Dimanche 27 janvier 2008

Demi-pause,
je me repose,
enfin pas tout à fait...
mais j'ai besoin de prendre un peu le large.


Promis je continue mes visites chez vous, quant à la petite fabrique d'écriture je reste avec Aza et Camomille.

Pour ne pas laisser dormir le blog, je viendrai poser un nouveau texte par quinzaine, et sortirai de temps à autre un récit de mes tiroirs.



Aujourd'hui, je dépoussière Clara.
Bonne lecture.

Jeu d’écriture : le portrait de Clara proposé par Madam' Aga.



          Elle avait vingt ans à peine et des cheveux bruns qui dansaient sur son dos. Elle avait vingt ans à peine et aimait. En cette époque troublée, elle l’avait suivi jusqu’ici. Il était jeune, beau, bien cintré dans son uniforme vert de gris. Dans ses bras, elle paraissait comme un moineau, petite, mince, les attaches si fines qu’il avait peur de les briser.             
          Elle l’avait suivi, servait dans un café du coin les repas de midi et l’attendait le soir dans ce petit meublé qu’ils s’étaient trouvé.
         Elle avait vingt ans, le vert de ses prunelles pétillait de bonheur. Ils voulaient se marier, mais l’administration allemande avait d’autres soucis, les blindés franco-américains remontaient de Provence, il fallait déguerpir.
          Elle le serra contre elle une dernière fois, son petit corps fragile se détacha, douloureux. Il rejoignit le wagon de son régiment. Seule sur ce banc de quai, les yeux mouillés, elle ne les vit pas arriver : deux molosses noirs, le béret agressif, l’arme au poing, un brassard FFI enserrant leur bras. Ils se saisirent d’elle et l’embarquèrent sans ménagement. Elle se retrouva dans le noir d’une cellule improvisée. Elle ne pleura pas, trop figée par sa peur.

        Un bruit de pas, des voix, le cri d’une femme que l’on jette près d’elle, la serrure que l’on referme et une crinière rousse en colère qui incendie l’espace.

      Elle se cala dans l’encoignure, écoutant les propos injurieux et grossiers de sa compagne d’infortune. Celle-ci ne l’ayant pas encore aperçue, elle pouvait observer la jambe fine sur les talons aiguilles, le décolleté généreux du corsage et la taille si serrée dans la grosse ceinture qu’elle se demanda comment cette fille avait encore de l’air pour hurler. Elle cessa soudain de cogner la lourde porte et découvrit le visage terrifié du petit corps recroquevillé sur la paillasse.

-          Ben, j’suis pas seule on dirait. T’es là depuis longtemps ?

Incapable de prononcer un mot, elle se tassa un peu plus. La Rousse partit d’un grand éclat de rire.

-          T’en fais pas ma minette, je vais pas te manger. D’abord on est dans la même galère, alors on ferait mieux de se présenter, c’est plus courtois pas vrai ?

Elle s’approcha d’elle, la main tendue.

-          J’ m’appelle Colette, et toi ?

-          Clara, répondit-elle d’une voix presque inaudible.

-          Pas possible ? Tu t’appelles vraiment Clara ?

Elle hocha la tête.

-          Parce que moi Colette c’est mon nom de… enfin pas mon vrai nom si tu vois ce que je veux dire.

Clara fit signe que non.

-          C’est mon nom de métier.

-          Tu es chanteuse ?

-         Ben dis donc mon poussin, t’en as mis du temps pour faire une phrase. Faut pas être effrayée comme ça. Ils nous relâcheront bientôt.

-          Que vont-ils nous faire ?

-          Pourquoi t’es là toi ?

-          Je ne sais pas. Et toi ?

-      Je fricotais avec les boches. Mais c’est mon métier ma cocotte. Allemands, Français, Italiens… on s’en fout un peu sur mon trottoir.

            Clara la regarda avec surprise, elle n’avait jamais fréquenté ce genre de dames et se trouvait un peu dépourvue. Pourtant elle se détendait parce que cette fausse Colette la maternait bien qu’elle ne fût pas plus âgée qu’elle. Ainsi apprit-elle qu’elle se prénommait comme elle. Elles se trouvèrent encore des points communs, la manière de faire cuire les pâtes, des chansons qu’elles aimaient, des préférences, des répulsions, les parfums de leur enfance.     

        Un cliquetis de serrure, des képis apparaissent. Six.
     
        Elles sortirent au grand jour, devant un foule hurlante.
        Clara frissonnait malgré la chaleur, elle regardait ces yeux haineux qui la laminaient toute entière, qui salissaient son cœur, son corps. Colette la serra contre elle, et elles avancèrent à pas incertains là où les conduisaient les gendarmes. Ils les protégeaient de leur mieux, repoussant de leurs bras cette hargne violente. Des femmes brandissaient des poings vengeurs, des hommes crachaient sur leur passage. Une plateforme était dressée sur la place de l’hôtel de ville, on les fit monter. Deux chaises les attendaient, on les attacha. Clara était livide, elle entendait à moitié les propos de Colette, mi-rageuse, mi-moqueuse, mais elle savait bien qu’elle était tout aussi effondrée. Quand les ciseaux firent tomber sa longue chevelure brune, les hurlements de joie des enfants, des femmes, des vieillards, de tout ce peuple de France qu’on croyait grand, la torturèrent bien plus que la perte de ses boucles. Elle se redressa dignement quand la tondeuse attaqua le crâne. Colette à ses côtés se taisait maintenant, des larmes coulaient sur son visage fardé. Les gens criaient leur victoire mais dans son petit cœur de moineau, elle se souvint de Franz, son beau regard d’amour, ses tendres caresses et ses baisers ardents. Sur cet échafaud de bois plus rien ne l’atteignait. Dans ses prunelles vertes s’agitaient déjà les forêts de Bavière.

 
par mpolly publié dans : Jeux d'écriture communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Mardi 15 janvier 2008
 

J'avais proposé cet exercice autour de cette image, prise au festival d'Avignon 2006, parce que je me demandais bien ce que pouvait cacher ce titre et cette femme. Comme je n'ai pas trop de temps pour écrire en ce moment, je le remets en ligne, histoire de ne pas trop vous endormir sur le beau soleil.


IMG-5620.jpg2.jpg

 


Voilà, j’ai bouclé ma valise. Quand j’y pense, oh ! là ! là ! quand j’y pense ! Demain, eh bien, demain…  c’est vraiment un autre jour, et j’angoisse un peu tout de même. Oh ! là ! là ! Demain, eh bien demain, je ne serai plus le même. Si tout va bien. Parce que ça peut mal tourner. Ben oui, j’ai entendu des histoires incroyables, des ratages pas possibles, des mecs qui y sont restés. Mais, bon, c’est une décision difficile voyez-vous, j’ai mis du temps à la prendre. Vraiment du temps, si vous voyez ce que je veux dire. Non, vous ne voyez pas bien, je ne suis pas très clair. Vous ne comprenez pas ? D’ailleurs je ne sais pas si je me comprends bien tout seul. Mais essayez d’imaginer un peu. Demain, euh ! ce n’est pas facile à dire. Demain, tel que vous me voyez je n’existe plus.

 

 

Je veux dire que je n’existe plus dans cette tenue costard trois pièces cravate que je suis obligé de mettre pour aller bosser.

 

J’ai demandé ma mutation parce que les collègues … ils ne savent rien, ils ne savent pas. Alors restez discrets là-dessus. C’est juste entre nous. Je vais partir dans un autre lieu, une autre banque où ils ne me connaissent pas. Il vaut mieux pour eux surtout ; ça leur ferait bizarre, après toutes ces années à m’appeler Tino, de m’appeler Tina… J’en ai déjà suffisamment bavé là-dessus. Terrible l’administration ! La justice et tout le tintouin. Ils n’aiment pas qu’on change à ce point.

 

Mais moi je sais bien que je m’appelle Tina depuis longtemps, c’était une erreur de naissance, voilà tout. Ils ont cru que je n’étais pas ce que je suis à cause d’un morceau qui dépassait. Ça arrive, croyez-moi, ça arrive, tout le monde sait aujourd’hui que ça arrive. Alors j’ai poussé maladroitement, avec ce truc bizarre entre les cuisses. Et comme à l’adolescence les seins pointaient un peu, et la voix ne muait pas, j’ai eu droit au bazar médical de rigueur, les psychiatres et compagnie, enfin tout ce que j’ai dû subir pour rester le garçon qu’on avait désiré ; évidemment j’avais trois sœurs devant. Alors vous pensez bien qu’on n’avait pas envie de me voir devenir femme.

 

J’ai mis du temps à comprendre. Mais j’ai compris. Je ne suis pas idiot à ce point. Enfin, je devrais dire idiote, mais l’habitude ! Je vais devoir m’entraîner sérieusement. Après l’opération j’ai deux bons mois devant moi.

 

Dès que je sors de l’hôpital, c’est la fête, je vous jure, c’est la méga fête. J’ai déjà acheté une robe noire. Ben oui, pour le deuil, il faut bien que je l’enterre ma vie de garçon. Une belle robe longue, seyante à merveille. Je l’essaye ? Vous voulez la voir ? Bon, deux minutes, je la passe…Ben, non ! pas devant vous quand même, j’ai de la pudeur…

 
 
 
 
 

Alors ??? Vous en pensez quoi ? Pas mal, hein ? Elle fait de l’effet, pas vrai ? Oui, je ne sais pas encore trop marcher avec, et puis les chaussures, ce n’est pas l’idéal… Mais je vais apprendre, Ne vous en faites pas. Et pour les cheveux ? Ah ! oui ! bien sûr, la coupe ne va pas avec la robe… Mais j’ai une belle perruque jusqu’à ce qu’ils poussent. Heureusement que je ne suis pas chauve ! Vous imaginez… Oui ? Mais il ne faut pas trop se moquer, on ne le fait pas exprès, enfin pas toujours parce qu’il y en a qui se les rasent… Qui se rasent quoi ? les cheveux évidemment… ne le faites pas exprès c’est vexant à la fin… ceux-là… les crânes rasés, je ne sais pas pourquoi mais ils me font peur.

 
 
 

Donc, je vous disais, grosse fête avec mes copines. Elles m'ont déjà offert un cadeau: un va-ni--ty case. On y range ses crèmes, son maquillage, toutes ces petites astuces qui améliorent l'ordinaire. Elles l'ont pris rouge! Pour me donner du coeur, c'est leur façon de me soutenir. Il est beau, n'est-ce pas? Il flashe un peu, mais c'est pour la "vanité", pour faire mousser l'égo de celle que je serai demain, enfin si tout va bien! .... Elles sont trop gentilles! J’ai toujours eu beaucoup de copines. Au début, elles me draguaient, j’étais plutôt mignon. Après, elles se confiaient parce que je les comprenais comme aucun mec ne pouvait les comprendre. Quand elles finissaient par vouloir m’épouser, j’avouais la supercherie, enfin, c’en n’était pas vraiment une, elles sont intuitives sur ces choses les femmes. C’est un peu ça qui m’a mis la puce à l’oreille si on peut dire. J’avais comme une sensibilité auditive. On se confiait volontiers à moi, surtout elles. Et incroyable comme je les comprenais. Les hommes ont une difficulté majeure, ils ne savent pas ce qui se passe dans la tête d’une femme, moi je savais. Sans effort, spontanément, enfin presque, ça dépend des cas.

 

J’ai bien essayé d’être un garçon, histoire de faire plaisir à mes parents, mais leurs jeux un peu brutaux, leurs fanfaronnades, leurs exploits sexuels, tout ça, je n’adhérais pas, et pour cause ! J’étais malingre, fragile, et souffreteux. Et souvent souffre-douleur. Alors je suis devenu guichetier. Protégé par la hauteur du guichet, je pouvais un peu respirer et puis… me venger… Je ne suis pas méchant mais certains, avouez-le, les emmerdeurs de première, les jamais contents, les bousculeurs dans les files d’attente… j’en profite un peu, ils attendent plus que les autres, ils apprennent la patience. Parfois ils râlent mais c’est moi qui ai le pouvoir, alors ils finissent par la fermer. Bien obligé ! Moi je reste toujours doux , ils ont beau gesticuler, ils ne m’impressionnent pas : le guichet est une barrière infranchissable, l’argent, voyez-vous, c’est un peu sacré… Brave guichet !

 
 
 

Comme je ne tournais pas très rond dans la tête avec cette histoire de garçon pas garçon, je me suis informé et j’ai vite su que je n’étais pas tout seul. J’ai consulté, mais avant de trouver un médecin compréhensif…pff ! le temps et l’énergie qu’il faut ! Mon dieu ! Ce n’était pas gagné ! Heureusement que les copines m’ont soutenu car j’aurais craqué depuis longtemps.

 

Ah ! oui ! il y a un truc sur lequel on m’a prévenu, la chirurgie fait des miracles, mais il ne faut pas exagérer, je ne pourrais jamais enfanter. Je m’en doutais un peu. Ça m’a un peu tourneboulé au début, car j’aurais bien aimé… encore faudrait-il que je trouve quelqu’un qui voudrait bien de moi, parce qu’en femme, est-ce que j’aurais autant de succès ? Aujourd’hui j’en attire certains… Vous devinez. Ce n’est pas mon penchant, vraiment pas. Et forcément ceux-là ne me regarderont plus…De toute façon la solitude je m’y suis habitué, de ce côté, je n’aurai pas trop de changement. Et qui sait ? Certains ne sont pas trop difficiles. Bon, là, j’extrapole … mais quand on meurt demain, il faut bien se donner de l’avenir.


 
par mpolly publié dans : Jeux d'écriture communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Mercredi 9 janvier 2008



Pour la gazette des blogs.... je donne 7 mots, et le huitième est à vous si la dernière photo vous inspire.

Si vous voulez me présenter vos voeux avec les mots que je retiens pour 2008...  plus le vôtre pour illustrer la dernière photo... à vous de jouer si ça vous dit.

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                         apaiser
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                tendre
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solidaire undefined
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Espoir de Domi
Récolter de Joëlle
Fleur d'amour de Bill
Amour de Vinnce
Ouverture de Chana
Tendresse de Gazou
Prière au soleil de Françoise
Victoire de Dane
Abc:
Tournage, non, ce n'est pas une fiction, c'est une addition, un tendre concert de mots qui apaisent les maux pour vivre en solidarité amitié avec ceux qui aiment la fleur de soleil. Polly que 2008 soit pour toi emplie de sa lumière.
Azalaïs
Que 2008,
tendre
Polly, dérange tes crayons, éparpille tes mots, apaise tes soucis, éclaire d'un soleil neuf le grand tournage de la vie, entrouvre avec bonheur les mains qui n'osent pas, en leur offrant les graines de l'espoir, de l'amitié et de la solidarité pour en faire un  concert echevelé de fleurs qui attendent le fruit !
Sido
Effeuiller sera mon choix
Pour évoquer chaque mois
D'une année fructueuse
En écriture savoureuse.
Les pétales en seront gardés
Dans le livre de l'amitié.
Joëlle
Une nouvelle année commence chère Polly, qu'elle soit la plus jouissive par tes notes apaisées et le plus beau des concerts emprunt d'amour et d'amitié. De tes crayons appelle à la solidarité et par le tournage de quelques pages de tes écrits, puisses-tu récolter le fruit de l'espoir. Tendres bises.
Laura
Avec des crayons, colorier
Les angoisses avec les joies
D'un tournage en plein air
D'un concert improvisé
Apaiser la peur avec une
Tendre et solidaire amitié
Préférer le respect des
Différences à la violence
Et à l'indifférence.

Enriqueta
Une nouvelle année comme concert céleste
Symphonie d'amitié et de liens solidaires
Ou tendre film au tournage divin
Oeuvre d'art colorée aux crayons d'aquarelle
Pour un coeur vrai et comblé
Pour une âme apaisée qui fleurit à la vie.
Capitaine Lili
Puisse tes crayons en couleurs apaiser la noirceur du monde
dans un concert d'amitié tendre pour ouvrir une ronde,
le tournage  de la fraternité comme une fleur au soleil solidaire
de la vie et la terre.
Camomille
Mes voeux seront les tiens.. Pour que la vie soit plus zen, le monde moins fou et l'amitié toujours reine.... 
Lilounette

Je souhaite pour toi un grand tournage où tu puisses continuer d’écouter le concert de tes crayons glissant sur la feuille, aussi tendre que le bruissement des pétales qui s’étiolent sous tes mains. Des mots solidaires  qui murmurent l’amitié pour apaiser tes maux et ce, pour l’année 2008.
par mpolly publié dans : Jeux d'écriture communauté : La gazette des blogs
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Samedi 5 janvier 2008
 
proposition de papier libre sur le thème du bal



Chère Madeleine,                                                         toile de Renoir.undefined

 

 

 

Je t’avais point dit comme t’étais belle ce soir là sous les lampions. Je t’avais point dit que je t’aimais dès que tu fis apparition. Je t’avais point dit cela parce que moi je sais pas trop faire avec les mots. Je suis plus doué avec la fourche et la faux pour parler aux champs.

 

On avait bien dansé tous les deux, t’avais un peu rougi quand je t’ai proposé et je trouvais touchant ton petit minois timide. On avait valsé sur la place au son de l’accordéon, et t’avais l’air d’aimer qu’on tourne ensemble sur les flonflons. Et puis il est arrivé, et tu m’as plus regardé. Il t’a serré la taille avec ses mains de prince, et t’as dû l’écouter parce que tu souriais et même que tu riais des fois. Et moi, je restai là à te regarder dans ton cotillon blanc et ton joli corsage, et je m’assombrissais sous les lumières de fête de la St Jean.

J'ai ouï-dire que ton prince est reparti dans sa ville et que tu pleures beaucoup.

 

Bientôt c’est le 14 juillet, et y a le bal au canton. Alors je me disais que si je t’écrivais tu serais peut-être d’accord pour qu’on le danse ensemble.

 

Je suis sûr que je saurai te consoler, et si je suis pas riche j’ai quelques bêtes et trois champs qui peuvent aider à nourrir une famille.

 

J’ai pas bien d’orthographe, pas bien de poésie, mais j’ai des sentiments, et si tu le veux  on pourrait  aller jusqu’aux épousailles.

 

J’attends ta réponse, fais-la passer par la Marie qui est ta bonne amie.

 

 

Bien à toi,

 
Jeannot.




 

par mpolly publié dans : Jeux d'écriture communauté : papierlibre
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Mardi 18 décembre 2007

Proposition de paroles plurielles : il fallait  imaginer un monologue intérieur sur une décision à prendre en insérant des mots tocs: tout à fait, quelque part, y-a pas photo, pas de souci, effectivement, j'ai envie de dire, oui mais non, que du bonheur.




C’est pas vrai, ça ! ouah, j’ai peur!
Pas de souci qu’il disait, tu vas descendre tranquillement, tu verras.
Effectivement je vais descendre tranquillement que je pensais en cœur avec lui. Qu’il comptait sur ma souplesse, sur mon goût du risque, sur mon amour. Que c’était pas pentu du tout, que ce serait que du bonheur nous deux là-haut !
Et on a pris ce foutu téléski et hou ! Je commence à lui en vouloir sérieux grave ! J’suis bloquée, comme une cloche. C’est tout à fait impensable que je me laisse aller. Impensable ! C’est trop pour moi, beaucoup trop. Il se rend pas compte, il est né avec des planches aux pieds. Il est complètement lourd de m’avoir fait ça à moi !  Me planter là ! Allez j’y vais… il m’appelle, m’encourage…Quelle idiote ! Faut-il que je sois amoureuse dingue pour céder. Oui, mais non, impossible ! Quelque part je me trouve lourde aussi, y-a pas photo, une gourde ! Et tous ces skieurs qui déboulent à droite à gauche pour m’éviter et qui se marrent. Et lui aussi il rigole. Il se fout de moi ! Courage, je me lance…..puis non… Waouh ! que se passe-t-il, ça part tout seul ! j’ai fait quoi ? Trop vite ! Je vais mourir !
Ben voilà, j’ai envie de dire que la neige elle est froide, et même gelée quand on a le nez dedans. Je crois bien que je le hais.



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Pour ceux qui ont ni l'envie ni le courage de lire les commentaires, j'ajoute ici celui de Dan absolument Oncle Danesque et qui je suis sûre vous réjouira comme il m'a réjoui.

 

Tu ne parles pas du tire fesses. Et Dieu sait qu’il y a beaucoup à dire sur le tire-fesses. C’est certainement l’objet de tortures le plus cruel que l’on puisse trouver sur les pistes. Ainsi, lors de l’une de mes dernières sorties de ski, à La Plagne (histoire d’amortir mon extension de forfait des Arcs), j’ai pris sur le crâne une perche de tire-fesses que j’étais censé attraper au vol pour la placer le plus délicatement possible entre mes jambes crispées. Pourtant, au départ de chaque “ tire-fesses ”, il y a une personne habillée en rouge, qui est payée pour surveiller que les Killy du dimanche de mon acabit prennent correctement la perche qui arrive à toute vitesse en voltigeant dangereusement dans l’air, mais qu’on vous dit que ça ne risque rien et que toutes les protections ont été prévues et patati et patata. Mais non, mademoiselle n’a rien vu (c’était une demoiselle) et “ Minou des Neiges ” s’est payé une perche dans la gueule, alors qu’on vous dit que ça ne peut jamais arriver ! Mademoiselle s’est excusé, mais c’était trop tard. Heureusement, la grande maîtrise dont je ne me départis jamais en de telles circonstances, et que l’on peut qualifier d’extrêmes (tu me l’accorderas), a fait que je me suis immédiatement ressaisi et que j’ai attrapé la perche suivante avec une dextérité que je ne me connaissais pas.

C’est alors que le cauchemar commence. Comme toutes les fois, car jusqu'à présent, ça a toujours été un cauchemar, plus ou moins long, selon la longueur du tire-fesses. Et j’en connais de très très longs.

Personnellement, j’en suis au stade où je m’applique à ne plus coincer un bâton (ou deux) de ski entre mon postérieur et la rondelle sur laquelle sont censées se poser mes fesses. Mes efforts en la matière ne sont pas toujours couronnés de succès. Lorsque le bâton se coince de la manière précitée, l’horreur est à son comble. Bien que les bijoux de famille soient particulièrement maltraités, il convient de ne pas bouger et de supporter sa douleur sans esquiver la moindre tentative de dégagement du bâton mal placé. J’en parle en connaissance de cause, pour m’être surestimé et avoir pensé qu’un retrait du bâton était possible en cours d’ascension. Je n’ai réussi qu’à me froisser un muscle du dos, tant le mouvement qui serait de nature à obtenir le résultat espéré est inhabituel, contraire à la nature et peut-être même à ... la morale. Il m’a fallu terminer mon pénible trajet avec une douleur dorsale supplémentaire tellement intense que je me demandais si j’allais redescendre sur mes skis ou sur un brancard. Heureusement, les choses se sont progressivement arrangées lorsque j’ai retrouvé une position normale.

Maintenant, je laisse mon bâton tranquille car j’ai déjà suffisamment de soucis pour me maintenir debout sur cet engin de malheurs. Soit, il vous aspire brusquement, dès que la pente est un peu plus raide, et je suis tendu comme une arbalète, agrippé à la perche à en avoir mal aux phalanges, puis la pente est moins raide, voire inexistante, (quand des fois il ne s’agit pas d’une descente momentanée) et alors tout change. Il s’agit de rester bien debout (plier les jambes en faisant mine de s’asseoir serait fatal) en tenant la perche un peu plus haut. Naturellement, dans cette situation, on n’est plus du tout assis sur la rondelle qui est censée servir de siège, ce qui fait que l’on est tracté par le haut sans appui sur le postérieur, ce qui est particulièrement pénible.

D’ailleurs, parler de siège en évoquant cette rondelle de plastique me paraît tout à fait excessif. Personnellement, je trouve sa surface très nettement insuffisante et peu fiable pour reposer dessus en confiance. Est-ce moi qui ne serre pas assez les fesses ? Je ne sais. Pourtant, il me semble que je serre déjà suffisamment de choses pendant cette ascension pour ne pas avoir à en rajouter. Si je dois serrer les jambes plus que je ne fais déjà, il me faudra absolument une coquille dans le pantalon pour me protéger des bâtons de ski inquisiteurs et indésirables.

 

Un des moments les plus angoissant est l’approche d’un virage. Car il y a des tire-fesses qui n’en finissent pas et qui comptent de nombreux virages. Ces virages sont annoncés par des panneaux qui vous mettent en garde. C’est dire combien ils sont dangereux. C’est que l’on a déjà du mal à maintenir ses skis dans les rails qui défilent en dessous. Alors, il s’agit de s’appliquer tout particulièrement pour garder le cap dans le virage. Parfois, il m’arrive d’avoir un ski qui quitte le rail salvateur. Quelle angoisse ! Il faut le ramener dans le droit chemin sans le brusquer et sans s’énerver car il pourrait se mettre en travers, et ça serait la catastrophe.

Je n’ose imaginer ce que je deviendrais si j’étais obligé d’abandonner mon bourreau-tire-fesses avant la fin du parcours (cela m’est arrivé une fois mais dans un endroit civilisé), alors que je traverse des passages dangereux, hors piste, excessivement pentus et loin de tout repère pour rejoindre une piste balisée...

 

A la fin d’un tire-fesses, je suis lessivé. C’est une monté qui m’épuise comme dix descentes.

Mes muscles me font mal, et j’en attrape des rhumatismes dans les doigts (avec l’humidité ambiante évidemment).

Pendant que je souffre le martyre, il en est qui, insolemment, devant moi, se permettent de zigzaguer en quittant impunément les rails réglementaires. J’en ai vu, de mes yeux vu, qui ne tiennent même pas la perche, et qui mettent un bâton de ski sous leurs fesses et s’en servent comme d’un siège confortable. Ils discutent, fument une cigarette, téléphonent. J’en ai même vu rire ! Incroyable ! A l’arrivée, ils m’affirment qu’ils se sont reposés, et je les écoute, hagard, hébété, le regard fixe et la pupille dilatée, dans un état proche de la pétrification.

 
 
par mpolly publié dans : Jeux d'écriture communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Dimanche 16 décembre 2007

Proposition de papier libre sur le thème de la table.




 

Une fois un, un

Une fois deux,  deux

Chantait l’enfant sur sa marelle

Une fois trois, trois

Récitait-elle en atteignant le ciel

 

Et le soir sur la petite table en formica, sa mère aux fourneaux lui rappelle la chanson du un, du deux, du trois, ainsi de suite jusqu’au cinq.

Elle module la voix, elle place un mi, un do, un si.

Appliquée, elle répète.

Etourdie elle se trompe.

 

Les mains qui rythment dans le saladier maman rit.

Et recommence.

L’enfant sourit.

Et se concentre.

Ainsi de suite jusqu’au repas.

 

Quand le père entre elle est contente.

Elle a conquis ravie les chiffres de la mélodie.

Alors elle chante.

Pour lui, pour qu’il soit fier, pour qu’il lui dise ces mots doux dans le cou.

 

Mais le père est en colère.

Journée mauvaise, journée d’enfer et lui demande si elle comprend le sens de sa chanson.

Pourquoi le trois plus trois, ce qui fait deux trois devient un six et le trois plus trois plus trois, ce qui fait trois trois devient un neuf.

En elle tout s’emmêle quand il explique la ritournelle.

 

Et le mur qui sépare se dresse sur la table en formica entre le père qui débite en mâchant ces nombres qui prospèrent, et l’enfant dont la fourchette trace dans la purée un dessin de marelle et des chiffres de jeu.

 

Dans son petit lit de coton bleu, maman vient tendrement chanter une dernière fois les cinq couplets de la table de multiplication, mais sa petite tête est emplie de chagrin et le refrain est oublié. Elle sait déjà que papa n’aura pas ce soir pour elle de bisous doux dans le cou.

 
 
 
par mpolly publié dans : Jeux d'écriture communauté : papierlibre
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Samedi 8 décembre 2007

Pour l'excercie de la semaine des IMPROMPTUS, il fallait divaguer en insérant: lézard grincheux, igloo sous la neige et gouttes d'encre violette.




 

Le livre glissant sur les genoux, la tête posée sur le napperon de dentelle fait maison, il se laisse aller dans le fauteuil de velours.

Il n’entend plus ronronner la télévision, ni l’épouse ramassée sous son plaid qui ronchonne sur ce qu’elle suit sur l’écran de ses faibles yeux de presbyte.

Il se laisse aller. La tête dodeline gentiment, la respiration ronfle doucement.

Et il rêve. L’enfance le rattrape comme si c’était hier, ces bois où ruisselaient les airelles dans lesquels les cabanes poussaient, le lac gelé sur lequel avec le Pilou et le Jeannot, ils creusaient des trous et pêchaient, ces chahuts dans les igloos de neige qu’ils fabriquaient. Et de la classe de garçons où les senteurs de papier et de craie taquinaient les narines, surgirent les gouttes d’encre violette que la maîtresse qu’ils aimaient tous d’un amour fou avait parsemées sur son cahier et qui, confuse, s’était excusée avec un sourire gravé en lui à jamais.

C’était si précis, si vrai, si fort, même leurs jeux cruels à écarteler les mouches, à saisir les sauterelles, à les avaler parfois. Et ces lézards, ces salamandres, ces grenouilles dont ils s’ornaient comme des trophées.

Il rêve tout doucement, en ronflant. La vieille dame à ses côtés tricote sagement, une maille à l’endroit, deux mailles à l’envers. La télévision continue son ronron.

Il crie, elle lâche ses aiguilles. Dressé sur son fauteuil, les mains tremblantes, il la regarde avec inquiétude.

-          Maman.

-          Hé ! mais ça va pas mon Bernard ? Ta mère ça fait longtemps qu’elle est partie.

Dans les prunelles du vieux monsieur de l’incompréhension, et de la peur aussi.

-          T’as rêvé de ta mère ?

Il la dévisage avec l’air d’un enfant effaré.

-          Maman ! Un gros lézard grincheux me mangeait la cervelle.



par mpolly publié dans : Jeux d'écriture communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Jeudi 6 décembre 2007

 


Consigne de Papier libre:
Etant donné un mur que se passe-t-il derrière ? (Tardieu)



Dès l’enfance il se construit, brique après brique.

Une gifle, un coup, maman qui me détruit.

Des milliers de briques.

Adolescent il s’endurcit, enduit sur enduit.

Un baiser, un rejet, la trahison qui se poursuit

Des millions de briques.
 

Adulte une plume plus douce ouvre un huis.

La rencontre, un amour qui se construit.

La porte s’élargit.
 

La plume est trop légère et s’enfuit.

Un cri, une douleur, la fermeture se rebâtit.

Des milliards de briques.

Le cœur s’entend à peine tout rétréci.

Les claques de la vie, le mur s’épaissit.

Doublées triplées les briques.





Pink Floyd - The Wall.


 

par mpolly publié dans : Jeux d'écriture communauté : papierlibre
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Dimanche 25 novembre 2007

malheurscreme.jpg
J
eu de l'équipe de choc, réponse du syndicat à une revendication d'un héros de la littérature.
Je réponds à la lettre de Sophie publiée par Camomille.






Chère, très chère Sophie.
 

Je ne voudrais pas vous blesser, vous avez eu votre lot de malheurs, n’est-ce pas, mais votre requête de transformer le titre de cette digne Comtesse de Ségur est absolument hors de propos. Nous ne pouvons accepter « Les bonheurs de Sophie ».

 

Souvenez-vous, vous étiez une mal aimée, et vos cousins si braves avaient des récompenses pendant qu’on punissait votre derrière à coups de martinet. Vous étiez la petite fille la plus abominable qui soit pour ces gentes dames qui vous éduquaient, ou plutôt qui essayaient de vous éduquer.

 

Reconnaissez Sophie que si vos malheurs ont attiré tant d’enfants c'est qu'ils se reconnaissaient en vous: la terrible, l’exubérante, celle qui n’était surtout pas un modèle. Grâce à vos espiègleries, ces petites filles, et je vous assure même ces petits garçons, se sont sentis moins seuls, plus tranquilles, parce que vous les déculpabilisiez de leurs propres errements de garnements.

 

Et surtout vous les avez fait rire, même si la punition qui suivait cuisait leur propre popotin. Et ils se gaussaient des si gentilles cousines, même de Paul, si comme il faut, et trop bon, avouez-le. Vous aviez l’énorme privilège d’être l’héroïne sans peur, mais pas sans reproche (il ne faut pas exagérer) qui les dédouanait de leurs propres bêtises.

 

Sophie, pensez-y, si Madame de Ségur a fait de vous cette héroïne de malheur, c'est qu'elle connaissait le poids des mots. Le titre que vous exigez ne peut convenir, plus personne ne vous lirait, car voyez-vous Sophie, les petits aiment bien pleurer et avoir peur surtout quand ils sont à l’abri dans les pages de leurs livres. Et grâce à vous, ils savent qu’en grandissant ils deviendront raisonnables. Ainsi se disent-ils, je serai quelqu’un de bien, même si aujourd’hui je ne suis pas conforme aux exigences parentales, même si aujourd’hui je ne suis pas aimé. Vous leur donnez de l’espoir pour l’avenir. Vous les gonflez de confiance.

 

Si tout à coup, nous changions vos malheurs en bonheur, vous perdriez en crédibilité, et nos jeunes lecteurs seraient très surpris qu’une petite fille aussi souvent punie puisse dire « je suis heureuse », ce serait de la perversion, n’est-ce pas ? Certains vous accuseraient de masochisme.

 

Alors Sophie, ne regrettez point vos malheurs, ils font tant d’heureux.

 
            Bien à vous, chère Sophie, au plaisir de vous relire.

   Jo Zyanatoulu, 
Reponsable syndical pour la défense des héros de la littérature.
 
 
 
par mpolly publié dans : Jeux d'écriture communauté : La gazette des blogs
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Mardi 20 novembre 2007



Les impromptus littéraires (ici), sujet de la semaine: Porte ouverte et porte fermée.


magritte2.jpgLa réponse inattendue, de René Magritte.



Voilà, j’ai claqué la porte… Tu comprends, j’en pouvais plus. C’est elle qui les claquait d’habitude. Tu la connais, elle supporte pas les portes ouvertes. Je te jure, j’ai été patient, mais elle crie tous les jours. Moi, je me tais, bien sûr, je fais comme si tout allait bien, mais au fond de moi, ça bout. Et puis avec ses proverbes qui lui servent de pensées, ça m’agace ! En ce moment c’est « il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée» comme si elle était capable d’en laisser une ouverte. Tu te rends compte ! C’est comme une obsession, parce qu’elles sont jamais ouvertes, elle les ferme tout le temps, elle supporte pas un petit entrebâillement de rien du tout, alors t’imagines, elles sont fermées à double tour les portes ! C’est comme si c’était elle qu’elle enfermait… Je sais pas comment t’expliquer… Elle est devenue impossible; déjà qu’avant elle était pas drôle tous les jours ! Mais si je suis resté avec elle, tu sais bien que c’est parce qu’elle souffrait trop, je pensais que je pourrais l’aider, la rassurer quoi ! Mais tu vois, je me suis cassé, je supporte plus d’être là-bas avec sa solitude, c’est trop dur pour moi son silence. C’est pas que je l’aime plus, mais j’ai besoin d’air. Alors ce matin, j’ai fait mon sac et je viens te voir, elle m’a dit que je te ressemblais, que j’avais bien raison d’aller te retrouver, je voyais qu’elle retenait ses larmes. Je ne me suis pas retourné, j’ai fermé cette putain de porte, je te dis pas, avec le cœur en lambeau… Et puis le lycée il est à deux pas de chez toi, ça va me reposer … Je sais, chez toi,  c’est pas très grand, mais tu m’avais dit que ta porte serait toujours ouverte. Pas vrai papa ?
par mpolly publié dans : Jeux d'écriture communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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juste pour vous...


Sur les conseils de
Quichottine, j'ai créé une page juste pour vous.
Si vous n'avez pas le temps, ou que le billet ne vous intéresse pas, ou que vous n'avez pas envie pour l'instant, vous avez peut-être quelque chose à me murmurer...
cest
ici.

intro

Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.

 

Et que vogue le blog.


 



Ceux qui luttent ne sont pas certains de gagner, mais ceux qui ne luttent pas sont déjà sûrs d'avoir perdu.





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