Mercredi 12 décembre 2007

Consigne de Paroles Plurielles: écrire une lettre de jalousie sans utiliser la lettre "u".


Frérot, 

On m’a volé mes billes

Et c’est toi.

On m’a volé mon livre

Et c’est toi.

On m’a volé ma bicyclette

Et c’est encore toi.

On m’a volé ma mère

Et c’est toi.

On tente de me voler mon amie

Et c’est toi.

 

Toi, frérot, toi, l’impossible, le terrible, le méchant jamais content.

Toi, petit frère, le sinistre cabotin à faire des cabrioles dans mon jardin de fille.

T’es le pire de la famille, même l’aîné n’a jamais cassé mes rêves, il me laissait travailler, il me laissait peinarde, jamais il ne m’a traitée comme toi, frérot, ras la terre, ras les racines.

C’est toi constamment, si fort à venir défaire mes espoirs, à rigoler de mes tares, à cambrioler mes tiroirs.

 

Cependant je me venge, frérot. T’es coincé, maladroit, désespéré, je casse ton désir, je piétine ton destin, je ne serai pas ta complice mais ton ennemie intime.

 

Car vois, frérot, comme je sais te rabaisser, te piétiner, te voler.

Marie est mon amie, elle apprend combien mon frère est laid, malodorant, ignoble. Je raconte tes fanfaronnades, tes victoires faciles avec des filles faciles, tes petites combines, ton trafic, tes sales histoires avec les flics et compagnie.

 

Marie m’aime et me croit.

 

Je me régale, frérot, tes billets de je t’aime, jamais elle ne les lira car je les mange et c’est si bon.

 

Maintenant je ris de t’imaginer avaler cette lettre.

Je te honnis et me barre avant de te voir revenir me casser le nez. Marie part avec moi.

 

A jamais, j’espère.

Tchao, frérot.

 Etoila



PS: Pour rassurer les lecteurs, je n'ai pas de frère et j'adore ma soeur.

par mpolly publié dans : humeurs communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Lundi 12 novembre 2007


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Ce matin le ciel était en désordre.

Quelle nuit avait-il passé ? De quelle passion se levait-il ?

 

Les dentelles roses qu’il soulève s'enroulent dans d'orageux ébats.

 

Le ciel a du talent et ma plume pâlit face à l’émotion qui surgit.




par mpolly publié dans : humeurs communauté : La gazette des blogs
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Dimanche 11 novembre 2007




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   Si la fabrique des petites utopies passe chez vous ne ratez pas l’occasion. Bruno Thircuir a adapté tout à fait librement « Désert » de JMG Le Clézio, et s’est surtout inspiré de l’histoire de Lalla. Il dirige sa petite troupe de main de maître et nous embarque avec elle dans un univers que nous fréquentons peu au théâtre.

Installés dans un camion (très grand et aménagé : 120 places), vous voyagez pendant plus d’une heure trente dans un monde ocre. Les tentures sable, les sièges avec petits coussins colorés, la scène avec sa dune et son bidon d’eau, la musique, et mêmes les odeurs vous emmènent loin, très loin.

Ils sont cinq sur cette dune, l’oncle, la tante, la jeune Lalla, le jeune berger musicien et un comédien blanc, personnage un peu insolite, qui joue discrètement le narrateur. Tout un monde jaillit avec les objets qui s’incarnent à leur tour en personnages, l’oncle pêche dans son bidon et le bidon devient la mer, il raconte son voyage en occident. Lalla veut partir. Lalla n’est pas heureuse dans son désert malgré ses amis. La tante raconte sa mère, raconte son père, raconte la naissance près du baobab. Lalla rêve.

Du rire beaucoup, des larmes parfois. Et toutes ces trouvailles qui surgissent du bidon d’eau, du sable, des jeux de lumière, des outils, des poissons… nous réjouissent absolument. C’est un conte poétique avec des personnages qui racontent des contes et à côté des contes la vraie vie.

Ne le manquez pas.

Spectacle proposé à partir de 10 ans, et je vous assure j’avais 10 ans ce soir-là.

 
 
 
Acteurs :

Alfonso Atacolodjou (Bénin)

Fatou Nanguia Kounkoou (Congo)

Moussa Sanou (Burkina Faso)

Malou Vigier Tegenay (franco éthiopienne)

Jean-Luc Moisson/ Eric Biston (France).

 
Contact

La fabrique des petites utopies : 04.76.00.06.82/production.fabrique@petitesutopies.com

 
 
 
Programmé à :
 

Voiron (38) Grand Angle le 20, 21, 22 novembre à 20H (place du Colombier)

 tel : 04.76.65.64.64

Paris (XIX°) Atelier du Plateau du 06 au 16 décembre (5, rue du plateau)

Tel : 01.42.41.28.22

La Tronche (38)/clinique G Dumas avec l’Hexagone de Meylan. Le 6 et 7 mars 2008.

Tel : 04.76.90.00.45

Avignon (84) festival off en juillet 2008.

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par mpolly publié dans : humeurs
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Mardi 30 octobre 2007
 
 
Quand j’accompagne mes élèves quelque part (sortie montagne, sortie théâtre), leur arrivée provoque un stress d’enfer. Les préjugés sont légion dans le corps enseignant, surtout quand ce corps-là ne connaît de l’école que les bons éléments, n’ayant jamais fréquenté les zones d’éducation prioritaire, ou les lycées professionnels.
Alors nous avons droit aux réflexions imbéciles de quelques-uns de ces professeurs, qui voyant arriver notre bande au gîte où ils demeuraient déjà avec de petits sixièmes, s’affolent, ferment les portes à double tour, surveillent nos allées et venues, croient déjà que ces garçons mal éduqués vont voler, violer, casser.
Hier encore, au théâtre, la réflexion d’une enseignante: « ouf ! il est temps qu’ils partent ceux-là ».
Ceux-là? mais qui sont-ils? Cassés souvent, mauvais élèves sans doute dans la filière dite noble, ils n’en sont pas moins pétris de curiosité, de volonté de s’en sortir, d’enthousiasme parfois un peu débordant, de sensibilité aussi (pas comme certains adultes présomptueux) et si parfois ils ne sont pas faciles à « tenir », et peu férus de grande littérature, d’histoire et compagnie, je voudrais bien que tous ceux qui les stigmatisent, parce qu’ils ont trois sous d’études derrière eux, sachent qu’un jour ils auront peut-être besoin d’un plombier, d’un électricien, d’un réparateur télévision etc. 
A chacun ses compétences. Mais là n'est pas l'essentiel, l'essentiel est l'attitude de ces soi-disant pédagogues: leur incivilité, leur discourtoisie, leur bêtise.
Alors pour les venger un peu je me permets de publier un texte de Michaux, qui ne raconte pas ce que je viens d’exposer mais qui s’en approche parce que compères et mégères ne sont pas une espèce en voie de disparition.
Je vous livre ce délicieux moment, assurément à lire à haute voix, seul, en famille, avec des amis.
 

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Dimanche à la campagne.

 

Jarrettes et Jarnetons s’avançaient sur la route débonnaire.
Darvises et Potamons folâtraient dans les champs.
Une de parmegarde, une de tarmouise, une vieille paricaridelle ramiellée et foruse se hâtait vers la ville.
Garinettes et Farfalouves devisaient allégrement.
S’éboulissant de groupe en groupe, un beau Ballus de la famille des Bormulacés rencontra Zanicovette. Zanicovette sourit, ensuite Zanicovette, pudique se détourna.
Hélàs ! la paricaridelle, d’un seul coup d’œil, avait tout vu.
« Zanicovette ! » cria-t-elle. Zanicovette eut peur et s’enfuit.
Le vieux soleil entouré de nuages s’abritait lentement à l’horizon.
L’odeur de la fin du jour d’été se faisait sentir faiblement, mais profondément, futur souvenir indéfinissable dans les mémoires.
Les embasses et les ranoulements de la mer s’entendaient au loin, plus graves que tout à l’heure. Les abeilles étaient toutes rentrées. Restaient quelques moustiques en goupil.
Les jeunes gens, les moins sérieux du village, s’acheminèrent à leur tour vers leur maisonnette.
Le village formait sur une éminence, une éminence plus découpée. Olopoutre et pailloché, avec ses petits toits égrissés et croquets, il fendait l’azur comme un petit navire excessivement couvert, surponté et brillant, brillant !
La paricaridelle excitée et quelques vieilles coquillardes, sales rides et mauvaises langues, achactées à tout, épiaient les retardataires. L’avenir contenait un sanglot et des larmes. Zanicovette dut les verser.
Henri Michaux.

 

par mpolly publié dans : humeurs communauté : La gazette des blogs
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Lundi 22 octobre 2007

 

L'affiche rouge

Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes   250px-Afficherouge.jpg
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant

                                                                                 Louis Aragon




Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense.

Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J'ai un regret profond de ne t'avoir pas rendue heureuse, j'aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d'avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu'un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l'armée française de la libération.

Avec l'aide des amis qui voudront bien m'honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d'être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l'heure avec le courage et la sérénité d'un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n'ai fait de mal à personne et si je l'ai fait, je l'ai fait sans haine. Aujourd'hui, il y a du soleil. C'est en regardant le soleil et la belle nature que j'ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t'embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.
 
 
 
Manouchian Michel.
 
 
 
P.S. J'ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M.


 

UNE OPERATION ARMEE TOUS LES DEUX JOURS !

163 attentats en décembre 1941, des sabotages, des déraillements de trains...
Ce groupe combat par tous les moyens les rafles de juifs et les opérations de la S.T.O.
En représailles, entre janvier et mars 1942, les services allemands arrêtent 57 militants de la section juive.
Entre Mars et Juin 1943, la brigade spéciale vychiste arrête 71 militants sur 150 filés.
Le 28 septembre 1943, le groupe Manouchian exécute Julius Ritter, général S.S.
et bras droit de Fritz Sauckel, l'organisateur des rafles pour la S.T.O.
Lors d'un rendez-vous avec Joseph Epstein, le 16 novembre 1943, probablement trahi, il est suivi et arrêté par des policiers de Vichy en civil.

Tous les groupes M.O.I. de Paris seront ensuite rapidement démantelés.
Toute la presse collaborationniste fut invitée au procès du groupe Manouchian et les services de Goebbels le filmèrent.
Le but avoué de ces 3 jours de procès à grand spectacle était de monter l'opinion française contre les "terroristes étrangers"...
La propagande nazie les désigna comme terroristes et criminels de droits communs...
En réalité, une seule audience eut lieu, le vendredi 19 février, où le tribunal militaire les condamnera à mort. La presse déblatèra longuement (quatre jours de suite, et même jusqu'au mardi 23 février, soit deux jours après l'exécution des condamnés !)

L'ignominieuse et raciste "Affiche Rouge" fut placardée dans tout le pays.

8 Polonais, 5 Italiens, 3 Hongrois, 2 Arméniens, un Espagnol, une Roumaine...et trois Français (qui n'y figureront pas) composaient le groupe Manouchian.
Neuf étaient juifs; tous communistes ou sympathisants.
La Résistance écrira "Morts pour la France" sous ces affiches

LE GROUPE MANOUCHIAN :Celestino Alfonso (espagnol), Olga Bancic (roumaine), Joseph Boczov (roumain), Georges Cloarec (français), Roger Rouxel (français), Robert Witchitz (français), Rino Della Negra (italien), Spartaco Fontano (italien), Césare Luccarini (italien), Antoine Salvadori (italien), Amédéo Usséglio (italien), Thomas Elek (hongrois), Emeric Glasz (hongrois), Maurice Fingercwajg (polonais), Jonas Geduldig (polonais), Léon Goldberg (polonais), Szlama Grzywacz (polonais), Stanislas Kubacki (polonais), Marcel Rayman (polonais), Willy Szapiro (polonais), Wolf Wajsbrot (polonais), Arpen Lavitian (arménien), Missak Manouchian (arménien)

 




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Samedi 20 octobre 2007

  Depuis plus de 10 jours, je n’ai plus de connexion Internet à cause d’une petite panne sans importance, la maintenance n’est pas opérationnelle chez le fournisseur que j’ai choisi.

   Je sais que vous êtes passés nombreux prendre de mes nouvelles, j’ai fait comme j’ai pu pour aller vous voir de temps en temps et programmer quelques textes, squattant les ordinateurs des amis, ou du travail (chut !). 

   Je vous remercie tous et toutes, vos encouragements me seront toujours nécessaires, et dès que possible je répondrai à tous vos commentaires, promis, juré.

Pour l’instant je vous confie le dysfonctionnement  qui m’a privée de vous.

 

Déconnexion.

 

Chez mon fournisseur d’accès Internet, pas de stress pour la maintenance. Impossible depuis 5 jours déjà de laisser un billet d’incident sur leur site pour mon accès en 09 téléphonique qui ne marchait plus: « votre ticket ne peut être pris en considération… saturation ». Ensuite, quand la connexion n’a plus fonctionné non plus, le dimanche 21.10.07 exactement, après avoir bien suivi le manuel des solutions aux problèmes, impossible de les joindre. Saturation.

Le lundi, avant de partir travailler, vers 7h, je tente un nouvel appel. Avec la ligne France télécom. C’est 0.34€ la minute. Une charmante voix me pose des tas de questions, et va transmettre le souci à des instances plus compétentes.

Le mardi, vers 7h, je rappelle, pour savoir où en est la maintenance. Une autre voix me répond que la ligne fonctionne, donc j’ai un problème mécanique. Il me faut trouver un comparse qui ait la même box que moi. Si je ne trouve pas, je peux l’essayer avec un autre fournisseur. Je dois rappeler pour leur indiquer les coordonnées de celui qui aura la gentillesse de soumettre ma box aux tests demandés.

Ayant une collègue équipée par le même fournisseur, je prends rendez-vous avec elle pour le mercredi soir.

Le mercredi, vers 7h, je rappelle, et une autre voix me dit qu’il est inutile de leur donner à ce moment les coordonnées de mes amis parce qu’il est nécessaire de tester d’abord, et de faire connaître après. Cohérent, pas vrai ?

Le jeudi, vers 7 h, ayant testé tout et tout et tout, je leur signale que l’alimentation est défectueuse. Nous avons donc diagnostiquer la panne, il suffit qu’on m’expédie l’objet incriminé. On me répond qu’il arrivera d’ici 24 heures, au plus tard 72 heures (ce qui veut dire dimanche !). Un peu de diligence, s’il vous plaît..

J’attends.

Vendredi, c’était inespéré.

J’attends.

Samedi c’était logique.

Le dimanche, vers 7 h, je re-re-re-téléphone. Je m’entends dire que le collègue du jeudi matin avait bien signalé qu’il fallait m’envoyer une alimentation mais n’avait pas validé l’envoi. Je reste sans voix.

J’attends toujours en ce mercredi 31 octobre, patience, patience.

 

Conclusions :

-          Si vous avez un problème de maintenance, débrouillez-vous tout seul.

-          Comme vous n’avez plus ni le téléphone gratuit, ni Internet, débrouillez-vous pour les joindre. C’est 0.34€ la minute et vous passez facilement 5 minutes par appel.

-          Ne vous attendez surtout pas à ce qu’on vous rappelle, jamais on  ne l’a fait, ni par téléphone, ni par courriel.

-          Si possible appelez avant 7h le matin, sinon saturation.

-          N’oubliez pas de demander si l’envoi est validé (on ne sait jamais).

-          Et pendant ce temps-là, vous payez votre facture de connexion avec une facilité surprenante. Aucun souci de maintenance dans les banques.

-          Evitez, si vous voulez changer de fournisseur, de vous adresser à Free.

 

 


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Mercredi 17 octobre 2007

Journée mondiale du refus de la misère.

Comme les mots seront toujours insuffisants pour évoquer toutes les exclusions, je me sers du regard de Bruno  pour m'exprimer. Peut-être trouverez-vous dans ce paysage hivernal, solitude et froid, abattement et désolation, désespérance aussi. Moi, je ne vois que ce petit abrisseau qui lutte, qui lutte, qui lutte...

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Et pendant ce temps-là, nos députés viennent de se garantir contre l'exclusion en votant pour  tous ceux qui ne sont pas réélus, une indemnité mensuelle  de 6952 € pendant 60 mois, puis 20% de cette indemnité à vie.
par mpolly publié dans : humeurs
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Dimanche 14 octobre 2007



pour l'équipe de choc, mon fond d'écran.
 
P1010559.JPG une photo de mon petit dernier
prise par son frère aîné
en balade sur les flancs
d'un monde minéral.

par mpolly publié dans : humeurs communauté : La gazette des blogs
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Jeudi 4 octobre 2007


Aujourd'hui j'ai eu envie de vous faire partager le regard d'un collègue sur les jeunes filles en fleurs. Mais attention le narrateur et l'auteur sont bien différents, et ce n'est qu'une petite comédie.
N'hésitez pas à laisser vos commentaires.



A tous les laissés pour compte, mes amis, mes frères, mes alter ego, dont l'intelligence et la sensibilité sont capables d'émouvoir jusqu'aux pierres, mais pas les femmes, hélas !...cette petite comédie en trois actes.

 
COMEDIE (dramatique ?) et (peut-être) misogyne
 
Premier acte :

C'est une femme merveilleuse et dont je suis éperdument amoureux. Mieux : je l'aime. Elle m'inspire une passion folle , une passion dévorante (et qui, d'ailleurs, me dévore , jusqu'à la moelle des os). Je vis d'elle, par elle, pour elle. Je lui écris de merveilleuses lettres d'amour qui me viennent du fond du coeur, des textes incandescents , parfois poétiques, parfois même (en toute modestie) beaux. D'ailleurs, elle me le dit " C'est beau, je suis extrêmement touchée". Elle ne m'aime pas vraiment, mais elle m'aimera un jour, j'en suis sûr. Pour l'instant, je me contente d'être montée pour elle jusqu'aux sphères supérieures de l'Amour, celles de l'Amour avec un triple grand A majuscule, totalement désintéressé.

Fin du premier acte.

 
Deuxième acte :

Arrive un homme, vous savez, le genre 1 m 90, 85 kgs, à la fois svelte et musclé, avec une chemise négligemment entrouverte sur une poitrine bronzée et velue comme une brosse à reluire, des cheveux noirs, des yeux bleus et le sourire attendrissant des demeurés, avec peut-être aussi une cervelle pas plus grosse que son oeil, fût-il bleu, le genre 90 % de gorille et 10 % d'orphelin qui plaît tant aux femmes, quoi! La richesse de son vocabulaire se limite à un seul mot, mais il le dit bien, le bougre ! Il dit: "Viens ! ". Et les voilà qui s'emboîtent comme deux pièces voisines d'un puzzle.

Indéboîtables !

Fin du deuxième acte.

 
Troisième et dernier acte :

Je regarde la scène de loin et discrètement (je suis pudique et poli, que diable !), avec, entre mes mains, le double des poèmes que je lui ai envoyés, à elle, vous savez, ces poèmes qu'elle trouvait beaux et qui l'avaient tant "touchée", ces poèmes que j'étais en train de relire pour la nième fois afin de me replonger dans les délices des "sphères supérieures de l'Amour";

Et j'ai la vague impression d'avoir l'air d'un con.

 
Fin de la comédie

(Ce texte a été écrit lors d'une crise aiguë de rhumatisme misogynique, contractée à la vue de ces délicieuses jeunes filles de quinze ans, intelligentes et sensibles, qui se jettent avec ardeur dans les bras de jeunes primates attardés,)

 
par mpolly publié dans : humeurs
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Dimanche 9 septembre 2007

Oui je sais, j'ai tendance à écrire des textes genre sinistrose aiguë.
Alors aujourd'hui si on parlait Charlot.


Il est mon amuseur public préféré.
Surtout "le Kid", surtout "Les lumières de la ville" et son combat de boxe grandiose, génial et hilarant dont je me régale toujours.
J'aime bien Charlot car il savait nous faire rire des travers des hommes sans jamais aucune méchanceté.
Et sans en avoir l'air il dénonçait les institutions indifférentes, le capitalisme débridé, et le rejet, la marginalisation des miséreux.
N'est-il pas toujours d'actualité dans nos temps modernes où la précarité s'emballe?


J'ai un fils qui farfouille sur le Net et ramasse les perles. Voilà la dernière envoyée: "Le dictateur"  détourné par une équipe que Charlot ne renierait pas.

Si vous voulez vous amuser cinq minutes, c'est ICI.
par mpolly publié dans : humeurs
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juste pour vous...


Sur les conseils de
Quichottine, j'ai créé une page juste pour vous.
Si vous n'avez pas le temps, ou que le billet ne vous intéresse pas, ou que vous n'avez pas envie pour l'instant, vous avez peut-être quelque chose à me murmurer...
cest
ici.

intro

Décider follement d’éditer sur le Net quelques nouvelles et autres fantaisies est à la fois constructif et dénudant. Dénudant parce que nos fragilités, nos travers, nos tics et nos tocs s’exposent sans vergogne. Constructif parce que les mots plus ou moins bien enchevêtrés deviennent notre château en Espagne, notre moulin à vent, notre petite maison dans la prairie… L’écriture est mon petit fort dans le sable, l’écume qui en efface les traces, un éphémère dans la lumière d’un soleil voilé. Ce n’est pas ma vie, ce n’est pas la vie mais elle donne l’élan ou le recueillement qui manquent dans le tourbillon d’un monde qui ne tourne pas très rond.

 

Et que vogue le blog.


 



Ceux qui luttent ne sont pas certains de gagner, mais ceux qui ne luttent pas sont déjà sûrs d'avoir perdu.





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