques amis à la terrasse de l'unique café. Les festivités prenaient fin. Le feu d'artifice sur les eaux sombres venait d'exploser son dernier pétard. Je la vis s'approcher d'une table, suivie de son compagnon et de ses deux enfants. J'avais l'impression que tout le monde entendait les battements de mon coeur. Elle se tourna vers moi et sembla me reconnaître. Elle me dédia un sourire malicieux et complice. Je rougis et espérai que personne ne le remarquait sous mon hâle. Un de mes amis me secoua.

 

-         Hé ! Julien ! T'as les yeux comme des marmites ! C'est la dame qui t'renverse comme ça?

 

Je me gardai de répondre, haussant les épaules et me mêlant à nouveau à leur conversation sans vraiment la quitter des yeux. Elle m'observait à la dérobée. Je sentis des picotements de joie tout le long de l'échine. Demain serait un autre jour.

 

 Elle ne vint pas. J'ai nagé à en perdre haleine. J'ai nagé comme un fou. J'ai plongé préservant l'apnée jusqu'à l'étouffement. Et je suis revenu, meurtri, épuisé.

 

 Elle était là, nue et sereine, assise sur les petites cailloux coupants. Elle me regardait émerger de l'onde.

 

-         Aujourd'hui, c'est moi qui te regarde, dit-elle en riant.

 

 Essoufflé, je ne pus répondre. Elle se redressa face à moi, me prit la main et m'entraîna dans les roseaux de tous mes matins d'enchantement.

 

 La danse de l'amour nous secoua. Je reçus la morsure de ses lèvres. Je reçus ma première leçon de douceur et de violence mélées. L'eau qui vaguait autour de nos ébats participait à l'acuité de notre plaisir. Je caressais ses courbes connues et reconnues, ma bouche léchait chaque morceau de peau, je la buvais goutte à goutte, assoiffé par toutes mes attentes matinales. Elle me dévorait de la même ardeur.

 

 Chaque seconde de cette heure merveilleuse est gravée dans ma mémoire. Je l'ai prise, reprise, ne sentant plus de fin à mon désir. Je devenais fondant, soumis aux caprices de ses cambrures. Elle devenait fondante, soumise à la fantaisie de mes assauts. Nous roulions dans l'eau, nous immergeant, émergeant, l'écume aux lèvres. Elle s'offrait. Je m'offrais. Aucune retenue n'enserrait notre étreinte. Nous n'étions plus qu'un et même corps traversé par une explosion de joie.

 

 J'avais atteint le Walhalla. Tout Wagner tremblait dans ma tête. Je me suis effondré à ses côtés. Nos béatitudes se reflétaient l'une l'autre. Je remarquai pour la première fois le vert clair de ses yeux. Il était empreint de gravité.

 

 Elle se leva la première, rejoignit ses vêtements, s'habilla avec des gestes lents, fatigués. Elle se saisit de son sac et partit. J'eus une réaction tardive. Elle avait déjà atteint le haut du sentier quand je l'appelai. Elle cria qu'elle n'avait plus le temps. Je m'habillai rapidement pendant qu'elle patientait. Elle m'embrassa une dernière fois, me suppliant de ne pas la suivre.

 

-         A demain. Je reviendrai demain.

 

 Elle n'est pas revenue. Je courus jusqu'au gîte. La propriétaire nettoyait. Ils étaient partis hier soir. J'obtins sans mal leur adresse, prétextant un livre à leur rendre. Mais l'adresse ne formulait qu'un impersonnel nom de famille dans une ville du nord. Je n'avais pas son prénom pour la vêtir d'une réalité plus tangible. Je pleurai.

 

 Quelques mois plus tard, je pus me rendre dans le nord. J'avais construit des rêves de rencontres incroyables. Ils avaient déménagé. Personne ne put me renseigner sur leur nouvelle destination.

 

 J'ai fui dans la musique. Je suis devenu un chef d'orchestre réputé. Peut-être est-elle venue écouter un concert que je dirigeais. Peut-être m'a-t-elle aperçu à la télévision. A-t-elle jamais aimé la musique ? Je ne sais rien d'elle sinon l'essentiel : la fusion de nos chairs dénudant nos âmes, nous étions l'un et l'autre, à ce moment là, complets.

 
 Je fuis toujours, à travers le monde.
 

 Mais chaque été, je suis là. Je regarde ma vie défiler à la surface du lac et je me souviens de toutes ces femmes qui m'ont aimé mais n'ont pas pu me retenir. Les plaisirs me semblaient usés, défraîchis dans leurs bras. Je n'ai plus reçu en moi cette onde divine.

 

 Chaque matin de chaque jour, je l'attends. Je l'attends depuis vingt ans, cent ans, mille ans. Je l'attendrai jusqu'au bout.

 

 Et chaque matin de chaque jour, quand je ne suis pas à Londres, ou à Berlin, ou à Philadelphie, je viens chercher dans la fraîcheur des eaux du lac le noyé que je suis devenu. Parfois, quand les ombres du ciel sont clémentes, j'observe ces lèvres en reflet sur le lac, et je nage, je nage, je nage pour me saisir d'un dernier baiser qui ne vient jamais.

 
 
 
                                                                              
par polly publié dans : nouvelles communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Commentaires

Je revenais prendre un baiser de brume en ce matin ensoleillé, ça rafraîchit les idées, je prends ! T'embrasse plein Frangine
commentaire n° : 1 posté par : Feu Follet le: 11/05/2008 08:38:30
Il est doux ce baiser de brume, et ce matin je suis passée près du lac, la brume était déjà levée et il brillait de tendresse.
Bisous plein Feu Follet.
réponse de : polly (site web) le: 11/05/2008 13:32:25
Ah!  je te retrouve dans ce baiser de brume Polly, il est superbe... et cette photo de Bruno reste une belle source d'inspirations. 
On plonge volontiers dans celle que tu décris-là et cela dès les premières  lignes... oui j'ai été littéralement embarqué 
dans l'histoire, tous les ingrédients sont là, ta sensibilité et
la beauté de l'image dans cette lumière particulière...
Merci pour ce réveil matin en douceur, c'est bon de se retrouver ;-)
commentaire n° : 2 posté par : Joëlle le: 06/05/2008 09:25:52
Alors tout est bon à prendre... lumière, paysage, fraîciheur de l'eau, chaleur des corps...
Bisous plein Frangine.
réponse de : polly (site web) le: 06/05/2008 20:18:29
ça ne m'étonne pas que tu mettes ton coeur dans tes écrits : ça se ressent!
big bisous
commentaire n° : 3 posté par : fab (site web) le: 04/05/2008 09:55:24
;)
merci.
bisosu Fab.
réponse de : polly (site web) le: 04/05/2008 16:37:17
Il est toujours pas là ce premier baiser ? Mais que fait-il ? L'évocation de l'eau est toujours un magnifique sujet...
commentaire n° : 4 posté par : pb-r (site web) le: 03/05/2008 22:58:39
il est des jours où il fait être d'une patience d'ange pour répondre sur OB! et même pour avoir un baiser.
Je l'envoie à Frédéric qui arrive à Paris... j'en suis au mardi 7 mai, 8h32, gare d'Austerlitz.
Bon dimanche Pat.
réponse de : polly (site web) le: 04/05/2008 09:30:29
Sous un ciel tout bleu, profite bien de ce temps magnifique pour te balader ! Bonne journée et bisous Polly !
commentaire n° : 5 posté par : camomille (site web) le: 03/05/2008 11:38:18
Belle journée en effet, j'ai sorti mon deux roues, super, je sais encore pédaler.
Bisous tardifs.
réponse de : polly (site web) le: 03/05/2008 18:29:45
c'est un texte sublime que je n'avais pas encore eu le bonheur de lire. j'attends "voyager" parmi tes mots
big bisous
commentaire n° : 6 posté par : fab (site web) le: 02/05/2008 11:42:39
Merci Fab, ce voyage au lac, je l'ai écrit avec tellement de coeur.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 03/05/2008 05:54:18
Heureuse de t'avoir fait revivre quelques instants le passé... Bonne journée Polly et bisous !
commentaire n° : 7 posté par : camomille (site web) le: 02/05/2008 11:23:40
Oui, Camo... tout ce que cette chanson me rappelait, c'est fou!
Bisous plein.
réponse de : polly (site web) le: 03/05/2008 05:55:33
Quel beau texte ! Bon c'est pas terrible comme commentaire, mais bref, j'en ai aimé la poésie
commentaire n° : 8 posté par : Martine27 (site web) le: 02/05/2008 10:59:26
Comment ça pas terible comme commentaire! Tu as dit comme tu sentais et c'est plutôt valorisant pour moi.
Bisous Martine.
réponse de : polly (site web) le: 03/05/2008 05:56:42
Bonjour Martine ,  le tisserand de Joëlle et un texte de toi ça vas être .... Bonne journée Martine , bises
commentaire n° : 9 posté par : vinnce (site web) le: 02/05/2008 05:55:09
ouich! mon texte ne vaut pas le tableau.
tu verras.
Je n'ai guère de motivation en ce moment.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 03/05/2008 05:57:39
Le lac les a enlacés, puis possédés.
J'aime à croire que comme lui, elle ne peut plus troubler les eaux calmes et fraîches d'un lac sans repenser à ces matins où ils se sont charmés, et à ce matin où ils se sont aimés.
commentaire n° : 10 posté par : arpenteur (site web) le: 01/05/2008 18:45:50
Tout au fond de moi, je sais qu'il en est ainsi, et je suis même sûre qu'elle a suivi sa carrière.
Merci de ta visite.
réponse de : polly (site web) le: 01/05/2008 20:00:20
Fichier hébergé par Archive-Host.com je ne lirais pas tout ce texte...car franchement j'ai peu de temps devant moi, excuse moi...mais j'ai souhaité t'apporter ce témoignage de mon amitié...virtuelle...que ce muguet t'apporte le meilleur....gros bisous...
commentaire n° : 11 posté par : le bigorneau (site web) le: 01/05/2008 15:16:14

Merci Bigornette. Tes passages même pressés sont appréciés.
réponse de : polly (site web) le: 01/05/2008 17:43:20
Dsl pour le mois de mai avec un s.... sourire !
commentaire n° : 12 posté par : camomille (site web) le: 01/05/2008 10:57:50
Ce "s" cache de l'opposition. ;)
réponse de : polly (site web) le: 01/05/2008 11:36:45
Je te souhaite de trouver du muguet parfumé sur le petit sentier que tu connais , qu'il ensoleille ton coeur chére Polly - Bisous tout blancs
commentaire n° : 13 posté par : La bernache (site web) le: 01/05/2008 10:57:36
Je l'ai trouvé ce matin, chez ma petite vendeuse habituelle. Sur les sentiers que je fréquente, la végétation est très en retard.
Bisous fleuris.
réponse de : polly (site web) le: 01/05/2008 11:38:42
Un brin de muguet pour te porter bonheur.. Bon premier mais ! Bisous Polly !
commentaire n° : 14 posté par : camomille (site web) le: 01/05/2008 10:51:05
Merci Camo, j'espère qu'il en sera ainsi et pour toi aussi
Gros bisous.
réponse de : polly (site web) le: 01/05/2008 11:39:40
Bonjour Martine , je sens que tu vas être inspiré par cette belle journée du 1er Mai , le muguet , la fanfanre .... Bonne fête et bonne journée , bises Martine
commentaire n° : 15 posté par : vinnce (site web) le: 01/05/2008 06:04:47
Je cherche l'inspiration pour le tisserand de Joëlle, elle arrive doucement.
Bisous Eric.
réponse de : polly (site web) le: 01/05/2008 11:42:14
Je me suis laissée porter : par la démarche de la femme, la curiosité du jeune homme à jamais marqué par cette unique étreinte. Très beau.
commentaire n° : 16 posté par : Auteure (site web) le: 30/04/2008 17:11:43
Merci d'être là et de les regarder.
réponse de : polly (site web) le: 01/05/2008 11:43:19
Je ne connaissais pas ce texte. Je ne trouve pas le mot fort qui peut traduire ce que j'ai ressenti en le lisant.
Tout d'abord c'est un plaisir de lire chaque mot, chaque phrase, tant ils sont beaux. J'ai fait partie intégrante du tableau, je les ai vu, je les ai surpris, je les ai admiré. Ils sont beaux.
Dès les premiers mots j'ai été accroché. Rien n'aurait pu me distraire, rien n'aurait pu me stopper dans le désir de poursuivre ma lecture. Merci Polly d'avoir ressorti de tes tirois ce tableau unique.
commentaire n° : 17 posté par : Loula (site web) le: 30/04/2008 11:26:12
Tu ne trouves pas le mot, mais tu l'as sous-entendu, et c'est précieux pour moi.
Merci pour ta lecture attentive.
Bisous Loula.
réponse de : polly (site web) le: 30/04/2008 15:13:34
Très talentueux pour une mélancolie d'un amour perdu qui nous accompagne.
commentaire n° : 18 posté par : Enriqueta (site web) le: 30/04/2008 11:13:14
Mélancolie, c'est sûr, quand le premier amour nous rattrape.
réponse de : polly (site web) le: 30/04/2008 15:12:16
Bon dernier jour d'Avril et demain repos... Bisous Polly !
commentaire n° : 19 posté par : camomille (site web) le: 30/04/2008 10:41:01
Merci Camo, ici gadoue.
Bisous
réponse de : polly (site web) le: 30/04/2008 15:11:12
je te fais juste un petit coucou...merci pour ton com...je suis fatiguée...;et mon voyage express en Normandie était plus fatiguant qu'autre chose...surtout avec ce temps...gros bisous...je reprends mon blog à mi-temps..
commentaire n° : 20 posté par : le bigorneau (site web) le: 30/04/2008 10:25:54
Repose-toi, et puis tu as raison, un blog à mi-temps c'est mieux.
Bisous plein Bigornette.
réponse de : polly (site web) le: 30/04/2008 15:06:25
Certainement ;)
commentaire n° : 21 posté par : coldoll (site web) le: 30/04/2008 08:11:30
alors tout baigne.
bise.
réponse de : polly (site web) le: 30/04/2008 15:05:08
Peu attentive à la lecture du moment, un récit bien long ..mais je ne n'ai pu que poursuivre après avoir commencé, baignée dans les mots, le plaisir d'une jeunesse assoiffée , et ce jusqu'au bout du récit, où l'émotion est toujours profonde chez moi
J'oublie mon âge, j'ai vingt ans , je vis bien et mal comme tout à chacun, un dernier baiser qui s'éteint au fil de l'eau et l'air du temps
merveilleux !  bisous et bonne soirée
commentaire n° : 22 posté par : rtiste (site web) le: 29/04/2008 22:01:40
Alos merci pour l'attention que tu as portée. Je t'embrasse Gazou.
réponse de : polly (site web) le: 30/04/2008 06:14:40

Belle, douce et agréable lecture, de mon appréhension à fuir les longs textes, manquant toujours de temps, j’ai filé sur cette écriture jusqu’à boire tout l’eau du lac. Merci pour ce grand plaisir.

Bon début de soirée :)
commentaire n° : 23 posté par : khanouff (site web) le: 29/04/2008 17:35:15
Si tu as bu toute l'eau du lac, je vais être embêtée pour mes matinées de natation. ;)
merci Khanouff, j'apprécie toujours quand on prend le temps malgré la longueur.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 19:29:56
De rien ma chère Polly.

Merci à toi et à tes mots qui nous font réagir ainsi ou qui ME font réagir ainsi.

Bisous
commentaire n° : 24 posté par : coldoll (site web) le: 29/04/2008 17:34:48
Alors on est sur la même longueur d'ondes.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 19:30:56
Tu vas aller là-bas ?
C'est bien... Si c'est aussi beau que sur la photo...!!

Je te souhaite une belle journée, Polly... merci pour tout !
commentaire n° : 25 posté par : quichottine (site web) le: 29/04/2008 11:50:29
Oui, c'est aussi beau, j'attends que l'eau chauffe un peu.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 12:43:49
Pour commencer, je suis contente de savoir que tu es de retour ma chère Polly.

Après avoir achévé la lecture de ton dernier article "le baiser de brume" je l'ai trouvais fabuleux , c'est un textes à des mots expressifs ... Je n'ai vraiment pas suffisament de mots pour exprimer mon état d'âme provoqué par ce "baiser de brume" , j'estime  que l'un des texte qu'on arrive à ressentir et non pas non pas à raconter ce qu'il nous causes comme sentiments...

Il est parfait en un seul mot. Et oh! que c'est trop ce qui arrive dans cette vie, ces âmes transpersées par des peines de coeur causé à cause de l'amour , l'amour lui même.

Bien à toi ma chère Polly

Bonne continuation

Amicalement Menel
commentaire n° : 26 posté par : coldoll (site web) le: 29/04/2008 11:29:38
Merci Menel de réagir aussi fort à un texte aussi fort pour moi.
Bisous.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 12:44:56
Troisième sortie... Il aura pris l'air ton texte....  Mais il vieillit très bien... Ve n'est pas moi qui vais t'aider à restrouver l'inspiration, je n'ai plus aucune envie de mettre des articles... Allez bonne journée et bises !
commentaire n° : 27 posté par : camomille (site web) le: 29/04/2008 10:17:20
Erreur, deuxième sortie, je ne l'avais pas remis en ligne encore... pourtant celui-là!
L'inspiration, ben... je la cherche. Peut-être la prochaine consigne de la fabrique.
Bisous Camo.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 12:48:41

Comme tu sais la rendre presque tangible ,cette belle femme brune qui marche sur le petit chemin ensoleillé...et cette attente nostalgique de celui qui l'a aimée et qui partout ne voit qu'elle...Celui qui erre partout et se perd dans la Musique...Chère Polly , pourquoi faut-il que j'ai l'impression d'un tableau de vécu ?...Tu racontes si bien...Bisous impressionnés

commentaire n° : 28 posté par : La bernache (site web) le: 29/04/2008 10:05:38
Merci Blanche, mais tu sais quand j'écris je visualise, moi aussi je la vois, et je les vois, et je le comprends si bien lui qui la cherche.
Et puis ce lac, je le connais presque par coeur avec ses petits sentiers, ses arbutes, ses roseaux, son eau claire et ses reflets. Quand je nage, je me laisse aller à de ces délires!
Je t'embrasse.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 12:51:48
Aaaahh, ce dernier baiser qui nevient jamais...
Dis-moi, c'est quoi un "titoir" ? lol Bonne journée...
commentaire n° : 29 posté par : pb-r (site web) le: 29/04/2008 09:26:02
C'est ma dysléxie qui me joue des tours!!! ;) merci je m'en vais corriger. Bises Pat.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 12:53:48
Très beau, ce texte.....

Je crois bien que ça....c'est l'amour !!!
commentaire n° : 30 posté par : chris (site web) le: 29/04/2008 06:27:47
Alors, c'est peut-être une réponse à Achille.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 07:04:59
Même des tirroirs c'est toujours un plaisir Martine , passe une agréable journée , bises
commentaire n° : 31 posté par : vinnce (site web) le: 29/04/2008 06:00:55
C'est un peu comme en ce moment, on sort des tiroirs les veiilles fringues, ravie qu'eles nous aillent encore.
Bisous Eric.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 07:04:15
Merci...

C'est sans doute l'un de mes préférés...

Même en sachant ce qui va arriver, je les regarde encore... je sais, alors, je me cache un peu plus loin pour les observer à la dérobée, pour guetter le manège... pour rêver aussi.

... et pour ne pas montrer mes larmes.
commentaire n° : 32 posté par : Quichottine (site web) le: 29/04/2008 00:46:39
Alors quand j'irai nager cet été dans ce lac froid et pur, je penserai à eux et à tes yeux embués.
Merci.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 06:09:43
Tout être un peu sensible (et à pus forte raison ceux qui le sont beaucoup - ou trop ?) ne peut lire ce texte sans sentir les larmes lui monter aux paupières . Qui n'a jamais éprouvé cet amour, ce besoin irrépressible de celui, ou de celle qu'on aime. Qui n'a pas ressenti cette délicieuse et insupportable souffrance de l'amour et qui vous poursuit et vous harcèle toute votre vie. Quel beau texte et si vrai, du moins pour tous ceux qui sont capables d'aimer, mais sans doute sans aucun sens poiur les handicapés des sentiments. Qu'elle est triste et bele la vie. C'est très beau, Martine...
Amitiés. Bruno.
commentaire n° : 33 posté par : Bruno (site web) le: 29/04/2008 00:33:55
Merci de n'avoir aucune honte à être hypersensible, ce que je savais déjà. Je crois que le premier amour reste gravé en nous, on le porte plus que les autres.
réponse de : polly (site web) le: 29/04/2008 06:07:33
Je ne regarde pas les commentaires.. Ils changeraient peut-être (mais peut-être pas) les mots que je vais écrire.

J'ai hésité avant d'aller plus loin dans ma lecture. Il y a les lectures faciles, celles qui semblent plus abordables, et puis soudain, un titre, une image... comme le piano de l'autre jour. Je lis... je me perds... J'oublie que je suis moi, j'oublie tout.

Ici, j'ai presque été déçue quand je me suis soudain retrouvée homme... je m'étais dévêtue avec lui chaque matin pour aller à la rencontre du lac et de ce sourire aperçu au loin. J'écoutais sa musique... Je l'ai même vue arriver, elle, la dame en blanc... D'ailleurs, pourquoi en blanc ? Tu ne le dis pas... C'est égal, je la vois en robe de coton blanc, presqu'une chemisette... Je pouvais encore être moi.... Jusqu'au moment où il devient évident qu'il est lui... Alors, je deviens voyeuse, je les regarde, j'oberve... et je rêve.

Tu vois, je ne suis pas elle, elle est si belle... Mais je suis la petite fille qui regarde, curieuse, à travers les barreaux de sa lucarne.

Je ne dis plus rien... C'est si beau !

Merci.
commentaire n° : 34 posté par : Quichottine (site web) le: 01/02/2008 19:50:05
Quel commentaire émouvant. Chère Quichottine assidue, lectrice comme je les aime, à regarder vraiment. Et à apprivoiser mon monde de beauté, d'amour, et parfois de tristesse.
Merci d'être là.
Je t'embrasse.
réponse de : polly (site web) le: 01/02/2008 20:44:53
Je ne trouve pas ton texte érotique, mais que de poésie, de rêve et de souffrance pour un premier amour... Il est vrai que les années passent on a tendance à enjoliver davantage un premier amour... Maaagnifique !
commentaire n° : 35 posté par : camomille (site web) le: 19/10/2007 17:02:05
Merci pour le maaagnifique.
réponse de : mpolly (site web) le: 19/10/2007 17:09:34
ouuuuuuuf ! intense... c'est le moins qu'on puisse en dire. Dans le désir, l'anticipation du plaisir, son assouvissement, dans le piège des émotions amoureuses... dans la douleur qui passe très fort à la fin, cet être envouté qui fuit mais ne la quitte jamais, partout où il s'oublie elle le suit encore... Un texte magistralement écrit, qui aurait p-e mérité encore plus d'ampleur, et peut-être une autre rencontre qui, sans briser le charme, ajouterait à l'impossible...
commentaire n° : 36 posté par : Faux rêveur (site web) le: 02/09/2007 09:59:40
Merci pour ton commentaire, je vois que tu as été ému aussi, peut-être parce qu'il y a quelque chose de réel dans ce récit.
réponse de : mpolly (site web) le: 02/09/2007 14:20:27
Superbe !
commentaire n° : 37 posté par : Claire Ogie (site web) le: 01/09/2007 18:08:28
Merci Claire, je suis très touchée.
réponse de : mpolly (site web) le: 01/09/2007 19:30:26

intro

Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.

 

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